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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 20:24

Alain.jpgSur cet UTMB mon objectif était de faire une belle course, régulière et de ne pas craquer ou de craquer le plus tard et le moins fort possible.

J’ai fait une bonne saison, je connais cette course pour l’avoir finie en 2011 et avoir fait deux fois le parcours en reco. Je pense qu’en partant sur mon niveau d’endurance et en tenant jusqu’au bout je peux m’approcher des 30h00 voir un peu moins (29h59 je prends).

Pour ça il faut faire la course quasi parfaite, ne pas se blesser, ne pas avoir de problèmes, ne pas être malade, avoir la bonne météo, etc… Avant le départ j’estime que j’ai 5% de chance de le faire. Ça veut dire aussi que je pense avoir le potentiel pour le faire, c’est peut être présomptueux. J’ai passé 5 ans à faire du marathon en pensant avoir le potentiel pour faire moins de 3h00 et je ne l’ai jamais fait…

Ensuite c’est assez clair dans ma tête, si je rencontre des soucis gastriques ou physiques, mon objectif sera de finir. SAM 0583(1)

Si tout va bien de ce côté-là ça va dépendre combien de temps je tiens un bon rythme, si je craque à Courmayeur (80km) je ferai plus de 40h00, si je craque (comme en 2011) vers Champeix (120km) ce sera 35h00, si je ne craque pas (ou très peu) je m’approche des 30h00 mon rêve d’ultra traileur.

Chamonix le 29 aout à 17h30, place du triangle de l’amitié, c’est parti :

Départ prudent, au cardio pour ne pas me mettre dans le rouge. 

Je vais me faire doubler pendant 3h00 de course, je reste dans ma bulle je ne m’occupe pas des autres.
Il pleut fort et on est trempé complétement, les chemins sont gras, on laisse du jus. Ma priorité est de ne pas tomber, surtout dans la première descente très glissante.

Pas grand-chose à signaler sur cette première partie de course jusqu’au pied du col du bonhomme, première grosse difficulté, où j’arrive vers 22h30 après 5h00 de course, il fait nuit depuis 2h00. 

Je ne suis pas le seul à prendre l’eau, ma lampe frontale fait des flashs et se coupe. Je change la batterie, pas mieux…. Ok c’est mort l’électronique a pris l’eau.

Ma lampe de secours est minimaliste, les piles datent de 2 ans et ont bien servi une nuit en Corse (Vaco je t’embrasse). Les piles de rechange sont dans le sac mais il me faut une pièce de 2 euros (que je n’ai pas) pour ouvrir la lampe et …. Je n’ai plus de lampe pour le faire.

Pour un psychopathe du matériel je suis très mauvais sur ce coup, mon UTMB aurait pu s’arrêter là, qulampe.jpgel con. 

Bon je fais quoi? J’abandonne? Je continue? Un vieux souvenir de 2011 revient à moi. Petzl, qui est partenaire, de la course doit avoir un stand du côté des Chapieux, après le col du bonhomme. Ils fournissent des piles, il doit bien y avoir une lampe pour moi, au pire je trouverai quelqu’un pour m’en prêter une, les copains peut être?

Avec ma lampe qui éclaire à peine mes pieds je continue. Je pense que la montée ne sera pas un problème, Il y aura du monde pour m’éclairer, on est en mode marche ça devrait le faire, pour la descente par contre… On verra là haut, j’avance.

Effectivement monter n’est pas un problème par contre la descente c’est chaud, j’ai pris des risques j’ai perdu du temps, des places aussi mais c’est passé. Il doit y avoir un bon dieu pour les traileurs, même pour les plus imprudents.

Je découvre la vitesse lumière en trail, enfin plus exactement la vitesse proportionnelle à la lumière… Mais aussi un truc formidable, sans frontale la nuit on voit les étoiles dans le ciel et ça, c’est magique.

J’arrive aux Chapieux, je tombe sur Jacky et Vero, trop content de les voir. En face d’eux le stand Petzl, je plaide ma cause auprès de la responsable. On fait un sport formidable avec des gens formidables, elle me prête une lampe NAO et m’écrit sur un bout de papier ses coordonnées pour renvoyer la lampe! Je lui fais 4 bises, je l’adore Marie, merci à elle et à Petzl une marque Française qui fait des lampes fiables… Petzl et Marie ont sauvé ma course.

1h40 du matin, j’ai un phare de voiture sur la tête, je suis toujours en course et ça c’est bon.

