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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 11:45

BAIGUE Christian : MARATHON DES SABLES 2010

250 km : 115ème sur 1025 classés en 35h23'31' ..... Moyenne :  7'04km/h

Nom

BAIGUE

Prénom

Christian

Dossard

241

kiki

 

Rang(Général)

115

 

Age

57

Nationalité

FRA

 

Pays de résidence

FRA- FRANCE

Département

86

Sexe

H

Général

35H23'31

15H28'22

7.04

 

Etape 6

02H26'48

00H53'28

8.58

 

Etape 5

05H04'11

01H53'36

8.28

 

Etape 4

14H16'32

07H07'18

5.74

 

Etape 3

05H08'30

02H06'44

7.78

 

Etape 2

04H46'28

01H57'22

7.33

 

Etape 1

03H41'00

01H29'52

7.87

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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 22:29

ds_DIX-KIM0001--3-.jpgSuite à l'invitation des organisateurs du marathon Poitiers Futuroscope et Tout Poitiers Court envers l'équipe des marathoniens des sables 2010 de la Vienne, c'est avec plaisir que nous sommes venus à 4 assurer un peu de promotion et d'animation ; Barbara Vacossin, Philippe Poumailloux, David Guillot et moi même. Jean-Stéphnane Bobeau  et Didier Mesmin, étant retenus par d'autres obligations. Didier nousds_DIX-KIM0001--6-.jpg rejoindra d'ailleurs en soirée.

Après les interviews d'usage, par JC Guyon speaker de service et  présentation des aventuriers du désert, nous nous sommes donc alignés au départ du 10km, décidés à rester grouper, uniquement pour l'animation et le plaisir de courir ensemble. Nous nous sommes donc calqués sur l'allure de Barbara pour cette ballade Poitevine, où nous avons d'ailleurs été largement ovationné. C'est sous une bruine glaciale, que nous avons terminé ce petit périple. Qu'il est loin notre terrain de jeux où la tempèrature ambiante avoisinait les 40 à 45° !

 

ds_DIX-KIM0001--27-.jpg

ds_DIX-KIM0001--19-.jpg

Côté performance, si pour nous, un footing de 59'  ne présente aucun interêt, je préfère mettre en exergue la performance de mon beau frère Gérard Racinne, classé 11ème sur 5km en 20'31"(2ème V2) en préparation du marathon qu'il boucle le lendemain à la 33ème place et 2ème V2 en 3h01'26"

 

Pour la partie sportive, voir le site de l'organisation

  Voir l'album photos de cette sortie ci dessous

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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 21:34

A l'initiative de David Guillot et de son ami Yves,marathonien et cent bornard, (record à 8h20 à Theillay en 2006) et par ailleurs, gérant du restaurant  "Le Patio", toute l'équipe de la Vienne s'est retrouvée autour d'un somptueux cocktail auxquels participaient, familles  et amis des marathoniens des sables, ainsi que Jacques, équipementier " Athlérunning" du groupe et Florence et François Meunier , reporter appècié de tous, pour ses retransmissions en direct du MDS sur ce blog.

Soirée sympathique où les souvenirs de course ont été échangés entre tous les convives, heureux de se retrouver à cette occasion.

 

Voir l'album photo

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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 15:55

Bravo à tous  pour cet exploit ! Nous attendons avec impatience votre retour pour que vous puissiez nous faire partager cette énorme aventure.

 

Sous le diaporama, retrouvez les commentaires de nos aventuriers du désert pour les 2 dernières étapes

 

Bonne récupération ! il doit y en avoir un sacré besoin.

 


Commentaires de l'ETAPE N°5 : OUED EL JDAID/ERG ZNAIGUI – 42,2 Km

Thierry : 1 Belle étape un peu moins chaude. par contre le rythme de la course était très élevé !

Christian : 2 La journée de repos m'a permis de récupèrer un peu de la longue étape. Après un départ rapide, j'ai assuré un train assez régulier sur une course où les marathoniens se sont lâchés. Le circuit étant très roulant, Je réalise comme la plupart un  meilleur temps que l'étape de 40km, mais malgré tout moins efficace qu'en début de MDS.

David3 Etape super roulante; Très très bonne récupèration d'où le très bon temps réalisé.

Bob 4 Etape roulante et très rapide. la journée de repos et l'approche de fin d'épreuve m'ont rendu cette étape +facile que les précédentes.

Didier 5 Etape roulante, mais journée sans, pour moi.c'est Bob qui m'a servi de chien d'aveugle pour rallier l'arrivée dans des temps raisonables.

Poum 6 Que du bonheur de retroouver  ma chérie et mes amis sur la ligne d'arrivée; beaucoup d'émotion !

Sinon, content de notre étape grâce au train train ( entrainement spécifique lencloître)Beaux paysages pour agrémenter.

David (Le 2ème)7Heureux d'être arrivé . étape beaucoup moins chaude . parcours très roulant, mais beaucoup d'inquiètude pour Barbara qui n'est toujours pas arrivée.


Barbara n'était pas arrivée à l'heure des commentaires, d'où grande inquiètude à la tente 22, mais dans la soirée,

gros soulagement à son arrivée et grosse émotion.

Commentaires de l' ETAPE N°6 : ERG ZNAIGUI /MERZOUGA– 21,1 Km

Thierry : 1 Heureux d'en avoir terminé; Etape courte, mais arrivée dans un cadre magnifique, dans les dunes de Merzouga

 

Christian : 2 Ouf, cette étape de dunes s'est mieux déroulée que je ne le pensais. Malgré tout , je confirme ma faiblesse sur ce genre de terrain par rapport à beaucoup d'autres concurrents.
Quoiqu'il en soit , c'est toujour magique de terminer une épreuve de cette dimension et de surcroit dans un cadre à couper le souffle; Si les dunes sont un casse pattes pour les jambes, elles sont un régal pour les yeux !!!
Didier 3 Dernière étape du MDS, qui s'est courrue très très vite avec une belle arrivée dans les dunes de Merzouga;
Grand moment d'émotion sur la ligne d'arrivée de 4 poitevins arrivant ensemble.
Bob 3 Etape "émotions" avec de belles vues des dunes de Merzouga à l'arrivée et un moment très fort tant attendu et partagé ave Didier;
David 3 Grosse bataille de notre binôme (149-150)  pour rejoindre Poum; enfin, très très belle arrivée! à 4 dans les dunes !
Poum 3 Très belle éape, rapide. En forme et surtout une très bonne fin d'étape avec mes copains, mains dans la main . La légende des dunes de Merzouga n'est pas usurpée !
Barbara 7 . Par le passé, j'ai vu une arrivée de MDS, dans les dunes de Merzouga et aujourd'hui, j'ai vécu cette arivée !Le mieux , c'est de la vivre comme participante ! je me suis sentie trèsbien sur cette étape qui est bien passée;
Emotion sur la ligne d'arrivée en retrouvant Sophie (épouse de Poum)et ensuite au bus 12 où<m'attendaient les copains; çà fait chaud au coeur !!!
David(le 2ème) 8 Final à la hauteur de l'évènement; Bonne conclusion de cette super semaine !


