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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 19:30

J’ai trop de ressai2A.jpgespect pour les femmes pour dire que le Trail des piqueurs est une course d’hommes, mais quand même…

Avec William et Alexandre, l’objectif est de s’imposer un WEC, un weekend end choc afin de bouffer du dénivelé et de la distance, de casser de la fibre musculaire, le tout dans un cadre fort sympathique que nous ne connaissons pas le village de St Jean des Ollières dans le département du Puy de Dôme, à un ¼ d’heure de route de Clermont Ferrand.

La course de 47 kms pour 2.000m de dénivelé positif à lieu le dimanche avec un départ à 8h30, mais comme nous sommes très (trop ?) joueurs nous voulons participer la veille à la sortie off qui permet de reconnaître le parcours avec les ravitos en moins et la pluie et la nuit en plus ! Avec Alex le scénario nous rappelle un peu le Grand essa6.jpgTrail Stevenson de l’été dernier, pour William c’est une grande première d’enchainer deux grosses journées.

Après un Poitiers-Clermont que l’on commence à connaître par cœur, nous posons nos sacs dans le chalet du cuisinier du centre d’animation de St Jean des O. Il est midi sur la ligne de départ nous retrouvons l’ami Xavier Savatier, venu lui aussi se faire un weekend end à transpirer mais sur la moitié de la distance ce samedi. Finalement sur le off du 47 bornes nous sommes au début une douzaine, puis six et puis enfin, tous les trois à terminer le parcours  à notre allure. Mises à part des averses intermittentes, nous profitons de ce magnifique essai5.jpgtracé et de ses paysages de montagnes à vaches, où les montées raides, succèdent aux descentes pentues ! Quelques portions nécessitent même l’aide de corde fixe et finalement très peu de plat, de route et de bitume ! Jusqu’ au 35ème km tout va à peu près, quand comme sur un marathon nous rencontrons le mur. Les organismes morflent ça frise même l’hypoglycémie pour certains. Le mental est entamé, la nuit commence à tomber et c’est donc au pire moment que l’on s’attaque aux pierriers, des chaos basaltiques gigantesques. C’est comme si, la montagne avait dégueulé des tonnes et des tonnes de blocs de pierres, amassées n’importe comment ! Alors qu’on est cuit comme du boudin, il faut rester concentrer pour poser le pied au bon endroit. essai3.jpgWilliam découvre alors qu’en Trail long, les jambes servent à se maintenir debout et la tête à avancer.

Alors que l’on finit à la frontale, des pensées parasites nous inquiètent sur notre participation le lendemain à la vraie course sur la grande distance. Mais comme on est venu pour le weekend end choc et non pour jouer le classement général on se dit qu’on va se dépouiller jusqu’au bout.

Bizarrement et heureusement les jambes sont bien là, et à 8h30 le top départ est donné en ce dimanche. La pluie nocturne a rendu encore plus glissant le parcours et la gadoue est partout. Nous voilà parti pour une bonne journée en espérant faire au moins aussi bienessai8.jpg que la veille (8H10 de course).

Tous les trois, on part tranquillement on se prend des relais, Xavier nous abandonne assez vite pour nous semer au hasard d’un ravito, on l’aura d’ailleurs pendant longtemps en ligne de mire, il nous mettra finalement une vingtaine de mn. La forme est là et c’est tant mieux. D’avoir reconnu la veille entraine deux conséquences : C’est bien car au moins on sait ce qui nous attend, mais en même temps, ça manque un peu de découverte… nos cuisses et nos mollets répondent toujours présent, malgré essai4.jpgl’accumulation des efforts : On va finir par croire qu’on a un bon plan d’entrainement ! Il faut même parfois calmer nos ardeurs dans les descentes roulantes, et oui la journée promet d’être longue ! Et puis le gros plus c’est quand même les ravitos avec fromage de pays, TUC et grand renfort de coca cola made in Auvergne. Le moral est bon et finalement nous sommes tous les trois ravis de notre aventure et assez fiers en franchissant la ligne d’arrivée, en 7h55. Nous y sommes arrivés, et mine de rien on vient de s’enfiler dans le weekend end 94 bornes 4.000 D+ et 16h de course. Mission accomplie et plein de nouveaux souvenirs à partager tous les trois et à vous faire partager.

 

 

essa1.jpg

essai7.jpg

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 22:42

Xavier-UTMB.JPGVous avez pu suivre en direct le tableau de marche de notre ami Xavier lors de l'UTMB 2012 le week-end du 1er septembre.

Tout comme Alexandre et Pascal sur la CCC, Xavier a réalisé un superbe exploit en bouclant cette épreuve de plus de 100km dans des conditions apocalyptiques en 23h55'01"

En attendant de pouvoir le suivre à nouveau sur La Diagonale des fous avec notre petite délégation, vous pouvez retouver son aventure de l'UTMB sur ce lien :

http://www.courir-au-feminin.com/les-comptes-rendus/utmb-2012-le-regard-de-xavier.html

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 23:05

Maxi Race 2012 Annecy le Vieux, 91km pour 5140 D+

Récit de Gilles CHIRON

Gilles-copie-1Une petite délégation du PEC s’est rejointe sur les bords du lac d’Annecy, le vendredi soir pour partager le week-end de la Pentecôte autour d’une course difficile tant par la technicité, la longueur du parcours et la chaleur du moment.

Samedi matin après une bonne nuit récupératrice (7h30 de route hier soir) nous nous baladâmes sur les bords du lac par un temps magnifique et un repas pris en commun au restaurant. Certains décidèrent de partir faire une petite sieste , quand  d’autres profitèrent du début d’après-midi pour visiter le centre-ville. Après la récupération  des dossards en fin d’après midi nous nous rejoignîmes à nos mobil-homes pour partager une pasta party Péciste. La nuit fut évidemment bien courte, avec un lever à 1h30 du matin.