Avec tout ça j’ai négligé mon hydratation et je sens que ça ne passe pas trop, je monte le col de la Seigne tranquille et au lac Combal je prends une grande soupe (sans le vermicelle != gluten) et deux cocas. Et ça passe, ça débloque le ventre, un gros pipi bien clair (désolé) me confirme que le circuit fonctionne à nouveau. L’essence arrive au moteur.

A partir de là je suis très bien, j’enchaine le mont Favre, le col Chécrouit puis la descente sur Courmayeur qui se fait avec 3 espagnols, on descend très fort, je retrouve des sensations en descente après une année compliquée avec ma cheville gauche.

courmayeurJ’arrive à la base de vie de Courmayeur à 6h30 après 13h00 de course, le jour se lève sur l’Italie et le ciel est dégagé. Je suis toujours impressionné par l’organisation, 2500 sacs d’assistances à gérer et on a son sac en main alors qu’on court encore. Et puis 2570 (mon numéro de dossard) prononcé par une belle Italienne c’est chantant, celle langue est belle.

Ravito express au programme, se laver les pieds, mettre de la crème anti frottement, changer de chaussettes, refaire le sac, se changer, remplir les bidons. 15mn en tout, les pieds sont nickels.

La grosse montée sur le refuge Bertone se passe bien et en haut une surprise m’attend. Je tombe au ravito sur Vincent Delebarre, il vient de dormir au refuge, fatigué. Alors ok ce n’est plus le même Delebarre que celui qui a gagné l’UTMB, la diagonale des fous ou les templiers, mais quand même le croiser en course c’est un grand moment. On discute, j’ai fait un stage avec lui je le connais un peu. C’est un grand monsieur de notre sport, toujours un mot, une attention pour les autres. J’ai croisé une légende à 2000m de l’autre côté du mont blanc.

J’adore ce chemin, Bertone, Bonatti, Arnuva, il fait beau, on court en face des glaciers et la montagne est belle. 9h00 du matin au refuge Bonatti (le plus beau des Alpes), je m’accorde une minute pour boire mon coca devant les grandes Jorasses, un des plus beaux paysages du massif. Tous les voyants sont au vert.

J’arrive au 100ème km en haut du grand col Ferret, toujours du vent et du brouillard ici. J’ai été moins facile qu’auparavant dans la montée, 11h00 du matin et 17h00 de course.

Je vais maintenant aborder une partie que je redoute, plus de 20 km de descente, de plat, de relances jusqu’à Praz de Fort, ensuite il faut enchainer deux montées, Champeix et Bovine la terrible. Les UTMBs se jouent souvent là, pour la gagne devant (cette année encore François d’Ahéne fera la différence ici), pour rester dans les barrières horaires derrière. C’est aussi ici que ça abandonne le plus, la descente, les chocs, la fatigue, les ampoules, les tendinites, le mental.

J’ai de bonnes jambes, je descends bien, souple. J’enchaine bien sur le plat vers la Fouly avec un jeune Allemand on avance bien, je double pas mal de concurrents depuis ce matin. En arrivant à la Fouly je ne connais pas mon classement mais je me doute que je suis bien placé car dans la grande tente du ravito il doit y avoir 20 bénévoles et… 3 coureurs.

Je déteste la portion La Fouly – Praz de Fort, c’est moche, c’est plat, c’est dur. Mais je cours encore et c’est la bonne nouvelle. La montée sur Champeix est plus dure, je pioche un peu la fatigue est présente, un peu de lassitude et le sommeil qui s’invite au programme. Le risque de craquage est là.

C’est le moment de faire le point et des choix. Je connais les temps de passages,champex.jpg sans baisser trop de rythme je suis sur une base de moins de 30h00, j’ai même presque une heure d’avance sur un 30h00. Ça devient tactique, soit je continue et je sais que je vais avoir de plus en plus de mal à tenir le rythme, soit je fais une vraie pause à Champeix, une sieste et peut être que je peux repartir « tout neuf » ou presque…

A Champeix je retrouve ma famille, ils vont m’assurer l’assistance sur 3 des 4 derniers ravitos.

Je suis un peu cramé et je décide d’aller dormir 20mn, dans le dortoir de Champeix une cinquantaine de matelas posé au sol, je suis le seul à faire dodo, j’ai une chambre perso, nickel. 

Jusqu’ici, à part mon problème de lampe, je fais une très bonne course. Je peux encore réaliser moins de 30h00. Mais il reste 45km, 3 cols, 9h00 d’efforts, je sais que la fin du parcours est terrible et qu’à tout moment je peux sauter. C’est le jeu ma pauvre Lucette.