 

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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 10:36

 Classement général après 6eme étape :

 

Rang

Nom

Prénom

Temps

Ecart 1er

Moy.

76

240

LAMBERT

Thierry

33H11'57

13H16'48

7.5

115

241

BAIGUE

Christian

35H23'31

15H28'22

7.04

435

149

MESMIN

Didier

46H35'53

26H40'44

5.34

434

150

BOBEAU

Jean Stephane

46H35'51

26H40'42

5.34

505

99

POUMAILLOUX

Philippe

49H07'10

29H12'01

5.07

506

98

GUILLOT

David

49H07'11

29H12'02

5.07

824

100

VACOSSIN

Barbara

63H24'12

43H29'03

3.93

 

Arrivée 6eme étape :

 

Nom 

Prénom

Classement

Temps

Ecart 1er

Moyenne

240

LAMBERT

Thierry

75

02H09'33

00H36'13

9.73

241

BAIGUE

Christian

193

02H26'48

00H53'28

8.58

 98

GUILLOT

David

293

02H58'44

01H25'24

7.05

 99

POUMAILLOUX

Philippe

292

02H58'44

01H25'24

7.05

149

MESMIN

Didier

294

02H58'45

01H25'25

7.05

150

BOBEAU

Jean Stéphane

291

02H58'44

01H25'24

7.05

100

VACOSSIN

Barbara

612

04H12'21

02H39'01

4.99

 

10/04/2010 - communiqué n°8 - 6ème étape

 

Le 25e Sultan Marathon des Sables termine en beauté
923 concurrents ont pris ce matin le départ de la dernière étape du Sultan Marathon des Sables, avec une arrivée pour le moins idyllique dans les dunes de Merzouga.

Dans une ambiance mêlant soulagement et nostalgie pour une grande partie des participants, Mohamad a remporté la dernière étape en 1h33’20’’, réalisant ainsi un sans faute. Il devance le Jordanien El Aqra (dossard 391), l’un des ses plus sérieux clients avec l’américain Wardian (698), et le marocain Aït Amar (dossard 4). Chez les femmes en revanche, les trois premières du général se sont laissées aller, puisqu’elles ne figurent pas aux trois premières étapes. La dernière étape est revenue à la française Laurence Archambault (dossard 80) en 2h15’20. Elle l’emporte au sprint devant l’italienne Alessia Bertolino (dossard 1 032) à 3’’ et devant une autre italienne Luisa Balsamo (dossard 936) à 1’12’’. Au général, Monica Aguilera (dossard 1 020, Espagne) l’emporte devant la hollandaise Jolanda Linschooten (dossard 90) et la galloise Jen Salter (dossard 936). Rendez-vous maintenant en avril 2011 pour la 26e édition du Sultan Marathon des Sables.

 

ROADBOOK 6eme étape :

Km 0 : Prendre direction N/O (cap 324°) pour atteindre l’erg Znaïgui
Km 0,4 : Entrée des dunes. Prendre cap 324° jusqu’au km 3,5.
Km 3,5 : Sortie des dunes. Suivre l’oued Roub’in Oud qui remonte vers le jebel Debouaâ.
Km 4,3 : Suivre l’oued qui remonte la gorge.
Km 5,7 : Sortie de gorge. Plateau caillouteux. Virer à gauche puis à droite.
Km 6,5 : Suivre le bras d’oued qui redescend vers la vallée.
Km 6,8 : Traverser la vallée.
Km 7,4 : Fin de la vallée. Passe sablonneuse dans le jebel Debouaâ. Petite montée.
Km 7,6 : Fin de passe.
Km 8 : Petit relief.
Km 9,7 : Premières ruines du village minier de Mfis. Traverser le village en suivant balisage.
Km 10,3 : Fin du village. Prendre Direction Nord (cap 6°) jusqu’au CP1. Vallonné, caillouteux et sablonneux.
Km 14 : CP1. Oued Min Ajer, Prendre direction O/NO (cap 291°) jusqu’au pied de l’erg Merzouga.
Terrain sablonneux puis plateau légèrement caillouteux.
Km 16,2 : Prendre cap 291° pour traverser l’erg Merzouga.
Km 21,1 : Fin des dunes. Arrivée à Merzouga.


agrandir la carte
Dunes
Reliefs montagneux
Végétation
Sablonneux
Caillouteux
Gros cailloux
Oued
(River bed)
Arboré
Tamaris
(Arbre)
Palmier
Crevasse
Bivouac
Contrôle
Piste
marabout Marabout
Village
Ruine
Dunettes
Puits
Culture
Lac asséché
Barrière anti-sable


Carte de l'étape


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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 10:34

imagesDemain, 21 km pour cette 6eme et ultime étape de ce marathon des sables 2010 mémorable de par les difficultés de son parcours mais aussi, mémorable de par ses conditions climatiques, avec des températures qui ont flirtées les 58° et un taux d'humidité très élevé.

Mais nos vaillants coureurs ont su gérer et faire face à tant de difficultés. On ne sait pas dans quel état on va les récupérer, mais on est quasi certain qu'ils finiront tous maintenant, ce qui est déjà un immense exploit en soit.

Finir ce truc de fou dans ce désert hostile mais qui sait, de l'avis de tous, se montrer magnifique, c'est passer dans une autre dimension où il faut mener en permanence une petite guerre intérieure pour aller chercher là où on ne pensait plus la trouver, la volonté de continuer et d'aller au bout.  (Voir les 2 vidéos sur TV5sur la 4eme étape)

C'est vraiment quelque  chose d'énorme que sont en train de réaliser nos amis !

Le nombre d'abandon par jour est éloquent, et montre le courage dont ont du faire preuve nos amis  : 57 abandons après la 3eme étape et encore plus de 30 abandons aujourd'hui.

 

Kiki, demain tu auras encore droit à des dunes, et des sévères vers la fin de cette dernière étape, histoire de marquer le coup et de laisser une dernière fois les traces de votre exploit dans le sable. Traces éphémères contrairement aux souvenirs inoubliables que vous allez ramener de cette aventure ultra extraordinaire et que vous nous ferez le plaisir de partager en les publiant sur ce blog à l'instar de nos héros de l'UTMB 2010

 

Classement général après 5eme étape

Rang

Nom

Prénom

Temps

Ecart 1er

Moy.

78

240

LAMBERT

Thierry

31H02'24

12H40'35

7.35

115

241

BAIGUE

Christian

32H56'43

14H34'54

6.92

437

149

MESMIN

Didier

43H37'08

25H15'19

5.23

436

150

BOBEAU

Jean Stephane

43H37'07

25H15'18

5.23

503

99

POUMAILLOUX

Philippe

46H08'26

27H46'37

4.94

504

98

GUILLOT

David

46H08'26

27H46'37

4.94

822

100

VACOSSIN

Barbara

59H11'50

40H50'01

3.85

 

Arrivée 5eme étape :  

 
15h30 heure locale
Christian et thierry sont parti ensemble, puis il semblerait que Christian ait essayé de gratter des places, mais s'il est bien passé devant son copain thierry au 1er CP après un plateau où il a du tracer, il s'est fait redoubler au CP2 par Thierry qui finit encore aujourd'hui 31 places devant lui lui reprenant encore 8 petites minutes.
Quand ça veut pas le faire, ça ne veut pas le faire... Thierry passerait 78 eme au classement général !! et Christian 115 eme.
Les 2 duos masculins sont aussi arrivés.
 
