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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 10:30

 

     1422473_1470986609819997_6555579516086126447_n.jpg           L’UTMB, il y a ceux qui en rêvent et il y a les chanceux qui sont tiré au sort.

Pour moi, se sera le 15 janvier, un SMS d’Alain m’avertissant que je vais participer à une vraie course d’homme. A partir de là, l’entrainement prend une autre dimension et il faut bien se préparer à ce 1° ultra trail (168 kms et 9600m de dénivelé positif) de ma carrière.

                Après une arrivée le lundi 25 aout, nous décidons avec Jean-Pierre de se faire une petite rando le mercredi suivant. Se sera le refuge « Albert », 4h00 de marche sur du plat à 2000m d’altitude. Au retour, j’ai des échauffements sur les petits orteils. Ca commence mal à 2 jours de la course mais qu’importe, je passe NOK + TANO et j’espère que ça ne va pas s’aggraver.

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                Nous sommes le vendredi 29, les rues de Chamonix sont blindées de monde. Avec JP nous nous rendons vers le départ, mais à 45 mn du top JP s’aperçoit qu’il a oublié de positionner ses straps sur ses épaules. Il retourne donc à l’appartement pour les mettre. J’avance vers la ligne de départ et vois Alain, il a une mine réjouie et me chambre du fait que je commence à stresser fortement (je lui demande quand même s’il a pensé à emporter du smecta). Nous arrivons au SAS de départ, 2300 coureurs vont s’y agglutiner. Alain est devant (c’est normal). Nous allons attendre 30 mn que le départ soit donné. Il est 17h25 et une averse de pluie nous tombe dessus, tous les coureurs enfilent leur k-way mais ce ne sera pas mon cas. Il fait chaud et je n’ai pas envie de bouillir sous une veste.

                Le départ est donc donné sous une pluie battante avec la musique de "Vangelis 1492" . Le début s’effectue en marchant, je passe sous l’arche de départ puis vois Cédric et Sandra qui m’encouragent, c’est super grosse ambiance dans les rues de Chamonix. Je commence à courir à la sortie du centre ville mais pas très vite, il faut vraiment partir cool. Mon choix de ne pas porter de k-way s’avère très judicieux puisqu’il ne pleut plus à présent et je vois beaucoup de coureurs s’arrêter pour le ranger dans leur sac

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                                               Cet UTMB commence bien, j’avance prudemment à rythme bas (je ne veux pas me brûler) et je me fais même doubler par Gérard au 8ème km, je le laisse partir, c’est un bon signe. Je le rattraperai après « Les Houches », dans la montée du Délevret (1° bosse parmi tant d’autres). Nous parlons un peu puis je décide de le laisser lorsqu’il se remet à pleuvoir à grosses gouttes. J’arrive au sommet et commence alors la descente ;  Ce sont des pistes de ski détrempées et grasses qui roulent sous mes pieds ; Ne pas se lancer comme un fou, même si ça démange, la route est encore longue. Néanmoins je descends bien et mes chaussures accrochent plutôt pas mal sur ce terrain. Nous sommes au 15ème km et je double pas mal de concurrents, jusqu’au moment où ma chaussure droite se bloque, et là, je commence à glisser sur les fesses le long de la piste en direction d’un arbre. Tout compte fait, cet arbre sera mon salut, je tends ma main vers lui, mais c’est mon pouce qui y fera face et arrêtera ma chute. Je me relève, vérifie que tout va bien, je saigne un peu sous l’ongle du pouce droit, c’est pas grave, une petite douleur qui m’accompagnera tout le reste du parcours. Je bombe le torse et repars vers St Gervais.

                                               La nuit tombe peu avant ce ravitaillement. Je m’y arrête 5mn pour refaire le plein d’eau et manger. Ici, c’est une fillette de 14ans qui me sert de l’eau tout en grelottant sous cette pluie infernale, j’ai pitié pour elle mais elle ne se plaint pas. Sorti de St Gervais, Gilles m’interpelle sur le bas coté et commence à m’engueuler car je n’ai toujours pas enfilé de k-way. Mais la pluie ne me dérange pas, donc je continue en t-shirt avec manchettes. Ensuite ce sera au tour de JP de m’interpeller. Il est au même niveau que moi à cet endroit, je suis peut être parti trop lentement. Il me demande qu’elle est la barrière ici, je lui réponds qu’elle se trouve à 21h30 et donc nous avons 1h d’avance sur elle (c’est rassurant) ; il m’explique alors qu’une personne lui disait que cette barrière était à 20h30 et qu’il devait donc se dépêcher pour passer avant cette limite UTMB-00001--59--copie-1.JPG

 

                                               Je reprends le fil de la course en direction de  "la Croix du Bonhomme". J’ai laissé JP derrière et  j’avance plutôt bien jusqu’à " Notre Dame de la Gorge" ; Après les choses sérieuses vont commencer. 1200m de D+ à faire en une traite. En fait la montée est facile et il s’est arrêté de pleuvoir. Je suis au 41ème km et je retire mon sac pour la première fois afin de prendre mon coupe vent (il commence à faire froid la haut). Je revois le torrent où Axelle était tombée au mois de juillet ;  Cette fois ci il est calme et mieux balisé.