Après 20mn de sieste, je me ravitaille mais je n’y suis plus dans la tête. Je suis sorti de ma course. J’ai plus envie d’y retourner, pas envie d’avoir mal et je parle d’en rester là. D’abandonner. Ma femme et mes enfants sont ravis, je les saoule avec l’UTMB depuis un an, tout va bien pour moi, je suis bien placé, pas blessé, encore sur un gros objectif et je fais ma princesse et ma pleureuse, petit mental.

Ils vont trouver les mots pour que j’y retourne, chacun leur tour de façon différente mais de façon efficace. Je les remercie, je leur dois cette course, sans eux j’arrêtais bêtement à Champeix.

Je quitte mes habits de princesse (la robe ça me boudine un peu) et je repars, mais j’ai perdu 25mn en plus des 20mn de sieste, 45mn en tout. En quittant Champeix je n’ai plus de joker pour faire moins de 30h00, si je craque c’est fini pour le chrono de rêve.

Je passe bien la montée de Bovine, la sieste m’a fait du bien et surtout après avoir fait la bascule je descends très bien et ça c’est important pour la fin de course. La descente est longue sur Trient, je suis bien le moral est bon, à fond sur mon objectif de 30h00, j’ai de grosses jambes.

ds DSC04626Je retrouve la famille à Trient, ravito express et c’est reparti pour l’avant dernière montée, c’est dur, je m’accroche. La descente est dure aussi je suis moins facile et j’ai du mal à relancer. Mais je me force, j’ai craqué mentalement à Champeix je n’ai plus le droit de lâcher l’affaire. Faire moins de 30h00 ça va peut-être se jouer à 2-3mn ou 30 secondes, je dois avancer, ne pas avoir de regrets, ne pas perdre une seule minute, tout donner jusqu’au bout.

J’arrive à Vallorcine, c’est encore jouable mais je suis bien entamé. Il va falloir gérer mes efforts, surtout ne pas m’effondrer.

Direction le col des Montet. Je marche pour gérer car la suite, l’enchainement tête au vent – Flégère, sera terrible. Au col je trouve Cédric qui est signaleur, son énergie et sa joie son communicative et ça me fait du bien (on avait pris rdv et je ne suis pas en retard), comme les appels reçus de Kiki et Guillaume un peu plus tôt, comme tous les textos que je reçois. Merci tout le monde !

C’est la dernière bosse devant moi mais je me souviens, qu’ici même l’an dernier, le 7éme de l’UTMB (qui ne doit pas être un charlot) a abandonné à 15 km du but, plus de force. Rien n’est gagné. Je rallume la lampe, je n’ai plus qu’un seul but arriver à la Flégère avant 22h30, ensuite il reste la descente sur Chamonix que j’estime à 1h00. Arriver à Chamonix avant 23h30 pour faire le 30h00.

Je souffre dans le col, c’est interminable, en haut c’est le brouillard. La Nao (la lampe de Petzl) est automatique et pas du tout efficace dans le brouillard (mais au prix que je l’ai payée… je ne dis rien), elle éclaire à fond, je ne vois rien. J’ai un mur de lumière deux mètres devant moi. C’est comme rouler en plein phares avec sa voiture dans le brouillard. La galère.

Le chemin n’est pas marqué, que des blocs de pierres, je ne vois pas les balises et mon rêve de 30h00 s’éloigne. Mais je continue à avancer malgré tout. Parfois je suis les traces des pas laissés par les chaussures humides des concurrents qui me précèdent. Je suis seul, c’est looooonnnngggggg !

Je pointe à la tête au vent sans conviction, c’est mort pour les 30h00, je ne reconnais même pas le chemin que j’ai fait plusieurs fois mais j’essaye de tenir malgré tout, comme on dit en Corrèze : on comptera les bouses à la fin de la foire.

Et puis dans le brouillard je finis par distinguer une lumière au loin, j’entends du bruit, des encouragements, les cloches, c’est la Flégère. Je regarde ma montre, c’est peut-être encore jouable. Je relance, je remonte la piste de ski en donnant tout, ce sont les derniers mètres de d+, après je range les bâtons et je fais la descente de ma vie.

Au ravito je remplis à peine un bidon et je demande aux bénévoles si c’est jouable de descendre en 1h00 ? On me dit oui… Si je descends bien. Il y a 30 minutes j’étais au fond du trou, en échec, persuadé de ne pas y arriver et là je ne doute pas une seule seconde que je vais le faire, c’est marrant le mental sur un organisme fatigué.