Reste en course (piste) notre courageuse Barbara qui est passée au CP2 (km 23.9) à 14 h 22 heure locale.
Ssachant que ses derniers camarades de courses et de bivouac ont mis en moyenne plus de 3 heures, on peut espèrer la voir p asser l'arrivée de cette 5 eme étape vers 18 h heure locale (20 h heure France) 
  
18h32 heure locale : Babara est bien arrivée au bout de cette 5eme étape Bravo la championne.
 
 

Nom 

Prénom

Classement

Heure arrivée

Temps

Ecart 1er

241

BAIGUE

Christian

128

13:41:20

04:56:20 01:45:46

240

LAMBERT

Thierry

       159 13:49:11 05:04:11 01:53:36

 98

GUILLOT

David

       419 14:57:33 06:12:33 03:01:59

 99

POUMAILLOUX

Philippe 

       420 14:57:33 06:12:33 03:01:59

149

MESMIN

Didier

       466 15:11:45 06:26:45 03:16:11

150

BOBEAU

Jean Stéphane

       467 15:11:45 06:26:45 03:16:10

100

VACOSSIN

Barbara

       853 18:32:54 09:47:54 06:37:19

 

Dernier "marathon" dans le sable pour nos amis et avant dernière étape

 

Espérons que l'ENORME 4eme étape d'hier qui succédait  à une 3eme étape d'anthologie, ne fera pas trop de casse.20100405-PERMDS2010-IMG 0287m

 

On sait que les bobos sont nombreux parmi notre équipe - de l'ampoule  aux échauffements. Le mental doit être d'acier dans cette situation pour endiguer les appels et supplications du corps sollicités à l'extrême.

 

Le désert n'est pas que dans le paysage, ce  n'est que le dépassement de soit et le courage individuel qui permet de faire face à l'extrême solitude dans laquelle la souffrance et la douleur peuvent entraîner le coureur. 

 

Mais Kiki ne manquera pas de penser à notre plaisanterie lorsqu'il souffrira dans ces dunes qu'il appréhende tant : ici la plage est magnifique, dommage que la mer soit si loin....

 20100405-PERMDS2010-_MG_9976-1m.jpg

BRAVO A TOUS - COURAGE ! ON PENSE FORT A VOUS !

 

Et plus particulièrement à notre Barbara (désolé messieurs) qui va en étonner  plus d'un  par ce superbe exploit qu'elle est en train de réaliser sous nos yeux de plus en plus admiratifs !

 

Christian finira t'il dans le top 150, objectif qu'il s'était fixé officiellement, sachant que finir dans le top 100 était surement son véritable objectif. Objectif qu'il pourrait très bien atteindre aujourd'hui s'il passe bien les dunes.

 

 

Un marathon dans LE Marathon.

Etape 5 : Oued El Jdaid – Erg Znaigui : 42,2 KM

08h45 ce matin, Comme une cérémonie établie depuis la nuit des temps les 926 coureurs encore en course prennent le départ.
Peu avant, pour marcher la petite centaine de mètres qui menaient du bivouac en fin de démontage à l’arche de départ, les pas de certains sont lourds, traînants et souvent comme au ralenti.

Ils prennent le départ avec le sourire malgré les blessures.

Il est étonnant de constater que tous ceux qui sont blessés, à la démarche handicapée, seraient sans doute en arrêt maladie dans leurs pays respectifs et ici, sur le Sultan Marathon des Sables, se préparent tout simplement à courir ou marcher durant 42,2 Km.
Le train d’enfer est donné durant quelques centaines de mètres par l’étonnant coureur marocain Mohamed Farag (D 436 –MAR) de l’équipe Terres d’Aventure, cuisinier au Maroc pour leur filiale « Maroc sur mesure », et qui réalise une superbe performance globale en étant hier 39ème  au classement général. Lui qui a travaillé par le passé pour des prestataires locaux du Sultan Marathon des Sables, ne gâche ainsi pas son plaisir de s’offrir quelques minutes de notoriété, les bras en l’air, devant les caméras du monde entier.
Deux kilomètres plus loin, dans la gorge qui donne accès à l’oued Djaid au milieu de palmiers et d’acacias, ce sont déjà Mohamad Ahansal (D 1 - MAR) et Salameh Al Aqra (D 391 -JOR)  qui ont repris les commandes de la course, alors que le peloton s’étale déjà sur près de trois quarts d’heure entre les premiers jusqu’à la caravane du chamelier qui ferme le marche.

Les plus lents sont fatalistes, ils ont connu pire lors de la dernière étape.

Les derniers sont souriants, ils savent que cette journée va sûrement être longue et que beaucoup arriveront en fin de journée vu leur vitesse de progression, mais qu’importe. Après ce qu’ils ont vécu les deux derniers jours lors de l’étape longue, rien ne peut leur sembler pire.
Après la traversée de l’oued Outanouel, le CP 1 au Km 13,2 donne sur une vallée sablonneuse puis sur la traversée de l’Oued Ziz, avec en son bord Est, un terrain accidenté et notamment une grosse crevasse balisée par l’organisation avec une sortie avec un « coup de cul » comme disent les coureurs, qui les obligent à grimper quelques mètres quasi verticaux par de grosse marches très hautes. Dans ce passage, après presque 20 km de course plutôt rapide, les coureurs grimacent de la contraction des cuisses sur sollicitées pour cette grimpette, et pour laquelle, parfois, ils doivent se servir de leur main pour arriver en haut, au milieu d’un bosquet de tamaris très verts qui tranchent sur le blanc quasi immaculé du lac asséché sur lequel ils enchaînent leur parcours.
L’itinéraire est toujours plutôt roulant, par rapport aux journées les plus difficiles de cette édition jusqu’au CP 2 ( Km 23,9) puis au CP 3 (Km 36) avec un nouveau franchissement d’oued sec, de passages vallonnés et de plateaux légèrement caillouteux.
Il ne reste alors que 6,2 km de zones de dunettes plantées de tamaris, qu’il faut soit traverser soit longer, pour arriver, enfin, au sixième bivouac du Sultan Marathon des Sables.

Nouvelle victoire d’étape pour Mohamad Ahansal.

Beaucoup plus de concurrents courent aujourd’hui que lors des étapes précédentes et, pour les premiers, à longues foulées efficaces.
A ce jeu du rythme d’enfer, c’est à nouveau Mohamad Ahansal (D 1 - MAR) qui s’impose en  03h 10’ 34’’ devant Salameh Al Aqra (D 391 -JOR) qui décroche en deuxième moitié de parcours pour signer 03h 19’ 30’’ puis Abdelaziz Aît Abdelouahed (D 9 –MAR) qui atteint sa première place d’honneur sur une étape en 03h 29’ 46’’.
Mais pour les marcheurs, par choix ou parce qu’ils ne peuvent pas faire autrement, la journée est longue et l’arrivée au bivouac, dans la belle lumière, leur permet de découvrir l’Erg Znaigui, qui sert de décor au campement du Sultan Marathon des Sables.