Après 20 minutes de route en voiture dans le calme, (pression) nous rentrons dans le sas de départ 20min avant celui-ci pour écouter les consignes de course. 3h30 du matin les fumigènes s’allument, la musique monte, le départ est donné. annecy_lac_forclaz.jpg

Après 3km de plat le long du lac, la première ascension démarre par la montée du Semnoz, petite montée régulière de 15km passant ainsi de 450D+ à 1650D+. Le ravitaillement nous attend au refuge avant d’attaquer la descente. Après multiples montées et descentes régulières sur 10km, au kilomètre 34 nous attendent Sophie, Bénédicte et Véronique (c’est trop bon !) nous attaquons ensuite la seconde ascension pour le passage du col de la Frasse 1400D+. Descente régulière sur 10km pour arrivée au ravitaillement n° 2 dans la ville de Doussard à l’altitude du lac et au kilomètre 48,5. Pour le moment tout va bien les jambes et la tête fonctionnent en adéquation.

 Après 15min d’arrêt je repars prudemment sur les 2km de plat pour permettre ma digestion et faire un petit coucou à Sophie qui me rejoint in extremis à la sortie du village. Même prévenu que la technicité du parcours était dans la deuxième partie, je ne m’imaginais pas une ascension si longue. Sur 15km d’ascension, il y a eu deux passages de col : le col des Nantets 1800D+ et le col de Frêtes, grosse difficulté passage de pierriers où régulièrement il faut mettre les mains pour grimper de pierre en pierre.

Après une descente technique de 5km pour 1200D-, j’arrive au ravitaillement n°3 dans la ville de  Menthon Saint-Bernard (bord du lac) prévu au 70ème km et indiquant 74 à la montre. A ce moment-là je prends conscience que le parcours a été rallongé pour des raisons de sécurité et que les 16km pour rejoindre l’arrivée ne vont pas être de tout repos. Sophie, Bénédicte, Véronique, Jacky (qui a abandonné au 34ème km) me tiennent au courant de l’abandon de William au 60ème km et l’arrêt de Jean-Pierre et Patrick par la barrière horaire du ravitaillement n° 2. J’apprends aussi que Vincent, Pierre et Xavier sont ensemble, que Gérard est derrière eux et lutte depuis le 10ème km avec une entorse de la cheville, et que Maryse n’est pas très loin derrière lui.

Après un arrêt rapide au ravitaillement je demande mon classement général il me repond 98ème. Je décide alors d’essayer de gagner quelques places mon état de forme étant plus que correct à ce moment de la course. La montée par le col des Contrebandiers fut longue et difficile, ainsi que le chemin des Crêtes 1250D+ autant côté technique que les nombreux coureurs que je dus doubler ; la fin du parcours étant la même pour les 2 courses (Maxi et Marathon) et le relais.

Annecy1.jpgLa descente sur le petit port d’Annecy fut un véritable plaisir malgré la pente raide et les nombreuses difficultés dues aux racines et aux pierres. Les deux derniers kilomètres, plats le long du lac ont été un réel plaisir, de pouvoir  en découdre avec cette course, porté par les applaudissements tout au long du chemin (port et plage ). Arrivée passage de la ligne à 17h13 après 13H48' 35" de course.

Bilan de ma course : le départ prudent m’a sûrement permis de remontrer régulièrement mes concurrents. L’hydratation régulière (cascades et fontaines dans les villages) m’a permis d’éviter une déshydratation et l’alimentation tous les 5km alternant le sucré et le salé ne m’a pas donné de maux d’estomac.

J’ai attendu sur la pelouse l’arrivée de mes copains me permettant ainsi de prolonger avec eux le bonheur de nos arrivées respectives. Retour pour une douche agréable et un petit restau en centre-ville, réparateur pour l’organisme et une nuit de sommeil bien venue. Départ en fin de matinée pour un retour en début de soirée sur Poitiers.

Conclusion : la Maxi race est une épreuve très difficile mais fortement conseillée tant par la beauté des lieux et du parcours que par l’engagement qu’elle demande. A refaire.

Classement PEC  (sur 1184 engagés et 960 au départ et 595 à l’arrivée) :

Gilles Chiron  74ème 13H48’ 35’’  21ème V1H

Xavier Savatier : 482ème 17H27’ 26’’  6ème  V3H

Vincent Hulin : 483ème 17h27’ 30’’  183ème  SH

Pierre Hay : 484ème 17H27’ 30’’  77ème V2H

Gérard Froin 559ème 17H53’ 10’’  90ème V2H

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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 22:15

Photo-437.jpgAprès l’île de la Réunion, on cherchait une destination pour nos vacances d’été.

Tiens, pourquoi pas la Corse, on ne connaît pas !

C’est un gros caillou comme la Réunion.

Des paysages et un climat vantés par tous comme des vacances de rêve, c’est l‘année idéale pour foncer.

De plus, il y a un petit trail qui doit être sympa dans la Restonica ! Juste 68 km et 4000 D+, une boucle d’une dimension raisonnable …

C’est parti, la machine est lancée.

Je retrouve mon compère Didier et sa famille à l’île Rousse pour une acclimatation au pays. Car il faut bien une semaine pour s’adapter à la  température, l’hygrométrie, le décalage horaire … et forcément à la nourriture locale.

Le vendredi 2 juillet, veille de la course, nous retrouvons la famille Gauthier à Corte : point de départ de la Restonica Trail. La remise des dossards est au supermarché dans une ambiance très bon enfant.  On y croise Dawa Sherpa et sa famille qui fait le plein d’eau gazeuse. (Peut-être une énigme de résolue qu'en à ses performances en course ?).

Le départ :

C’est au pied d’une fontaine de la rue principale que le départ est donné. On est tout de suite dans l’ambiance dès le premier mètre avec une montée en galets. Aussitôt sorti de la ville, on attaque le premier col avec un dénivelé de 1400 m sur 7 km qu'on fera en 2 h 30 environ. Nos premiers Km se font avec la frontale. Au fur et à mesure que le jour se lève, nous laissons Corte dans une espèce de brume.

Les paysages s'enchaînent les uns derrière les autres. Nous passons près de l’arche de  Scandulaghju, rocher percé et c’est le sommet du Bocca Canaglia (1750 m) ou on aperçoit le Monte Cinto (2650 m) point culminant de la Corse.