                                               Après avoir franchit " la Croix du Bonhomme", c’est la descente sur "Les Chapieux" ; Grosse descente technique et exigeante. J’y ai du mal, multitude de chemins et ma frontale commence à lâcher. Je m’arrête un peu plus loin pour la remplacer. Mais ma frontale de secours a de vieilles piles et s’use rapidement. Je rejoins enfin " Les Chapieux" où est installé un stand petzl qui donne des piles de rechanges si on le souhaite. C’est trop bien ! Juste au moment voulu. C’est reparti vers le col de "la Seigne", je vois les frontales au loin mais aussi derrière. Cela me fait penser à un serpentin de lumière. J’attrape le jour au lac Combal, magnifique vue sur le "Mont Blanc" coté Italien, il ne ressemble en rien avec le coté Français. Il fait froid et à force de me moucher, je saigne du nez (c’est une habitude chez moi, je vais gérer cela tant bien que mal). Lac Combal

                                               Puis descente sur "Courmayeur" où je retrouve tous mes assistants, je suis heureux, je vais faire une bonne pause. Ici, à 9h30 du matin, ce sera un plat de pâtes, changement de chaussettes et chaussures, le plein du sac et hop j’avais oublié : un petit brossage de dent et une remontrance de Gilles (passer 40mn dans un ravitaillement : c’est pas normal).

                                               Bref, maintenant je repars frais sans aucun souci particulier. Bizarrement après Courmayeur, je reçois plein de SMS, surement les copains qui se réveillent d’une bonne nuit. La course reprend son fil sans rien d’exceptionnel jusqu’à l’entrée du" Grand col ferret". Je lève la tête et aperçois les coureurs tout en haut. Mais comment est-ce possible, par quel chemin faut-il monter ? C’est atroce, ça correspond à 750m de montée sèche, mon corps est parallèle à la montagne mais je me dis que c’est la dernière grosse difficulté de l’UTMB (c’est faux). J’arrive enfin au sommet, gros ouf de soulagement, partie Italienne finie, à présent place à la Suisse. Pendant la descente qui mène à "a Fouly", j’ai des impressions de vertige, le pas moins assuré. Je décide alors de m’arrêter dans une prairie pour y dormir. J’appelle Cédric qui n’arrête pas de me tanner au téléphone depuis le départ et lui demande de me téléphoner dans 10mn, que je puisse me reposer. 10mn s’écoulent et mon téléphone sonne ;  Y’a mieux pour une bonne nuit de sommeil, mais c’est comme ça. 1536-La Fouly-station-valais-suisse

                                               Néanmoins ça  va mieux, mes jambes ne semblent pas souffrir, frais comme un gardon je progresse jusqu’à "La Fouly" aisément. C’est ici que la course commence (oui, au 110ème km, la course commence). Gilles me l’a souvent répété : "si tu cours à La Fouly, c’est que tu peux aller jusqu’au bout ". Je vois JP qui à dut abandonner à Courmayeur (impossible pour lui de boire et de manger), il va bien, je suis rassuré. Après un ravitaillement prit expressément, je discute avec Gilles qui m’explique que je peux courir au train jusqu’à "Champeix-Lac". 

                                               -"ok, tu m’attendras là-bas.

                                               -Pas de problème Brice, je te reverrais à Champeix "

                                               Je me mets donc à courir au train. Ca se passe trop bien, génial, aucune douleur à déplorer. La nuit tombe et je reçois un appel du coach à l’entrée de "Champeix-Lac" . Je lui explique alors ma journée passée, ma sieste etc. Mais on connait tous Kiki au téléphonne : C’est un vrai moulin à parole. J’écourte alors la conversation pour me concentrer sur la course (Désolé). Ravito de Champeix ; je cherche Gilles et d’autres copains du regard, mais personne, je suis seul sans assistance. Je souhaitais délester un peu mon sac mais tant pis. Je téléphone à JP et à Gilles mais pas de chance de ce coté : leurs portables ne fonctionnent pas en Suisse. Vexé, je repars.