L’Opéra de Paris sublime le Sultan Marathon des Sables.

Un cadre grandiose pour le concert qui sera donné ce soir par une cantatrice accompagné de 12 musiciens de l’Opéra de Paris.
Un moment magique qui permettra à chacun d’oublier les souffrances passées pour ne garder que l’essence de cette épopée saharienne.
Mais ce trésor au cœur n’aura vraiment toute sa valeur qu’avec la dernière étape et son lot de dunes à la fois envoûtantes de beauté et si terribles qui ont inspirées le nom de baptême du Sultan Marathon des Sables il y a vingt-cinq ans.

ETAPE 4 : ABANDONS

Le 08/04/10 à 19h10
Abandons : 1033, 337, 689, 854, 429, 764
Pas de cas médical grave recensé
Le 08/04/10 à 11h40

Abandons : 434, 712, 182, 621, 624, 623, 334, 1080, 207, 135, 913, 932, 757, 1078, 900
Pas de cas médical grave recensé
Le 08/04/10 à 02h10
Numéro de dossard ayant abandonné : 115, 224, 382, 605, 636, 676, 766, 913, 595, 443
Pas de cas médical grave recensé

ROADBOOK 5eme étape :

 

0 : Prendre direction N/E (cap 38°). Terrain vallonné jusqu’à l’oued El Jdaid.
Km 1,9 : Lit d’oued sablonneux. Prendre direction E/NE (cap 60°) dans le lit d’oued.
Km 4,7 : Petit tertre. Plateau ± caillouteux.
Km 5,2 : Lit d’oued. Bosses de sable et herbe à chameaux.
Km 5,9 : Fin de l’oued. Plateau ± caillouteux.
Km 8,7 : Traversée de l’oued Outanouel. Bosses de sable et herbe à chameaux. Direction N/E jusqu‘au CP1 (cap 33°)
Km 9,1 : Fin de l’oued. Continuer jusqu’au CP1 en longeant les dunes à main droite
Km 13,2 : CP1 en fin de plateau. Prendre direction S/E (cap 125°) et traverser succession de vallons et lits d’oued.
Km 14,5 : Vallée sablonneuse.
Km 16,4 : Piton rocheux à main droite. Direction S/E (cap 120°) jusqu’au Km 20,1
Km 18,3 : Bord de l’oued Ziz. Terrain accidenté avec végétation (herbe à chameaux et tamaris).
Km 19,4 : ATTENTION CREVASSE. Passage technique aménagé.
Km 20,1 : Passage sur petit tertre de cailloux noir au début du lac asséché.
Km 20,9 : Fin du lac asséché. Suivre oued sablonneux avec les acacias.
Km 21,4 : Virer à droite en suivant l’oued.
Km 22,4 : Plateau caillouteux.
Km 22,8 : Traversée d’une grosse piste. Suivre l’oued.
Km 23,9 : CP2. Prendre E/NE (cap 76°) et traverser terrain oued accidenté.
Km 25,1 : Vallée encaissée dans petit gorge.
Km 26,9 : Fin de la petite gorge. Prendre direction N/E (cap 46°) jusqu’au CP3. Traverser la vallée.
Km 28,5 : Plateau légèrement caillouteux.
Km 29,6 : Traversée d’oued. Bosses de sable et herbe à chameaux.
Km 31,1 : Fin de l’oued Moha Fighnas. Plateau légèrement caillouteux.
Km 34,2 : Fin du plateau. Suivre balisage qui évite les cultures.
Km 36 : CP3 au bord de l’oued Beg’a. Prendre direction E/NE (Cap 65°) pour laisser les cultures à main gauche.
Traverser zone de dunettes avec tamaris.
Km 37,4 : Longer les dunettes à main droite.
Km 37,9 : Traversée de dunettes éparses. Direction N/E (cap 36°)
Km 40,2 : Fin des dunettes.
Km 42,2 : Arrivée B6

MDS_25_etap_5a.jpg
agrandir la carte

MDS_25_etap_5b.jpg
agrandir la carte

legende_dune.gif Dunes
legende_reliefmontagneux.gif Reliefs montagneux
legende_vegetation.gif Végétation
legende_sablonneux.gif Sablonneux
legende_caillouteux.gif Caillouteux
legende_groscailloux.gif Gros cailloux
legende_passageoued.gif Oued
(River bed)
legende_arbore.gif Arboré
legende_tamaris.gif Tamaris
(Arbre)
legende_palmier.gif Palmier
legende_crevasse.gif Crevasse
legende_bivouac.gif Bivouac
legende_cp.gif Contrôle
legende_piste.gif Piste
marabout Marabout
legende_village.gif Village
legende_ruine.gif Ruine
legende_dunette.gif Dunettes
legende_puit.gif Puits
legende_culture.gif Culture
legende_lacasseche.gif Lac asséché
legende_barrieresable.gif Barrière anti-sable


Carte de l'étape

vide.gif
Carte_Etape5.jpg
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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 20:47

De la souffrance, des larmes, un mirage sur cette ENORME 4eme étape : un MDS 2010 à la hauteur de sa réputation

 

Des nouvelles envoyées par Kiki :

 

Commentaires off de Kiki :20100408-PERMDS2010_MG_1318m.jpg

Nous n'avons pas eu vos messages hier, car on a terminé l'étape longue (82km de nuit - 3h30 pour moi)

Ils vont nous les distribuer dans l'après midi.

On est en repos, il y a des concurrents qui ne sont toujours pas arrivé depuis hier 9h.

Ils ne vont pas avoir beaucoup de repos.

C'était vraiment très chaud et très dur. j'ai eu un coup de pompe qui m'a coûté de nombreuses places et 20km de dunes .

Infernal ! heureusement j'ai récupéré et pu courir les 10 derniers km et limiter les dégâts.20100407-PERMDS2010IMG_1093m.jpg

Je me retrouve 116ème au classement général.

Et on a déjà 4 km de dunes au démarrage demain. Cà ne va pas m'arranger.

Sinon, on récupère aujourd'hui, on soigne les bobos . Tout le monde a des ampoules.

De plus j’ai de gros échauffements à la cuisse suite a un bidon d'eau mal vissé .je suis brûlé à vif.  (FM : ben le Kiki, c’est pas le top, on sent que le moral n’y est pas)

 


20100407-PERMDS2010IMG_1047m.jpgCommentaires officiels :

KIKI : Etape 4 de 82 km tant crainte par tous, qui n'a pas usurpé sa démesure prévue. + longue + chaude + dure!
Thierry 1 :  la + longue et la plus dure sous le soleil implacable. Mais étape idéale pour moi avec 20km de dunes où je suis très à l’aise.
Christian 2 :  vraiment la + dure pour moi. La chaleur que je crains tant m'a été fatale.