Le premier ravitaillement arrive après une descente assez simple.Lac-Ninu.jpg

Jusqu’au lac de Ninu, ce ne sont que montées et descentes sur des pâturages plus ou moins secs avec des vaches ou des chevaux. Le lac du Ninu (1743 m) et ses pozzines  sont devant nous, ça  rafraîchit un peu l’atmosphère.  On doit faire le tour pour retrouver un ravitaillement avant d’emprunter le fameux GR20.

La renommée de ce chemin n’est pas usurpée. Nous allons le constater assez rapidement. Après, une petite pose au refuge de Manganu, nous attaquons la difficulté du parcours.

Et difficulté, le mot est très faible. Comment peut-on faire passer des randonneurs par ce chemin avec des sacs à dos chargés ?

Devant nous, un pierrier de 5 km à escalader en utilisant les mains quelquefois car les bâtons ne suffissent pas.

Nous sommes dans un cirque ou l’on ne voit pas d’issue possible. Des montagnes aux allures austères dominent ce lieu. Puis, au loin, des cris d’encouragement nous parviennent et se rapprochent au fur et à mesure que l’on progresse dans ces éboulis de pierres.

La-breche.jpgEnfin, c’est le sommet, La brèche (2200 m) sûrement le col le plus difficile que j’ai pu monter. 5 ou 6 Km d’éboulis aussi raide, c’est la première fois que je vois ça mais la récompense est à la hauteur de l’effort consenti. Un panorama a coupé le souffle et mais, il ne faut pas trop traîner, car nous avons mis beaucoup de temps à grimper.

On savoure le paysage quelques instants, les lacs de Capitellu d’un bleu profond et de Melo avec sa verdure environnante. 

Nous entamons la descente vers le premier lac et là, surprise !

On s’aperçoit très vite que ce ne sera pas de la tarte. Nous quittons le GR20.

Une chaîne, suivi d’une corde, nous fait descendre la paroi et ce ne sera qu’une succession de passages très techniques. Il faut regarder bien où on met les pieds, mais aussi les mains…

Ce supplice dure  jusqu’au refuge du célèbre Théo : c’est la bergerie de Grutelle, terminus de la route goudronnéeLac-de-captellu.jpg de la Restonica.

Cette route longe la vallée de la Restonica, nous la croisons à plusieurs reprises sans jamais l’emprunter. Pour nous, ce sont des chemins très techniques avec une dernière montée (700 m D+) en trace direct dans la pente jusqu’à la bergerie des Cappellace.

C’est là que Didier a décidé de  nous faire son traditionnel coup de calcaire !

Nous sommes sur le plateau d’Alzu, il nous reste 13 KM.

La dernière descente vers Corte traverse d’abord une forêt par un sentier sans pierre, c’est inespéré ! On peut réellement courir un peu. Mais, le parcours continue de nouveau par un pierrier. Il faut rester très attentif pour ne pas se tordre une cheville car il n’y a pas 2 pierres dans le même sens. La nuit tombe et nous continuons à la frontale ce qui nous ralentit encore un peu plus.

Au loin, nous commençons à percevoir les lumières de Corte.

Photo-468.jpgAu bout du chemin, dans le noir, nous entendons des voix connues. C’est notre comité d’accueil qui est là, nous attendant patiemment comme à chaque fois et enfin soulagé de nous voir ensemble et en bonne santé.

La fin du parcours se termine dans les rues de Corte. A notre passage devant chaque restaurant, les gens aux terrasses nous applaudissent. Nous avons même eu droit à une ovation en arrivant sur la place centrale malgré un spectacle en cours.

C’est  un peu gênant d’être traités comme des stars !!! Même si on n’est pas les premiers…

 

En tout cas, nous avons gagné le droit de boire notre petite Pietra (La bière corse), et ça, ça faisait longtemps qu’on en parlait.

Le Restonica trail est vraiment un trail de vacances !!! Une gentille randonnée a préparer presque mieux qu’un ultra car il faut apprendre à courir sur les pierres et les rochers, ce qu'on a largement négligé. Je m’aperçois que chaque trail est à prendre au sérieux. Chaque épreuve a ses caractéristiques propres. A nous de les évaluer au mieux avant de prendre le départ.

Mais, quelle belle journée, nous avons passé tous les trois dans ces décors aussi magnifiques que sauvages.