Je suis dans un état second, je débranche le cerveau et j’engage comme un fou, il va falloir aller chercher le chrono. Je double de suite 2 concurrents sur la piste de ski et ensuite le chemin emprunte un petit sentier bien technique, racines, pierres, épingles, relances
.
J’y crois vraiment, je descends très bien, vite. Je ne calcule même pas le risque, je n’ai qu’une seule idée en tête, qu’un seul but les 30h00. Finir l’UTMB je l’ai déjà fait, sinon j’aurais peut-être assuré, je n’ai même pas pensé à la chute, depuis Champeix (8h00 de course) j’avance pour cet objectif de 30h00, j’y suis presque, je le tiens, je donne tout.

Mais encore une fois le matos me lâche. La Nao fait deux flashs, puis zouuuuu. Presque plus rien, batterie vide. P…. de M…. de lampe à la C… !!!! Les 30h00 ne veulent pas de moi, j’ai du offenser les dieux du trail.

Il ne me reste plus beaucoup de neurones en état de marche (je peux même dire que je n’ai plus la lumière à tous les étages…), je dois faire un effort de concentration pour me remobiliser et trouver de quoi changer les piles. Car ce matin quand on m’a prêté la lampe on m’a dit qu’elle fonctionnait aussi avec des piles normales. J’ai donc téléphoné à mon fils Antoine (mon assistant de choc, merci Antoine) pour qu’il regarde tout ça sur le net et trouve des piles, il me les a mis dans une poche à Vallorcine, il m’a même expliqué comment on ouvrait le boitier (j’ai rien écouté mais chut il ne faut pas le dire). Ça tient à quoi une course parfois?

Me voici à genoux dans le chemin en train d’opérer une Nao, ça s’ouvre comment ce truc ?

J’ai trouvé, je remonte le tout, j’appuie sur le bouton …. Rien. Haaaaaaa ! Un grand cri dans la nuit ça fait du bien.

Un concurrent Australien que j’ai doublé à fond il y a quelques minutes arrive sur moi, il croit certainement que je viens de me fracasser dans la descente, un dialogue surréaliste s’engage :
-I’ts ok ?
-ouai ouai I’ts ok.
Je farfouille mes piles dans le boitier, il ne doit pas tout comprendre.
-I’ts ok ???
-OUAI IT’S OK !! (Casses toi ou je t’en colle une, je te braque ta lampe et je finis en héros à Cham !!!).

Pardon à ce concurrent pour mon manque d’esprit trail en ce moment délicat.

Je recommence, une pile n’est pas dans le bon sens. Le bouton, clic, lumière !! Ça marche !! Yes !!

C’est reparti, à fond. Je redouble l’Australien : - It’s ok !!!!

C’est loin Chamonix, je suis en nage, à bloc. Je passe le chalet de la Flora, bonne noChamonix-nuit.jpguvelle. Après le chemin est plus propre. Courir vite, les fondamentaux, je tire sur les bras, place le bassin, c’est comme un 800 sur piste mais ça fait plus que 800, beaucoup plus. 

On ne voit pas Chamonix donc je ne sais pas où je suis. Je rêve de bitume, la ville vite. Moi qui fuis toujours le bitume je rêve d’une route. Même avec des voitures, même diesel, je n’en peux plus de la montagne !

Au fond de la piste là-bas des lumières, Chamonix est là. Je relance encore, je touche la route, une fois à gauche puis à droite, le pont, la halle des sports ok je connais bien il me reste maxi un kilomètre, je regarde ma montre 23h15.

C’est gagné, il ne peut plus rien m’arriver. C’est juste bon. Je profite, il y a encore du monde dans la ville.

Je pense à ma saison 2013, 3 ultras 3 échecs, le doute, la tentation de renoncer de tout arrêter.

Je retrouve ma famille, je passe la ligne avec eux, je suis parti 29h50 plus tôt.

Je n’ai pas fait la course parfaite, mais je l’aime bien cette course et je vais la garder longtemps au fond de moi.

Pour moi une course d’ultra c’est comme un concentré de vie. Un film de vie qu’y défile en accéléré. On pleure on rit, y a de la joie et de la tristesse, on est euphorique puis désespéré, on a mal et on a plus mal, bref on passe par tous les stades. Un vrai morceau de vie avec de l’émotion dedans.
Et même si on finit fatigué, on finit toujours plus vivant qu’au départ.

Quand en plus, on atteint son rêve et que c’est partagé en famille et réussi grâce à eux, c’est un sentiment de satisfaction énorme qu’il est difficile de faire partager.