Du CP3 au 4 (38 à 51km) j'ai  vécu l'enfer.

Après 30' de repos, repas et récup, je suis reparti plus frais, mais avec une perte de places énorme. 20km  de dunes ont été une nouvelle galère.

20100408-PERMDS2010_MG_1287m.jpgJe ne les supporte plus. Par contre les 10 derniers km ont été une réjouissance. J'ai pu recourir très vite, redoubler 35 concurrents et limiter un peu les dégâts. Demain déjà 4 km de dunes au départ  !!!
Didier 3 : Etape la + longue de la semaine. Beaucoup de dunes et encore + de chaleur, mais la ligne a été franchie avec mon ami Bob !
Bob 4 : Etape très éprouvante avec 3 passages à vide. Heureusement que Didier est là pour me soutenir.
David 5 : Grosse étape. Descente au fond du gouffre. Heureusement, soutien mutuel avec mon ami Poum. Grosse satisfaction de passer la ligne de ces 82 bornes.
20100408-PERMDS2010 MG 1418mPoum 6 : Très longue et très dure étape. Beaucoup de dunes. Mirage ! Une oasis avec de l'eau dans le désert . Nous avons pu nous tremper au robinet. (Dommage tout le monde ne l'a pas vu, mais c'est vrai ! )
Par contre nous n'avons pas eu droit au coca !

Barbara 7 : Souffrance !!! mais parcourir les dunes dans la nuit noire, c'est particulier. Heureuse d'être arrivée, après 25 h  les larmes aux yeux et  retrouver les copains de la tente 22 qui m'attendaient avec impatience.
Emotions ! Quelques larmes !

David 8 : Très dur entre le Cp3 et 4. Ai vraiment eu beaucoup de mal à m'habituer au relief la nuit.

 

Merci encore pour tous vos encouragements Christian

  

20100407-PERMDS2010 MG 1103m

Vos encouragements sont pour eux très importants !

Envoyer leur par mail vos oasis d'amitiè qui les soutiendront  ICI

 

  presentation bandeau



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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 10:00

45136 vignette marathondessables

  Aujourd'hui le gros morceau du MDS  20100406-PERMDS2010IMG 0526m

 

L'étape de tous les dangers pour nos amis.

Départ 9 h 15, heure locale (11 h 15 pour nous) pour 82,2 km d'enfer.

kiki

Christian et Thierry continueront' ils à se tirer a Bourre ?

Ou choisiront-ils de s'épauler comme hier sur le final de l'étape de 40 Km ?

Les organismes ont-ils bien assimilés ces 3 premières étapes, la chaleur et les conditions spartiates de bivouac où a priori il fait chaud la nuit et où l'eau manque ?

 

Nos amis sauront assurément affronter et gérer cette ENORME étape très sélective !

les 20 meilleurs coureurs ont abandonné durant la désormais mythique étape 3.! 

barbara

 

 

x

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Thierry-.jpg

 

 

 

 

 

Bravo à tous pour ce superbe exploit qu'ils sont en train de réaliser sous nos yeux admiratifs avec un brun de nostalgie et d'envie pour ceux d'entre nous qui y ont déjà participé et plus particulièrement l'ami François, le mari de notre Barbara nationale  !!!

   

20100408-PERMDS2010 MG 1405mThierry finit dans le top 100 et progresse au classement 20100408-PERMDS2010 MG 1384mgénéral où il est aussi dans le top 100, alors que le reste de notre petit groupe, dont Christian, perd des places au classement général suite à cette 4eme étape qui a du mettre les organismes à rude épreuve.

La récup avant les 42 km de demain s'impose.


BRAVO A TOUS ! BRAVO A BARBARA !
ET BONNE RECUPERATION POUR LE MARATHON DE DEMAIN DERNIERE GROSSE ETAPE DE CE MSD 2010 D'EXCEPTION
Classement général 4eme étape :  

Rang

Nom

Prénom

Temps

Ecart  1er

Moy.

75

240

LAMBERT

Thierry

26H06'03

10H54'49

7.13

116

241

BAIGUE

Christian

27H52'32

12H41'17

6.67

443

150

BOBEAU

Jean Stephane

37H10'21

21H59'06

5

444

149

MESMIN

Didier

37H10'22

21H59'07

5

543

98

GUILLOT

David

39H55'52

24H44'37

4.66

542

99

POUMAILLOUX

Philippe

39H55'52

24H44'37

4.66

807

100

VACOSSIN

Barbara

49H23'56

34H12'41

3.77

Arrivée 4eme étape :  

Nom 

Prénom

Classement

Heure arrivée

Temps

Ecart 1er

241

BAIGUE

Christian

67

21:45:31

12:31:22

05:22:08

240

LAMBERT

Thierry

144

23:30:41

14:16:32

07:07:1

 98

GUILLOT

David

530

05:10:14

19:56:05

12:46:51

 99

POUMAILLOUX

Philippe

529

05:10:13

19:56:04

12:46:50

149

MESMIN

Didier

429

03:31:54

18:17:45

11:08:31

150

BOBEAU

Jean Stéphane

430

03:31:54

18:17:45

11:08:31

100

VACOSSIN

Barbara

816

12:12:32

26:58:23

19:49:10

 

 

20100407-PERMDS2010IMG 0902mPoint sur la 4eme étape après 18 h de course - après une bonne partie de la nuit qui été très longue pour la quasi-totalité des marathoniens des sables

Christian nous fait un show d'enfer au début, mais a eu un coup de mou ou des problèmes !

Pointé 117eme au CP1, 99au CP2, 114 au CP3, 136eme au CP4,  147eme au CP5, il finit156eme 

 Thierry quand a lui nous un20100407-PERMDS2010IMG 1016m fait un super show et arrive 1h45 avant Christian !!

Pointé 116 eme au CP1, puis 88au CP2, puis ?? au CP3-4, 106me au CP5, 51eme au CP6,

  il finit 41eme en 12 h 31 moy 6.55 et passe 39 eme au général moy 7.13 km/h

 Super thierry qui finit dans le top 50 de cette ENORME 4eme étape

et passe aussi dans le top 40 auu classement général  

20100407-PERMDS2010 MG 1103mDuo Didier et Jean  Stéphane

Pointé 550-551eme CP1, 466-465emeCP2, 406-407eme CP3, 433-435eme CP4,  420-421eme CP4,  571-570eme CP5

Duo David et Philippe

Pointé 621-623eme au CP1, 527-526eme au CP2, 492-491eme au CP3, 536-537eme CP4,  571-570eme CP5

Barbara 

Pointée 885eme au CP1, 701eme au CP2,  861eme au CP3,  829me au CP4

  20100407-PERMDS2010 MG 1234m

CP1=12,8 Km  - CP2=26.1 km – CP3=38,7 Km - CP4=51 Km  - CP5=62,5 Km  - CP6=72,5Km

 

 

Point sur la 4eme étape après 12 h de course - maintenant la nuit qui va être très longue pour la quasi-totalité des marathoniens des sables

Christian nous fait un show d'enfer !