 

                                               Cette 2ème nuit est très dure, mais j’avance plutôt bien. Il me reste 3 belles bosses à passer avant l’arrivée. Je les ai reconnues en juillet, c’est donc en terrain connu que je m’aventure. Mais de nuit et avec 120kms dans les jambes, ça n’a plus grand-chose à voir. 

                           

                                               J’attaque alors la montée de "Bovine", la terrible, la démentielle, celle que tout les concurrents redoutent. Je m’enflamme un peu pendant cette ascension, je rattrape, je double, je dépasse, mais manque de lucidité peut être, je suis dans le rouge. S’ensuit alors une longue difficulté, je me refais doubler, le moral en prend un gros coup, de plus un vent glacial s’est levé. Je dois donc m’arrêter pour m’habiller de coupe vent, bonnet et gants. Je n’arrive pas à voir la fin de cette montée pleine de boue et de pierres. Chaque pas doit être calculé sur ce sentier glissant. Et là, c’est le drame ; il se produit l’accident, mes genoux se frappent l’un contre l’autre et je ressens immédiatement une douleur dans le gauche. Je connais cette blessure, elle atteindra son apogée dans 10mn, ensuite j’aurai beaucoup de mal à courir. Je prends donc mes jambes à mon cou pour descendre le plus vite possible. Et comme prévu, au bout d’une dizaine de minute, j’ai terriblement mal. Je ne pourrai plus courir durant les 22 derniers kms et je souffrirai le martyr sur les futures descentes. Vient alors une longue section pour rattraper le "col de la Forclaz" ; Je ne me souvenais pas qu’elle était aussi longue, les kms ne défilent plus ; Ce chemin est affreusement long dans cette nuit. Cela fait 35h00 que je suis parti (tiens ma semaine est faite) et à présent, l’épuisement se fait réellement ressentir. Je passe enfin le col de la "Forclaz", ce qui me redonne plaisir. Arrivé à Trient, j’espère bien rencontrer les copains mais c’est encore une désillusion. ds DSC04626

 

Efin la Fran

Enfin la France. Plongée sur « Vallorcine » pour un bon ravito. Mon genou souffre. Pas grave, serre les dents, tu peux le faire.

 

                                               Vient alors une nouvelle sensation, alors que la nuit fait place à l'aube sur cette douce montée menant au col des Montets. C’est un chien que voie là-bas à 50m ? Je m’approche : " il est con ce chien, il bouge pas". Bizarre. J’arrive à son niveau et stupéfaction : ce n’est pas un chien mais une grosse pierre qui n’a rien avoir avec un chien. Et oui, je pensais y échapper mais je n’ai pas pu. Hallucination, la sensation de peur m’envahit. Mais qu’est que je fous là. Je me pose 2mn pour réfléchir, j’absorbe un gel au café pour me rebooster. Et le pire, c’est que ça marche. Le jour est maintenant bien présent à ce dernier col.

                                               Direction "Tête aux vents", je sens Chamonix se rapprocher petit à petit. Durant cette montée, pas de douleur au genou mais ensuite, place à la souffrance. J’essaie de trottiner jusqu’à la "Flégère", mais le chemin en balcon est semé de pierres et je ne peux que marcher vite. Tout le monde me passe devant et je suis contraint à ne pouvoir prendre d’avantage de vitesse. Encore une fois, j’ai l’impression de faire du surplace. Entre "la tête aux vents"et la "Flégère", ce ne sont que 3kms, mais je mettrai 1heure pour en voir le bout !

                                               Ici, à "La Flégère", je ne peux qu’être finisher. J’entame un dernier schuss en plein sur Chamonix. Mais toujours obligé de marcher. Le genou me fait atrocement mal et en plus, plusieurs concurrents me doublent (en courant eux, je les envie) mais qu’à cela ne tienne. Les randonneurs du dimanche matin sont là, ils montent tranquillement et m’encouragent : " Bravo ; vas-y ; t’y es presque ; bientôt la fin ; plus que 4kms ; c’est génial ; un dernier effort…." ds P8140001

                                               Là, enfin, je sors d’un virage et les rues de Chamonix s’offrent à moi. Et c’est JP qui m’accueille en héros : " Brice, t’as l’air encore frais, t’es même pas marqué par 2 nuits blanches". Maintenant profite de ces derniers instants de course, savoure la foule qui t’acclame . Il m’est alors interdit de marcher, je dois faire l’homme, trottiner jusqu’à l’arrivée malgré cette douleur qui s’efface grâce au public. Instant magique, je me fais cramponner à la terrasse d’un café, c’est le couple de restaurateur de "Cousin Albert", ils sont heureux de me voir, et moi aussi. Plus que 500m avant l’Arche, je ralentis, je veux savourer ces derniers pas, les rues sont pleines de spectateurs en liesse. L’Arche d’arrivée, elle est juste devant moi à 50m, je ne peux que l’admirer et ralentir encore et encore. Sur ma droite parmi la foule, un dernier big-up de Cédric. Gilles et Catherine la femme de Gérard m’attendent sous l’Arche. Putain c’est bon ça. Je passe dessous, je suis finisher de mon premier ultra en 42h30mn !!!