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 16:14
  ds_raid-golfe-du-Morbihan-24-juin-2011-037.jpg    Cette course qui se veux la plus longue course nature de France, 177 kilomètres, me fait rêver depuis longtemps. L'idée de faire le tour d'un golfe par des sentiers me plaît et depuis que l'an dernier le parcours a été modifié et comporte la traversée de l'embouchure en bateau, je savais que j'inscrirais un jour cette épreuve à mon programme. C'est finalement cette année, alors que je n'ai pas d'autre longue course en vue que je me suis décidé, avec en plus, comme un clin d'oeil, un enchaînement Costa Brava Xtreme, ultra côtier du bord de la Méditerranée, et cet ultra sur l'océan.
       Le départ, vendredi à 19 heures, est rapide et je tente de limiter ma vitesse autour de 9 km/h. Il fait beau, on peut être à deux de front sur de bons chemins, c'est plat. Au premier ravito, km 18, je passe en 2 h 04. J'apprendrai que je suis pointé 281° sur les quelques 550 partants. Je mange du salé, chips, Tucs, fromage et bois cola (breton, pas terrible) et eau gazeuse (source inconnue, petites économies?) comme je le ferai chaque fois que possible, me contentant pour le reste du temps de ma barre de pâte de fruit par heure et d'eau pure sauf aux trois gros ravitaillements proposant un repas chaud, pour ma part, soupe (toujours le même parfum proposé), purée au fromage avec ou sans jambon blanc, compote. Ce régime me réussit bien et je n'ai eu aucun trouble gastrique pas plus que de début d'hypoglycémie. Mais j'ai énormément bu, vidant presque ma poche de 2 litres entre chaque ravitos espacés d'environ trois heures.
       En cette belle fin de journée, sous le soleil déclinant et un léger vent frais, ma femme, Bénédicte, me suit en voiture, là où on peut voir les coureurs, jusqu'à la tombée de la nuit. J'allume ma frontale avant le deuxième ravito que j'atteinds en un peu plus de 4 h. après 38 km de course. Les espaces sont faits, une certaine solitude s'installe même s'il est encore facile de suivre le parcours ouvert par le coureur qui précède. Arrive le gros ravito de Sarzeau au 58°. Il est près de 2 heures du matin. L'ambiance lourde du gymnase est réveillée par les applaudissements de quelques spectateurs à l'entrée de chaque coureur, cela fait du bien. Repas rapide, changement de maillot pour avoir plus chaud. Je repars en gardant le blouson enfilé à l'entrée pour ne pas me refroidir pendant la pause. Je vais courir plusieurs heures au niveau de la première féminine, on se double, se redouble... Je finirai par la distancer au petit matin mais en étant alors dépassé par celles qui seront les trois premières. La fin de nuit est pénible, pas de jus et des ampoules à un pied. Mais le lever du soleil réchauffe et redonne du courage. Bénédicte me téléphone pour que je lui précise mods_raid-golfe-du-Morbihan-24-juin-2011-058.jpgn heure d'arrivée à Port Navalo où elle m'attendra. Je retrouve des forces et c'est presque fringuant que je descends sur le port pour embarquer. Il est 8 h et j'ai couru 96 km en 13 heures. Je suis dans les 120°.
       Dans la zone neutralisée (le temps sera décompté pour le classement final), Bénédicte me soigne une grosse ampoule qui ne me fera plus souffrir. J'enfile un poncho et un gilet de sauvetage et saute dans un gros hors bord qui va nous traverser en nous faisant profiter d'un grand bol d'oxygéne. Les coureurs sont accablés et bien silencieux. Au débarcadère il faut encore faire deux km pour monter jusqu'au ravito. Je prends un repas chaud puis retrouve un sac acheminé par l'organisation pour me changer, chaussettes, maillot, je trouve ma casquette. J'ai fait une toilette rapide, me masse à l'huile Welledia, me passe de la protection solaire et de la créme antifrottement. Quelques minutes allongé sur un lit de camp, mais je n'ai pas envie de dormir. Je repars sachant que la course commence ici, ce à quoi je m'étais préparé mentalement, il reste 80 km et il est 9 h 30. La remise en route est laborieuse, cela va être dur !
       On coure un grand moment en campagne, la mer semble loin. Les écarts sont importants et on est seul ou presque entre les ravitos. Je garde le souvenir d'un parcours alternant campagne et fôrêts avec beaucoup de chemins d'exploitation ou de routes. Pas très stimulant. Plus tard on retrouve un sentier côtier un peu ds_raid-golfe-du-Morbihan-24-juin-2011-063.jpgescarpé sous les arbres, on passe sur le pont du Bono. Le paysage est plus agréable en ce milieu de matinée, avec des bateaux qui animent les plans d'eau que nous longeons. On passe aussi le long des plages. Bénédicte est revenue me soutenir, cela fait du bien. Cahin caha j'arrive au dernier gros ravitaillement. L'espace, en plein air, est interdit aux accompagnateurs, ce qui est un peu dommage et ne se justifie pas vraiment. Je déjeune et ressort pour retrouver Bénédicte que j'avais surpris allongée sur la plage, presqu'endormie, ce qui a fait bien rire le groupe des accompagnatrices qu'on retrouve de loin en loin, ce qui crée des liens. Elle me masse les jambes. Je repars en ayant compris que je suis dans les centièmes ce qui me donne un objectif, entrer dans les cent premiers. C'est sans importance, mais c'est comme cela, cela motive. Il est près de 16 h 30 et il reste moins de 40 km, un petit marathon...Mais l'objectif fixé, arriver entre 22 h et minuit est tenable (plus 22h soyons réaliste). En tout cas je sais que je finirai la course.
        Après c'est devenu plus difficile, le passage en mode course devenant dur puis quasi impossible d'autant que le parcours est très routier. Heureusement j'ai trouvé un coureur dans le même cas (après une chute, il a une côte très douloureuse) et, nous accrochant l'un à l'autre, nous avons pu finir les trente derniers km en marchant à un rythme satisfaisant (même si les marcheurs nordiques nous doublaient à une vitesse incroyable) de sorte que nous n'avons été repris que par de rares coureurs et que j'ai pu préserver une centième place (aux dernières nouvelles, 99° sur 308 classés) qui me comble. Il connaissait la fin du parcours ce qui m'a aidé à anticiper les moments de découragement quand on croit s'approcher et qu'on découvre qu'il faut contourner une baie ou franchir une colline. Nous nous arrêtons pour mettre la frontale pour finir les 7 ou 8 km qui nous restent. Nous nous posons pour le faire sur un banc dans un petit bois au bord d'une plage. Je vais repartir en oubliant mes lunettes de vue mais je ne m'en apercevrai qu'à l'approche de l'arrivée. Il faut dire qu'il suffit de regarder la zone éclairée par le halo devant mes pieds et cela j'y arrive d'autant que je suis aussi guidé par mon compagnon qui court à mes côtés.
       Le final est monotonne, plat, sans fin. La foule est pourtant là quand nous arrivons sur le port de Vannes et elle se déchaîne quand, juste avant la passerelle, nous sommes doublés par le premier d'une des autres courses, pas compris laquelle dans l'état où j'étais. La ligne franchie, en 28 heures 33, dix minutes avant minuit, un peu étourdi par le bruit, je flotte et m'appuie sur une barrière avec mon compagnon de route. Nos familles nous rejoignent, Gérard est là aussi. A peine arrivé, les jambes et surtout un genou se bloquent, et j'aurai bien de la peine à regagner mon lit, d'autant qu'il nous a fallu faire un jeu de piste, en voiture, pour récupérer mes lunettes. Elles m'attendaient dans la nuit. J'ai essayé de profiter du repas proposé à l'arrivée, mais envie de rien et les deux compotes avalées ont bien failli passer par dessus bord sur le trajet vers notre hébergement.
ds_SAM_0622.jpg
       Restent de bons souvenirs, notamment de beaux paysages. Une absence totale de problème digestif, pas de gros bobos mais la désagréable impression d'une belle course qui toutefois n'est pas vraiment un trail, puisque au moins 20 % du parcours est sur goudron et quelquefois pour de longues portions. Aucune difficulté technique. On est donc finalement plus proche d'une course sur route que d'une course nature. Il faut en tenir compte dans la stratégie et commencer à marcher dès le début, même si le terrain n'y invite pas. Vous avez aussi compris que j'ai trouvé l'organisation inégale, la traversée superbement organisée,  certains ravitos avec des bénévoles attentionnés et efficaces, d'autres où on a presque l'impression de les déranger. Pas commode aussi de se faire dépasser par les marcheurs nordiques déchaînés avec leurs bâtons qu'ils vous plantent devant les pieds. On a peur d'en prendre un coup. Comment s'arrêter pour les laisser passer ? On n'avancerait plus pendant de très longues minutes et quand on sait la difficulté de relancer...Et que dire des ravitos ou points de contrôle communs avec eux, il nous faut rouspéter pour pouvoir nous frayer un passage entre des concurrents frais qui n'imaginent pas notre état de fatigue et notre fragilité psychologique après ces longues heures de course, eux qui ne sont partis que pour faire une bonne vingtaine de kilomètres.
       Merci en tout cas des encouragements nombreux, je suis devenu un as du maniement du portable en course. Merci aux marcheuses du club et à Gérard trouvés sur le parcours qui ont eu des mots de soutien  qui font du bien.
Xavier