Pointé 117eme au CP1, 99au CP2, 114 au CP3, 136eme au CP4,  20100407-PERMDS2010IMG 1048m147eme au CP5

Mais si Thierry l'a accompagné jusqu'au CP2, il disparait des cp3 et 4 pour réapparaître au CP5 en 1ere position nous faisant un super show et prenant 1 heure d'avance sur Christian !!

Pointé 116 eme au CP1, puis 88au CP2, puis ?? au CP3-4, 1029me au CP5, 51eme au CP6  

Duo Didier et Jean  Stéphane

Pointé 550-551eme CP1, 466-465emeCP2, 406-407eme CP3, 433-435eme CP4

Duo David et Philippe20100407-PERMDS2010 MG 1059m

Pointé 621-623eme au CP1, 527-526eme au CP2, 492-491eme au CP3, 536-537eme CP4

Barbara 

Pointée 885eme au CP1, puis 701eme au CP2, , puis 861eme au CP3

 

CP1=12,8 Km  - CP2=26.1 km – CP3=38,7 Km - CP4=51 Km  - CP5=62,5 Km  - CP6=72,5Km

 

Communiqué organisation

 

 

Le jour où le temps n’existe plus…

Etape 4, jour 2 : Taourirt Mouchanne –Oued El Djaid – 82,2 km

Sur le CP 4, la nuit est tombée. Il est 20h00, les coureurs qui arrivent sont visiblement éprouvés par les 51 précédents kilomètres.

Des gestes maladroits comme si le corps ne savait plus que courir.

Passé le contrôle de passage et la récupération de l’eau, ils n’ont qu’une hâte : s’asseoir ou s‘allonger, là tout de suite, dans une des tentes berbères ou s’il n’y a pas de place, immédiatement dans les cailloux. Plusieurs objectifs urgents : détendre les jambes douloureuses et soulager les épaules meurtries en se débarrassant du sac à dos. ET aussi, sortir la gamelle, les allume-feux et se préparer au plus vite un repas.
Tout cela à la lueur des lampes frontales et des bâtons lumineux qu’ils doivent obligatoirement porter sur leur sac à dos pour signaler leur présence dans l’obscurité. Si certains arrivent encore à rire et à plaisanter, beaucoup de visages sont comme fermés par la fatigue, les yeux perdus dans le vague. Les gestes sont souvent maladroits, comme si le corps avait oublié qu’il savait faire autre chose que courir ou marcher. Donc cela dans une ambiance surréaliste de lumières blanches, vertes fluo et des flammèches des popotes.

Le coureur de Zagora, sait qu’en désert, rien n’est jamais écrit d’avance.

Cette étape n’est évidemment, pas la même pour tous. L’élite, devant s’est quasi envolée au-dessus des obstacles pour arriver à la tombée de la nuit. Mohamad Ahansal (D 1 - MAR) termine en 07h09’13’’ devançant le Jordanien Salameh Al Aqra (D 391 - JOR) d’un peu moins de 20 minutes et l’américain Michael Wardian (D 698-USA) de près d’une heure trente. Mohamad prend ainsi une sérieuse option sur la victoire, mais dans le désert, et le coureur de Zagora le sait mieux que personne, rien n’est jamais joué d’avance.
La nuit s’avance. Sur la ligne d’arrivée, des fantômes de coureurs s’annoncent à la vue dans la pénombre du balancement de leurs lampes frontales au rythme de leurs foulées ou de leurs pas. Puis ils apparaissent dans la lumière, incrédules d’être enfin arrivés, comme si certains avaient besoin de toucher réellement l’arche finale pour s’assurer qu’elle ne soit pas un mirage. Certains hurlent, d’autres pleurent ou même semblent tout à coup décompenser malgré l’énergie montrée à rejoindre l’arrivée, comme James Cracknell (D 812 –GBR), le premier concurrent anglais, ivre d’épuisement, qui signe une très belle 17ème place lors de cette étape avec un temps de 10h 14’ 04’’, et qui immédiatement après son arrivée se retrouve à l’hôpital, déshydraté et apparemment en hypoglycémie.

Dans le peloton et la fin de course, des fantômes hagards et magnifiques.

Le peloton, lui, est toujours à des kilomètres de là, les pieds traînants dans les cailloux ou s’enfonçant dans le sable, les yeux hypnotisés par le maigre rayon de lumière des lampes individuelles. Certains font le vide et avancent mécaniquement, sans une pensée cohérente, d’autres, au hasard du chemin, rencontrent de parfaits inconnus auxquels ils racontent leur vie la plus intime. Cette cohorte épuisée inspire à la fois pitié et admiration totale. Ils arrivent, dans un tour de force lié sans doute à la magie de cette nuit saharienne qui semble ne jamais finir, à être tous et toutes magnifiques de volonté et de courage.
Quand le jour se lève, ils sont nombreux à être encore sur la piste, à lever les yeux vers le soleil avec à la fois le bonheur de voir la terrible nuit se terminer et la crainte de la prévisible montée de la température. Ils ne vont pas plus vite pour autant  Ils veulent juste continuer à avancer, pas après pas, pour rejoindre le bivouac.
Aujourd’hui, et sans que personne n’ose le contester, les seules rois et reines du Sultan Marathon des Sables, ce sont ces coureurs perdus loin dans le classement, ces « sans grades » de la hiérarchie sportive.

Sur cette étape, les vrais héros sont les derniers arrivés.

Le temps, dans le désert, n’existe pas. Le premier nomade rencontré vous le dira comme une évidence.
Normal donc, que cela soit ceux qui sont les plus loin du chronomètre que l’on considère aujourd’hui, en cette fin d’étape interminable, comme les véritables héros du jour.
Et lorsqu’ils rejoignent, trébuchants, titubants, boitant souvent bas, leur tentes, à la fois hagards de fatigue et éberlués d’être à destination, les autres concurrents, et souvent ceux de l’élite, lâchent à leur attention un « bravo » qui n’est pas feint mais une sincère marque de respect. 
Celui de ceux qui comprennent l’enfer par lequel ils sont passés et toute la détermination dont ils ont dû faire preuve pour en sortir…

 

Jour 1

Si le  kilométrage, 82,2 km, est plutôt au dessus20100407-PERMDS2010IMG_1090m.jpg de la moyenne pour le Sultan Marathon des Sables, ce qui est notable cette année, pour cette édition anniversaire, c’est la diversité des paysages rencontrés qui restera dans les annales.
Le principe de cette étape longue, qui se déroule sur deux jours maximum, est simple. Les cinquante meilleurs au classement général sont partis à 12h15, alors que les autres des 961 concurrents encore en course ont franchi la ligne de départ à 09h15.20100407-PERMDS2010 MG 1077m
Ce décalage est rendu nécessaire pour la gestion de la sécurité afin d’éviter que la course ne s’étale sur trop de kilomètres et de pouvoir concentrer les possibilités d’aide et d’assistance de l’organisation.

Partir avec les meilleurs est une fierté sportive.