                                               Je ne réalise pas tout de suite ce que je viens de faire, tout se bouscule dans ma tête, je suis secoué de gauche à droite. Même le coach me téléphone en direct depuis l’entrainement à Poitiers avec tout le groupe EPA86. Bref, c’est l’enchainement, récupération de la polaire " Finisher UTMB", photos souvenirs, douche, 2 bières dans le cornet et sieste bien méritée.

                                               Lendemain matin,

                               Effets négatifs : mal au genou, cuisses raides, pieds enflés, perte d’un buff.

                               Effets positifs : aucune ampoule et je porte super bien la veste.

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Félicitations à Alain, Xavier, Gégé, Fred et Clément. Je pense aussi aux déçus, François et JP. Gilles : je ne sais pas où te mettre.

                                               J’ai vraiment été très ému de tous les messages de soutien. C’est une aventure à vivre et à revivre.

                                               Merci Kiki pour la qualité des entrainements toujours effectués dans la joie et la bonne humeur. Et aussi merci François pour les sorties vélo, un peu rock’n’roll au début mais ensuite très agréables.

ds CHAM0001 (121)

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commentaires

Alain 11/09/2014 08:48

Ben voilà t'es un homme maintenant. Tu as géré comme un chef et tu as un mental de guerrier. Bravo Brice, finir un utmb est toujours un exploit.

Présentation

  • : Christian Baigue : De L'Athlé au Trail
  •  Christian Baigue : De L'Athlé au Trail
  • : Ce blog est destiné à faire partager ma passion de l'Athlétisme, mais surtout, celle du Trail que j'ai découvert à 50 ans en 2002, lors de ma 1ère participation au Grand Raid de La Réunion "la Diagonale des Fous". Ce fut le 1er Trail de ma carrière d'Athlète bien modeste, débutée à 14 ans en Haute-Saône et qui se poursuit à Poitiers dans la Vienne. Dirigeant à l'EPA86, je m'occupe d'un groupe Hors Stade et Loisirs, dans le but de faire partager cette passion à des coureurs de tous niveaux
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  • Kiki 86
  • Finisher : Diagonale des Fous à La Réunion 2002, 2007,1010 et 2012  ou je me classe 1er V3
UTMB : 2008 et 2011 
Marathon des Sables 2010
Objectif :  Célestrail 2017 (Andorre) et Diagonale des fous 2017 avec les Amazones de l'EPA86
Date de naissance : 28/08/1952
  • Finisher : Diagonale des Fous à La Réunion 2002, 2007,1010 et 2012 ou je me classe 1er V3 UTMB : 2008 et 2011 Marathon des Sables 2010 Objectif : Célestrail 2017 (Andorre) et Diagonale des fous 2017 avec les Amazones de l'EPA86 Date de naissance : 28/08/1952

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WIDY GREGO "SPORTIF DE L'HUMANITAIRE"

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Roger PASSARD : Professeur d'Education Physique et Responsable de l'ALERTE GRAYLOISE, qui de cancre en sport m' a propulsé en deux ans "Champion Départemental Minime de Cross" à PORT SUR SAÔNE

Jean-Pierre GORGEON : Co-équipier et Entraineur à l'ASPTT POITIERS m'a permis de réaliser :

  • 15'48"70 sur 5000m, le 14/06/1997 lors des Championnats Régionaux à NIORT (45ème Perf Nationale V1et 5ème M45)
  • 33'42"60 sur 10 000m le 31/05/1998 lors des Championnats de France Vétérans sur Piste à LYON PARILLY ( 21ème Perf Nationale V1 et 6ème M45)
  • 2h40'46" au Marathon le 12/10/1997 lors des Championnats de France de Marathon à REIMS (95èm Perf Nationale V1 et 31ème M45)

Jean-Claude FARINEAU : avec qui j'ai partagé depuis 1984, les charges, parfois lourdes de Dirigeant à l'ASPTT POITIERS, puis au PEC à partir de 1999. Grâce à ses entrainements judicieux, je n'ai jamais raté une qualification aux Championnats de France de 10 km

Jean-Paul GOMEZ :
Finaliste Olympique du 10 000m à MONTREAL en 1976 : Bien que ne m'ayant jamais entrainé m'a toujours apporté des conseils éclairés, notamment lorsqu'il entrainait  à mes côtés l'école d'Athlétisme de L'ASPTT