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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 23:43

"COSTA-BRAVA -XTREM RUNNING" ou nos vacances en Espagne

 

ds_P1000376.jpgSi  pour vous Costa Brava est synonyme de vacances au soleil sur des plages bondées dans des stations construites n’importe comment et desservies par des routes surchargées, nous ne parlons pas du même pays.

                Si pour vous 135 km de trail en trois étapes au bord de la mer c’est sans difficulté, nous ne parlons pas de la même course.

                Tout avait commencé l’an dernier quand mon amie Cécile m’avait parlé de cette course et que j’ai lu son article dans Ultrafondus. Tentant d’allier un déplacement touristique auquel les épouses sont les bienvenues, dans de bonnes conditions de confort, hotel le soir, avec un vrai parcours de trail, une dénivelée cumulée de plus de 5000 mètres, le tout  en fin de printemps, quand la nature méditéranéenne est la plus belle et les jardins botaniques traversés fleuris au mieux.  En début d’année, Didier et Jacky, grands explorateurs de l’univers trail, se sont facilement laissés convaincre de m’accompagner.

                C’est donc à six, avec nos épouses que nous sommes partis dans cette aventure.  Voyage facile grace à Jacky. Visite de Girona le jeudi soir, recommandée à juste titre par Gérard. ds_costa-brava-043.jpg

Nous voilà à attendre le départ de la première étape vendredi à 15 heures sur le bord de la plage de Blanes. Après un contrôle approfondi des sacs, l’organisation ne plaisante pas avec le matériel obligatoire, nous nous élançons avec 180 coureurs de plus de 10 nationalités sur notre course accompagnés par presqu’autant de coureurs inscrits seulement sur la première étape de 25 km (les bleus d’après la couleur de leur dossard).  

                Le parcours traverse trois jardins botaniques superbes qui  dominent la mer. Les couleurs vives des maillots et des sacs s’ajoutent à celles de la végétation. Tout de suite des escaliers, des raidillons, à monter à descendre. On court entre ville et rivage, souvent sur le « chemin de ronde », notre sentier des douaniers, très souvent parfaitement aménagé. On tds_costa-brava-032.jpgraverse des plages de sable, grandes ou simples criques. On se faufile entre les promeneurs, plus très jeunes, les terrasses de café. On contourne de grandes villas. Et on transpire beaucoup. Il fait très chaud, le soleil nous brûle le dos, la nuque. On souffre vite, les imprudents partis trop vite, surtout des bleus, paient cher leur témérité. Les sacs à eau se vident et se remplissent aux 3 ravitaillements prévus à partir du 10° km. L’occasion de voir nos épouses transportées par l’organisation. Des passages en pleine nature aussi, techniques à souhait. C’est dans l’un d’eux, une côte pleine pente dans un sous bois touffu que nous perdons Jacky. Didier est devant, je m’arrête avec un groupe qui porte assistance à une fille victime de crampes. Je ne sais plus où il est et, après l’avoir attendu un moment, je repars le pensant à tort devant. Nous finirons donc quelques kilomètres plus tard avec Didier en dévalant les rues médiévales de Tossa del Mar en 3 heures 37, Jacky nous rejoignant 12 minutes après.

                Véro, Nathalie et Bénédicte qui nous guettaient en haut du village après avoir pris un bain dans une petite crique nous rejoignent et nous emmènent à l’hôtel. Tous,nous apprécions le confort de nos grandes chambres et le spa dans lequel nous nous délassons avec plaisir, coureurs comme accompagnatrices.

                L’affaire se corse après un diner-buffet plein de tentations mais aussi bien adapté aux coureurs par la diversité de l’offre. C’est que le brieffing des coureurs va se faire en espagnol et, à sentir l’attention un peu inquiète du public, les explications sont certainement utiles. Heureusement les filles ont lié connaissance avec une autre accompagnatrice, bilingue, qui nous traduit ce qui lui paraît essentiel. 

           ds_P1000373.jpg     Samedi départ de l’hôtel à 8 heures pour un départ de la course à 9 heures à Sant Feliu de Guixols. Grosse étape de 55 km avec 2100 m de dénivellée, temps limite de 10 heures et une barrière horaire au 35° km qui ne permet pas de trainer en route. C’est sur la promenade de bord de mer que nous nous élançons avant d’attaquer à nouveau bien des escaliers et sentiers escarpés. En ce début de week end beaucoup de bateaux sont venus mouiller dans les criques que nous dominons ou traversons quelque fois non sans risque. Comment rester concentré sur la pose des piedds_P1000380.jpgs au milieu de ces belles femmes en topless, voire de ces nudistes un peu interloqués de subir le défilé des coureurs qui pour un peu devraient les enjamber ? Mais nous ne nous laissons pas distraire, il faut faire la course. Une longue portion de front de mer en ville est agrémentée par une haie d’honneur des bénévoles et de nos épouses. Nous courons un long moment avec Lee, un jeune Gallois avec qui la conversation est limitée par la musique qu’il écoute à fond. Nous nous suivrons ou précéderons alternativement pendant ces deux jours. Mais sa fougue ne le sert pas et notre régularité finira par le reléguer à plus d’une heure au général.