Certains, qui sont à la limite entre les deux groupes, ayant parfois cherché par stratégie à être plutôt au départ tôt le 20100407-PERMDS2010IMG 0970mmatin, n’avaient pas calculé, dans leur évaluation des coureurs avec lesquels ils se trouvent habituellement en course, que certains parmi les 20 meilleurs avaient abandonné durant la désormais mythique étape 3.
C’est le cas de Mohamed Faraj (D 436 – MAR) de l’équipe Terres d’Aventures qui se retrouve 49ème ce matin au classement général, donc bon pour un départ à 12h15 alors qu’il pensait avoir tout calculé pour partir à la fraîche.
« Ce n’est pas trop grave, je serai avec les meilleurs, c’est aussi une vraie fierté, après, pour le déroulement de cette étape,  nous verrons bien… » annonce t’il avec son grand sourire habituel.
La journée commence par 12 kilomètres d’un espace totalement plat, pour rejoindre le CP 1, un tronçon qui d’ordinaire aurait désespéré les concurrents, mais après la journée d’hier constituée d’enchaînements interminables de ce genre, ils ont  tous acquis une véritable philosophie de ces progressions typiquement sahariennes.

20100407-PERMDS2010 MG 1083mUne immense vallée de toute beauté.

Et puis, ils savent, à la lecture du road book que c’est le prix à payer pour accéder aux espaces magnifiques de l’immense vallée entre le Jebel Zireg et le Jebel El Mziouda. Après une ascension de col, ils découvrent émerveillés, cet espace extraordinaire, entre plage de sable ocre au pied des montagnes, ondulations pierreuses, champ d’acacias et d’herbes à chameaux et larges étendues de pierres noires qui brillent au soleil.
A la sortie de cette vallée se trouve le CP 2 au Km 26,1, qui donne accès au lac asséché de l’oued El Mader. Sa traversée permet de remonter ensuite vers l’oasis d’El Maharch, avec son auberge et surtout ses palmiers qui permettent pour certains un repos ombragé réparateur. Plus loin le CP 3 au km 38,7 ouvre la porte à l’est pour le passage de l’Oued Rhéris et d’atteindre le CP 4 et le 51ème kilomètre.

Les temps de référence des meilleurs des deux groupes.

A ce point de la course, alors que la nuit tombe, pour donner une idée de la vitesse de progression des meilleurs, les premiers à avoir passé ce point de contrôle, parmi les concurrents de la première vague, c'est-à-dire ceux partis à 09h15, ont été José Miota Ibarrra (D 1060 – Esp) à 14h54 (soit 5 h 29 de course) puis Karim Belhamadi (D 315 – FR) à 15h43, Ferdinando Hardouin Monroy (D 603 – ITA) à 15h53, ex æquo avec Xavier Renault (D 183 –FR), puis le vétéran français emblématique, Karim Mosta (D 13 –FR) à 15h59.
Dans cette série, la première femme à être passé à ce contrôle des 51 km est Jennifer Vogel ( D 696 – USA) à 16h22.
Parmi l’élite, partie donc à 12h15, c’est Mohamad Ahansal (D 1 - MAR) qui est passé premier à 16h30 (soit 4h15 de course), suivi d’une centaine de mètres par  Salameh Al Aqra (D 391 -JOR) et  Mustapha Aït Amar (D 4-MAR) à 17h32.

La majorité de la course sera longtemps sur la piste durant la nuit.

C’est dire donc, que la grande majorité des coureurs est encore très loin de ce point, et qu’il faudra bien multipler les temps de course par 20100407-PERMDS2010 MG 1074mau moins trois pour voir la plus grande partie de la course se trouver dans les 30 derniers kilomètres.
Avec la nuit, les frontales s’allument, marquant encore les reliefs des visages marqués. Les stratégies se dessinent ; poursuivre malgré tout, s’arrêter juste pour manger, ou dormir quelques heures à un point de contrôle.
Une chose est certaine avec l’obscurité la vitesse tombe encore. La nuit va être longue pour la quasi-totalité des marathoniens des sables. Une nuit parsemée des lumières de lucioles qui semblent danser sur la piste. Il ne s’agit que des bâtons lumineux que les concurrents doivent casser pour se signaler.
Mais une nuit saharienne, même dans l’effort, vaut bien une hallucination poétique…

 

 

Le jour où le temps n’existe plus…

Etape 4, jour 2 : Taourirt Mouchanne –Oued El Djaid – 82,2 km

Sur le CP 4, la nuit est tombée. Il est 20h00, les coureurs qui arrivent sont visiblement éprouvés par les 51 précédents kilomètres.

Des gestes maladroits comme si le corps ne savait plus que courir.

Passé le contrôle de passage et la récupération de l’eau, ils n’ont qu’une hâte : s’asseoir ou s‘allonger, là tout de suite, dans une des tentes berbères ou s’il n’y a pas de place, immédiatement dans les cailloux. Plusieurs objectifs urgents : détendre les jambes douloureuses et soulager les épaules meurtries en se débarrassant du sac à dos. ET aussi, sortir la gamelle, les allume-feux et se préparer au plus vite un repas.
Tout cela à la lueur des lampes frontales et des bâtons lumineux qu’ils doivent obligatoirement porter sur leur sac à dos pour signaler leur présence dans l’obscurité. Si certains arrivent encore à rire et à plaisanter, beaucoup de visages sont comme fermés par la fatigue, les yeux perdus dans le vague. Les gestes sont souvent maladroits, comme si le corps avait oublié qu’il savait faire autre chose que courir ou marcher. Donc cela dans une ambiance surréaliste de lumières blanches, vertes fluo et des flammèches des popotes.

Le coureur de Zagora, sait qu’en désert, rien n’est jamais écrit d’avance.

Cette étape n’est évidemment, pas la même pour tous. L’élite, devant s’est quasi envolée au-dessus des obstacles pour arriver à la tombée de la nuit. Mohamad Ahansal (D 1 - MAR) termine en 07h09’13’’ devançant le Jordanien Salameh Al Aqra (D 391 - JOR) d’un peu moins de 20 minutes et l’américain Michael Wardian (D 698-USA) de près d’une heure trente. Mohamad prend ainsi une sérieuse option sur la victoire, mais dans le désert, et le coureur de Zagora le sait mieux que personne, rien n’est jamais joué d’avance.
La nuit s’avance. Sur la ligne d’arrivée, des fantômes de coureurs s’annoncent à la vue dans la pénombre du balancement de leurs lampes frontales au rythme de leurs foulées ou de leurs pas. Puis ils apparaissent dans la lumière, incrédules d’être enfin arrivés, comme si certains avaient besoin de toucher réellement l’arche finale pour s’assurer qu’elle ne soit pas un mirage. Certains hurlent, d’autres pleurent ou même semblent tout à coup décompenser malgré l’énergie montrée à rejoindre l’arrivée, comme James Cracknell (D 812 –GBR), le premier concurrent anglais, ivre d’épuisement, qui signe une très belle 17ème place lors de cette étape avec un temps de 10h 14’ 04’’, et qui immédiatement après son arrivée se retrouve à l’hôpital, déshydraté et apparemment en hypoglycémie.

Dans le peloton et la fin de course, des fantômes hagards et magnifiques.