Reste des chiffres qui ne mesurent pas tout : SAM_0621.jpg

Dossard 2570.
Temps de course 29h50
105 éme scratch
96 éme homme
30 ème V1
32 ème Français
5 ème V1 Français

« Si tout est moyen
Si la vie est un film de rien
Ce passage là était vraiment bien
Ce passage là était bien »

Alain Souchon

 

 

CHAM00001 (4)

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commentaires

Laurent 23/09/2014 13:30

A la fois fasciné et agacé par le phénomène de l'ultra trail, je cherche à faire la part du pur et de l'impur dans cette pratique extrême de la course à pied. Or, en lisant les comptes- rendus de
courses sur ce blog, on peut observer un aspect de ce genre d'épreuve à classer sans hésitation du côté négatif de la chose. A titre d'exemple, j'ai en effet relevé dans le texte de mr Boutet
environ 250 occurrences du pronom personnel de la première personne du singulier (sujet et complément).
S'il ne s'agit pas de narcissisme, je ne crois pas que l'on puisse parler non plus de convivialité, d'amour de la nature ou du simple bonheur de courir.

Kiki 86 23/09/2014 16:15



Effectivement, vu sous cet angle, il vaut mieux rester éloigné du monde de l'Ultra-Trail ! Lorsque je publie le récit d'un coureur, le but est de partager l'expèrience et le ressenti des uns et
des autres sur ces épreuves hors normes. L'objectif est d'ailleurs bien souvent atteint au vu des retours par mail ou facebook. Je ne pense pas que la philosophie et la  grammaire soient le
souci premier de ces valeureux coureurs qui cherchent plus à partager leurs émotions. Quand à porter un jugement sur l'amour de la nature ou le simple bonheur de courir, je m'inscris en faux sur
ce jugement. Alain Boutet qui est par ailleurs un ami trailer, est justement un passionné de la nature et de la montagne et son bonheur de courir en est même contagieux, comme c'est le cas pour
nombre de mes compagnons de course  !



Présentation

  • : Christian Baigue : De L'Athlé au Trail
  •  Christian Baigue : De L'Athlé au Trail
  • : Ce blog est destiné à faire partager ma passion de l'Athlétisme, mais surtout, celle du Trail que j'ai découvert à 50 ans en 2002, lors de ma 1ère participation au Grand Raid de La Réunion "la Diagonale des Fous". Ce fut le 1er Trail de ma carrière d'Athlète bien modeste, débutée à 14 ans en Haute-Saône et qui se poursuit à Poitiers dans la Vienne. Dirigeant à l'EPA86, je m'occupe d'un groupe Hors Stade et Loisirs, dans le but de faire partager cette passion à des coureurs de tous niveaux
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Profil

  • Kiki 86
  • Finisher : Diagonale des Fous à La Réunion 2002, 2007,1010 et 2012  ou je me classe 1er V3
UTMB : 2008 et 2011 
Marathon des Sables 2010
Objectif :  Célestrail 2017 (Andorre) et Diagonale des fous 2017 avec les Amazones de l'EPA86
Date de naissance : 28/08/1952
  • Finisher : Diagonale des Fous à La Réunion 2002, 2007,1010 et 2012 ou je me classe 1er V3 UTMB : 2008 et 2011 Marathon des Sables 2010 Objectif : Célestrail 2017 (Andorre) et Diagonale des fous 2017 avec les Amazones de l'EPA86 Date de naissance : 28/08/1952

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WIDY GREGO "SPORTIF DE L'HUMANITAIRE"

Mes Entraineurs

Roger PASSARD : Professeur d'Education Physique et Responsable de l'ALERTE GRAYLOISE, qui de cancre en sport m' a propulsé en deux ans "Champion Départemental Minime de Cross" à PORT SUR SAÔNE

Jean-Pierre GORGEON : Co-équipier et Entraineur à l'ASPTT POITIERS m'a permis de réaliser :

  • 15'48"70 sur 5000m, le 14/06/1997 lors des Championnats Régionaux à NIORT (45ème Perf Nationale V1et 5ème M45)
  • 33'42"60 sur 10 000m le 31/05/1998 lors des Championnats de France Vétérans sur Piste à LYON PARILLY ( 21ème Perf Nationale V1 et 6ème M45)
  • 2h40'46" au Marathon le 12/10/1997 lors des Championnats de France de Marathon à REIMS (95èm Perf Nationale V1 et 31ème M45)

Jean-Claude FARINEAU : avec qui j'ai partagé depuis 1984, les charges, parfois lourdes de Dirigeant à l'ASPTT POITIERS, puis au PEC à partir de 1999. Grâce à ses entrainements judicieux, je n'ai jamais raté une qualification aux Championnats de France de 10 km

Jean-Paul GOMEZ :
Finaliste Olympique du 10 000m à MONTREAL en 1976 : Bien que ne m'ayant jamais entrainé m'a toujours apporté des conseils éclairés, notamment lorsqu'il entrainait  à mes côtés l'école d'Athlétisme de L'ASPTT