                En fin d’après-midi l’orage qui grondait éclate. C’est sous une petite pluie que nous finirons cette  étape très nature, non sans que le sol rendu glissant nous réserve quelques surprises. Dans la descente abrupte de la seule prairie du parcours je fais une partie de tobogan ce qui ne m’empêche pas de rester devant tout un groupe qui nous bouchonnait sur ces singles techniques. Plus loin c’est Jacky qui se retrouve, sans dommages, sur les fesses après une glissade sur le béton d’un passage en bord de mer. Le final se fait à un train soutenu qui nous permet de laisser derrière nous tout un groupe qui nous agaçait. Plusieurs kilomètres de plage ou de bord de plage nous attendent avec en prime la traversée d’un rio qui, grossi par l’orage violent à cet endroit, nous oblige à avoir de l’eau à mi-cuisse. ds_P1000404.jpgDidier y laisse un peu d’énergie et il perd une minute sur Jacky et moi, en 8 heures 58. Nous sommes quand même bien entamés et nous allons trouver long l’attente du départ du car qui nous emmène à Roses dans un nouvel hôtel, plus vieillot que celui de la veille, mais nous sommes vite devenus exigeants… Après un trajet un peu fastidieux, nous n’aurons que le temps de prendre une bonne douche avant le diner. Nous nous couchons vite après car demain lever aux aurores pour un départ à 6 heures.

                Dimanche, c’est le corps un peu endolori et les chaussures enfilées encore trempées que nous nous présentons au départ à quelques centaines de mètres de l’hôtel . Les contrôles sont simplifiés, il faut dire qu’il y a un vent fou, qui a soufflé toute la nuit en tempête, rendant difficile le montage des arches et quasi-impossible le port de la casquette.  Mais le ciel est dégagé et nous aurons à nouveau un soleil magnifique. Le peloton s’est réduit à cause des barrières horaires et des abandons. Le parcours va être différent, un peu plus souvent à l’intérieur des terres, sur d’anciens sentiers muletiers ou sur des pistes roulantes, souvent sur des crêtes avec des vues lointaines. La mer bleue azur moutonne. Les genêts brillent et embaument. Un plaisir d’autant que la forme est là et que tous les trois nous avançons bien, avec le temps de discuter avec un petit bout de femme, portugaise, à qui il ne faut pas en raconter question ultra et qui sera toute la journée dans notre allure. A un moment, alors que nous suivons un groupe de cinq coureurs, les balises indiquent de suivre le chemin de ronde pour faire le tour d’un petit cap, ceux-ci s’en vont tout droit. Je crie pour leur indiquer le parcours, pas dupe de la manœuvre, ils tentaient de couper. Regard noir quand ils me dépassent. Mais je leur ai peut-être rendu service, au bout du cap un des organisateurs veillait ! Nous descendons sur Cadaqués, vieille ville blanche, pour retrouver les femmes au ravitaillement. Nous repartons dans la colline pour le point culminant du parcours, 310 ds_P1000413.jpgmètres. Un nouveau passage en bord de mer, une nouvelle ascension et nous débouchons à l’aplomb de Portbou et de sa vaste gare jonction entre les réseaux français et espagnols. Reste à dégringoler vers l’arrivée en bord de mer que nous franchissons tous les trois main dans la main, heureux et émus de cette belle aventure en 7 heures 54.

                C’est autour d’un excellent repas de tapas préparés pour les coureurs et accompagnateurs que nous refaisons la course en buvant enfin une bière à laquelle nous avons rêvé. Parcours d’une beauté incontestable, très varié, dans de beaux paysages maritimes avec une nature souvent sauvage. Les chemins prédominent largement sur le goudron.  Mais parcours très exigeant. Balisage en général bon mais il faut rester vigilant et on peut avoir des hésitations. En 20 heures 30 au général  nous sommes 71°, 72° et 75°, mais seuls 103 coureurs seront classés sur presque 180 au départ. Bon niveau général d’ailleurs, avec  des coureurs bien équipés et il le faut, notamment quant à la réserve d’eau. Très bonne organisation, simple et joyeuse. ds_P1000430.jpgNous repartons donc avec notre médaille, un beau tee shirt et un diplôme de finisher. Tout le monde, coureurs et accompagnatrices, est content. Merci des encouragements reçus pendant la course, Didier, expert du maniement du portable en courant, nous faisait partager les nouvelles.

                Je m’accorde un rapide bain de mer, Didier se contentant de tremper ses jambes, avant de reprendre le bus qui va, après une halte-douche à l’hôtel d’hier soir, nous ramener au point de départ du vendredi où nous avons laissé la voiture.  Un peu long, d’autant qu’il nous faudra refaire le trajet dans l’autre sens pour rentrer dans la nuit sur Poitiers.

                Pour moi c’était la découverte d’une course à étapes et j’ai eu beaucoup de plaisir à courir avec mes deux compagnons, soulagé aussi de les sentir apprécier cette course qui ne leur a pas joué d’aussi mauvais tour que l’Ecotrail. Bilan très positif. Course à conseiller vivement et pour ceux qui veulent essayer de nous reconnaître : http://costabravaxtremrunning.blogspot.com/.

 

ds_costa-brava-017.jpg

Xavier

 

ALBUM PHOTOS : ICI

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 15:59

33km et 1100D+
logo-winter-trail.JPG23 janvier 2011, RTT à Marlhes (30 km de Saint Etienne).
Emporté par les commentaires des participants à la reconnaissance des 1000 marches dimanche 2 Janvier, je demande à Thierry PINTUREAU la possibilité de rejoindre le groupe Poitevin de ULTRA’MICAL inscrit pour le déplacement  et dont notre vénéré Christian (coach) nous a parlé (de la course et de l’association).   

Sur le papier, le terrain parait pas facile, froid, neige et pas mal de dénivelé. (Trop bon) !!!
Les semaines précédentes, entraînement régulier et qualitatif au stade et dans les bois de St Pierre ; Je me sens un peu lourd mais en forme (et je l’avoue avec quelle que forme aussi) mais difficile pour un ancien très gros (115kg) de devenir un coureur filiforme.

Le rendez-vous est confirmé pour 6h30 samedi 22 janvier devant le stade Rebeilleau (encore…). Comme d’habitude il y a du retard au démarrage mais par sympathie pour le groupe des neufs, je terrai à jamais (sauf torture) le nom du ou des retardataires…

Apres un voyds_DSC00062.jpgage agréable en compagnie de Michel, Didier et Pascal nous nous arrêtâmes déjeuner à St Etienne.

Puis reprenons la route en direction du gymnase de Marlhes pour l’installation et la promotion (surtout Guy et Thierry) du stand des 1000 marches course nocturne du 26 mars 2011 à 21h30 ; Départ du parc Stronga à St Benoit

  http://les1000marches.over-blog.com

Sur les 600 inscrits aux trois courses 13,23 et 33km ; seulement  une cinquantaine prendront leurs dossards dans l’après midi et donc par déduction nous allons nous retrouver avec en majeur partie des Stéphanois, des  Clermontois et des lyonnais, arrivant le matin avant la course.ds_DSC00069.jpg

En fin d’après midi nous regagnâmes nos chambrées (école primaire servant aussi de classe de neige avec en partie haute des dortoirs)

Par faute de participants, la pasta partie habituellement (géante) se passa à notre gite, lieu de vie aussi de l’équipe d’organisation, soit environ une cinquantaine de personnes.

Pour des raisons de discrétion il m’est difficile de parler (faute de représailles) de l’orgie que j’ai constaté le soir !!! (voir ou revoir le film la grande Bouffe)….

Nuit calme et réveille entre 7h et 7h30, petit déjeuner  avec chacun sa préparation miracle pour tenir le coup lors de la course. 

Oups… j’avais oublié dans mon duvet la chaleur de dehors (-8°) il ne faut  que 5 minutes à pied pour rejoindre le gymnase (chauffé) mais suffisamment pour se dire qu’il ne faudra pas trop s’arrêter en course et que le risque de gel de l’eau et divers produits dans les bidons et poches risque de s’avérer inefficace pour s’alimenter.
9h30 départ  commun (600) !  On sort du gymnase, il fait froid tout le monde sautille, peu de discours et hop ça part. Descente du village, vers une sorte de Sibérie, larges plaques de verglas, ca dérouille gentiment les cannes.  J’avance sur un rythme tranquille. Peu de neige mais c’est bien blanc, ambiance sympa.
Je reviens sur Jacques, au pied de la montée de Chaussitre, et double Thierry, Guy et Gaël dans la montée.
ds_DSC00076-copie-1.jpg On repart en haut , dir
ection à gauche à la bifurcation du 13 km, premier ravito ;  Jusqu’ici tout va bien : pas froid limite chaud, un peu plus de 1h05 pour près de 10 bornes. ds_DSC00075.jpg
 On descend sur les tourbières, le terrain n’est pas facile mais le peu de neige permet de lisser le terrain.
Puis  on remonte sur les pistes de ski de Gimel, j’ai un bon rythme.
Le 33 continue à gauche et le 23 à droite. A cet endroit un peu de vent et beaucoup moins de monde passé avant, donc plus de neige et le froid est beaucoup plus vif. J’essaye de boire : impossible !!! Tout est gelé … j’arrive aux  Préaux : le coca est  en paillette, l’eau en glaçon et les pâtes de fruits en béton… snif !!!, les bénévoles nous disent qu’il fait -12°, je repars vite. 

Au pied de la deuxièmds_IMGP1320.jpge grosse montée, après les Préaux, au 18ème kilo je profite de la montée pour marcher et prendre le temps de contempler le magnifique paysage autour de moi.     La descente sur St Régis du Coin à bonne allure me permet de rattraper une dizaine de coureurs. A St Régis, ravito au pied de l’église, même punition paillette de coca et  un sucre moins dure que la pâte de fruit…
 je chasse dans la descente, j’en rattrape aussi dans la dernière montée, (la course du 23 passant aussi par les mêmes 5 dernier kilomètres ;
Je ne sais pas si ce sont des coureurs du 23 ou du 33 mais je l’imagine à la démarche de chacun.                                              ds_WINTER-PILAT-TRAIL-DU-23-JANVIER-2011--1-.jpg

Je descends rapidement direction l’arrivée à 3km, je rattrape et double un coureur  sur le bitume des 200 derniers mètres et je finis à un bon rythme en 3h21.
Impression mitigée : je suis à peut prêt dans le 1/3 du peloton et pourtant j’ai l’impression d’avoir raté mon départ par faute de non connaissance du terrain et d’avoir douté de mes moyen physique du moment … Bon ok, j’aurais gagné entre 6 et 10 minutes, mais pas la course non plus……  

Puis douche tiède, tartiflette chaude et bonne bière ambrée avec le club des neuf …                                          

Puis retour en terre Poitevine aux alentours de 21h, après de très belles discussions sur nos courses respectives..
Je finis 73ème sur 189 arrivants (206 partants) à 56 minutes du vainqueur. (Logique) et 29ème des V1

Gilles CHIRON

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 15:48

Alors qu'une dizaine de fous, traversaient La réunion en Diagonale, deux autres Pécistes , tout aussi courageux s'élançaient sur la très renommée "  Course des Templiers" Trail d'environ 70 km

Voici  le commentaire de Manu, futur Utra raideur en puissance et bientôt celui de Gilles, son compagnon d'aventures

      Copie de Manu et Gilles"Au matin de la grande Course des Templiers, un peu noué mais cherchant à rester zen alors que grouillent déjà des centaines de coureurs, un 1/4 d'heure avant le départ, je quitte tranquillement mon hôtel situé à quelques 800 m de la ligne. Sans vraiment le réaliser, je suis en train de commettre l'erreur du "débutant" qui me sera fatale et je prends un départ cool certes mais sans aucun réveil musculaire (ni étirements, ni échauffement). La première grande côte au 6ème kilo sera celle qui me verrouillera définitivement les jambes pour le restant de la course, me privant même de sensations dans les parties roulantes !!

Les raideurs dans les jambes ne me quitteront jamais et une grosse ampoule vers le 34ème sera la cerise sur le gâteau !

Heureusement, dans ce périple où je ne fais que subir, peu avant le ravito du 63ème, je retrouve Gilles, surpris ("ben qu'est ce tu fous là?"). L'objectif alors devient celui de finir côte à côte et nous passerons ensemble les 7 derniers kms (2 h 40 !) et la ligne d'arrivée en 10 h 47 environ. Au regard de la préparation et de l'investissement personnel, le sentiment d'être passé à côté de cette course me laisse un goût amer ! Il y aura d'autres courses, heureusement... et les leçons seront tirées de l'expérience ! Encore merci et bravo à Gilles ! et merci aussi à Christian pour son aide à la préparation et aux autres "fous" avec lesquels je me suis préparé !"

                                                                                                                                                       Manu Brunet

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 23:45

Félicitations à mon vieux copain de trail, Eric qui s'en est sorti très honorablement sur " Les vagues de Belle île en mer"

 Il vous propose de vous faire partager son aventure:

Récit de l'ami Eric :

            Samedi matin à 6h45 Carole, Jean Claude et moi étions sur la ligne de départ, un peu frusté pour ma part, il est vrai de ne pouvoir faire la diagonale des fous, mais il y a des causes bien plus graves, je suis en bonne santé, je cours, il y a des personnes qui ne peuvent même pas marcher ;  alors je ne me plains pas.

            A 7 heure le départ est donné de "Le Palais". Il fait nuit et je n'ai pas mis la frontale, non pas pour ne pas user les piles, mais pour ne pas perdre de temps à l'enlever et la remettre dans mon sac. Je me suis placé derrière une personne qui, lui en avait une qui éclairait pour deux. Aprés 1h30 de course j'ai levé un peu le pied ;  l'allure était trop rapide pour moi, ce qui m'a donné raison par la suite. Le balisage etait exemplaire comme toute l'organisation, nous avons fait plus de 90% du tour de tour de l'ile par de petits sentiers escarpés, accidentés et les 10% restant étaient  interminables (chemins blancs, routes et plat) mais mon camarade Christian a su me téléphoner au bon moment pour m'encourager car j'avais encore 2 ou 3h de course à faire,  je m'étais mis pour but de le faire en une dizaine d'heures, mais devant la difficulté du parcours, ce n'étais pas gagné d'avance. Les douze derniers kilomètres etaient interminables.

            J'ai passé la ligne d'arrivée après 9h50 d'efforts et bravo à Carole et Jean Claude qui, eux l'ont franchi en 11h 52 ; 6ème féminime pour Carole et 2ème V3 pour Jean Claude.

                                                  

            Un petit conseil d'amis pour celles ou ceux qui envisageraient de faire ce trail, entraînez vous, car il est très dur même avec d'éxcellentes conditions

 

      Salut à tous et à bientôt

                                                       Eric

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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 23:27

ds_IMG_2258.jpgN'ayant pu participer à l'ultra-techni Trail de Tiranges, l'ami Gérard a tenté, avec une certaine réussite, une épreuve de substitution la semaine passée ! Il va peut être mériter sa place dans l'équipe 2 du club pour la Diagonale des fous à La réunion ! (pas dans le team 1...faut pas exagèrer quand même !!!!)

 

 Retrouvez ses aventures épiques lors de sa participation au trail  

  "les Dentelles du ventoux" ICI

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Profil

  • Kiki 86
  • FINISHER  : Diagonale des Fous à La Réunion 2002, 2007,1010 et 2012  ou je me classe 1er V3 , 2017 et 2021
UTMB : 2008 et 2011 
Marathon des Sables 2010
Objectif : 2022 : TRAIL DES CITADELLES, UTPMA avec les copains de l'EPA86et  TRAIL BOURBON 2022 
Date de naissance : 28/08/1952
  • FINISHER : Diagonale des Fous à La Réunion 2002, 2007,1010 et 2012 ou je me classe 1er V3 , 2017 et 2021 UTMB : 2008 et 2011 Marathon des Sables 2010 Objectif : 2022 : TRAIL DES CITADELLES, UTPMA avec les copains de l'EPA86et TRAIL BOURBON 2022 Date de naissance : 28/08/1952

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DERNIERS RECITS D'ULTRA-TRAILS

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L'ÎLE INTENSE "LA REUNION"

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° RANDOS ET RANDOS-TRAILS SUR L'ÎLE DE LA REUNION    ....."ENTREZ et DECOUVREZ"

 

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WIDY GREGO "SPORTIF DE L'HUMANITAIRE"

Mes Entraineurs

Roger PASSARD : Professeur d'Education Physique et Responsable de l'ALERTE GRAYLOISE, qui de cancre en sport m' a propulsé en deux ans "Champion Départemental Minime de Cross" à PORT SUR SAÔNE

Jean-Pierre GORGEON : Co-équipier et Entraineur à l'ASPTT POITIERS m'a permis de réaliser :

  • 15'48"70 sur 5000m, le 14/06/1997 lors des Championnats Régionaux à NIORT (45ème Perf Nationale V1et 5ème M45)
  • 33'42"60 sur 10 000m le 31/05/1998 lors des Championnats de France Vétérans sur Piste à LYON PARILLY ( 21ème Perf Nationale V1 et 6ème M45)
  • 2h40'46" au Marathon le 12/10/1997 lors des Championnats de France de Marathon à REIMS (95èm Perf Nationale V1 et 31ème M45)

Jean-Claude FARINEAU : avec qui j'ai partagé depuis 1984, les charges, parfois lourdes de Dirigeant à l'ASPTT POITIERS, puis au PEC à partir de 1999. Grâce à ses entrainements judicieux, je n'ai jamais raté une qualification aux Championnats de France de 10 km

Jean-Paul GOMEZ :
Finaliste Olympique du 10 000m à MONTREAL en 1976 : Bien que ne m'ayant jamais entrainé m'a toujours apporté des conseils éclairés, notamment lorsqu'il entrainait  à mes côtés l'école d'Athlétisme de L'ASPTT