Le peloton, lui, est toujours à des kilomètres de là, les pieds traînants dans les cailloux ou s’enfonçant dans le sable, les yeux hypnotisés par le maigre rayon de lumière des lampes individuelles. Certains font le vide et avancent mécaniquement, sans une pensée cohérente, d’autres, au hasard du chemin, rencontrent de parfaits inconnus auxquels ils racontent leur vie la plus intime. Cette cohorte épuisée inspire à la fois pitié et admiration totale. Ils arrivent, dans un tour de force lié sans doute à la magie de cette nuit saharienne qui semble ne jamais finir, à être tous et toutes magnifiques de volonté et de courage.
Quand le jour se lève, ils sont nombreux à être encore sur la piste, à lever les yeux vers le soleil avec à la fois le bonheur de voir la terrible nuit se terminer et la crainte de la prévisible montée de la température. Ils ne vont pas plus vite pour autant  Ils veulent juste continuer à avancer, pas après pas, pour rejoindre le bivouac.
Aujourd’hui, et sans que personne n’ose le contester, les seules rois et reines du Sultan Marathon des Sables, ce sont ces coureurs perdus loin dans le classement, ces « sans grades » de la hiérarchie sportive.

Sur cette étape, les vrais héros sont les derniers arrivés.

Le temps, dans le désert, n’existe pas. Le premier nomade rencontré vous le dira comme une évidence.
Normal donc, que cela soit ceux qui sont les plus loin du chronomètre que l’on considère aujourd’hui, en cette fin d’étape interminable, comme les véritables héros du jour.
Et lorsqu’ils rejoignent, trébuchants, titubants, boitant souvent bas, leur tentes, à la fois hagards de fatigue et éberlués d’être à destination, les autres concurrents, et souvent ceux de l’élite, lâchent à leur attention un « bravo » qui n’est pas feint mais une sincère marque de respect. 
Celui de ceux qui comprennent l’enfer par lequel ils sont passés et toute la détermination dont ils ont dû faire preuve pour en sortir…

 

4ème étape - 1er jour
Nombre d’abandon au cours de la 3e étape :
30.
Nombre de partants pour la 4e étape : 956.
L’étape non stop bat son plein

 

Ce matin a eu lieu le départ de la 4e étape, la plus longue de ce 25e Sultan Marathon des Sables, entre Taourtrit Mouchanne et Oued El Jdaid sur une distance de 82,2 km.

Un parcours qui résume parfaitement l’histoire du Marathon des Sables, puisque grandes plaines caillouteuses, dunes et Djebel sont au programme. Une chaleur difficilement supportable et une poussière soulevée par les pieds des coureurs corsent un peu plus le menu.

La première vague concernant les concurrents classés au-delà de la 50e place est partie à 9h15. Au passage du premier poste de contrôle après 12,8km de course, André Sicot (dossard 67-France) faisait la course en tête devant Miquel Barcelo (dossard 261, France) et Alain Pageaux (dossard 344, France).

En ce qui concerne la seconde vague de départ, regroupant les cinquante premiers au classement général, elle a eu lieu trois heures après la première, soit à 12h15.

Les premiers concurrents, à commencer par le leader du classement général masculin, Mohamad Ahansal (dossard 1, Maroc) sont attendus sur la ligne d’arrivée au tour de 19h30/20h ce soir.

Quant aux derniers, ils ont jusqu’à demain 19h30 pour boucler cette étape marathon du 25e Sultan Marathon des Sables.

 

ROADBOOK 4eme étape :

Km 0 : Prendre direction Est (cap 99°) jusqu’au CP1. Succession de terrains sablonneux avec végétations et de terrains peu caillouteux.
Km 7,5 : Faux plat montant jusqu’au CP1.
Km 12,8 : CP1. Prendre direction Nord (Cap 07°) pour rejoindre sentier qui monte vers le jebel Zireg.
Km 14,4 : Début de la montée par le sentier.
Km 14,6 : Sommet. ATTENTION ! Bien suivre le petit sentier pendant 200 m pour descendre dans le sable.
Succession de montées et descentes sablonneuses jusqu’au Km 18,6.
Km 18,6 : Passage caillouteux au niveau des arbres. Descente sablonneuse.
Km 19,7 : Suivre le lit d’oued dans la gorge.
Km 21,1 : Sortie de gorge. Prendre direction Nord (cap 25°) et traverser la vallée sablonneuse.
Km 22,6 : Milieu de passe entre les Jebel Mziouda et Ras Khemmouna.
Km 24,6 : Passe sablonneuse dans petit relief
Km 24,9 : Vallée caillouteuse.
Km 25,6 : Sommet petit relief. Descente de sable assez raide puis suivre lit d’oued.
Km 26,1 : CP2 à la sortie du bras d’oued. Prendre direction N/NE (cap 19°) pour traverser lac asséché.
Km 29,5 : Fin du lac. Entrée de la gorge de El Maharch.
Km 31,6 : Oasis de El Maharch. Puits (équipement solaire installé pour le MDS 2006). Suivre la piste en direction du piton rocheux afin de le passer à main droite et éviter le champs très caillouteux situé à sa droite.
Km 32,5 : Cimetière à main droite.
Km 33,3 : Piton rocheux à main droite. Prendre direction N/E (cap 46°) jusqu’au CP3 en laissant le terrain caillouteux à main droite.
Km 38,7 : CP3 à gauche de la passe de Tizi n’Guidou. Traverser la passe de Tizi n’Guidou.
Km 40,7 : Arbre à la sortie de passe. Prendre direction S/E (cap132°) pour traverser l’oued Rheris dans sa partie dégagée.
Km 41,5 : Entrée de l’oued Rheris. Terre battue ± accidentée, dunettes. Même direction (132°).
Km 48,1 : Zone arboré (tamaris). Crevasses de lit d’oued.
Km 49,1 : Sortie de l’oued.
Km 51 : CP4 au pied des dunes. Longer d’abord les dunes à main gauche puis traverser la vallée jusqu’au Km 52,8.
Km 52,8 : Entrée de l’erg. Prendre Cap 120° pour traverser les dunes.
Km 57,8 : Fin de l’erg. Traversée de l’oued Jouijel pendant 200 m puis montée sablonneuse.
Km 59 : Fin de la montée, haut de la passe. Descente sablonneuse.
Km 59,7 : Bord du lac asséchée. Prendre direction générale E/NE (cap 60°) jusqu’au CP 5
Km 62,5 : CP5 avant les dunes. Longer les dunes à main gauche direction E/NE (cap 72°) jusqu’au CP6.
Vallonnée et sablonneux.
Km 71,3 : Fin des dunes. Monter vers la petite passe.
Km 71,7 : Petite passe. Rayon laser. Descendre vers le CP6.
Km 72,5 : CP6. Prendre direction Nord (cap 8°)
Km 75 : Traversée de lit d’oued sablonneux.
Km 76,2 : Piton du jebel Touh Ilh à main gauche. Direction N/E (cap 37°) jusqu’au B5. Suivre attentivement le balisage pour éviter les crevasses situées à gauche.
Km 77,5 : Succession de petits vallons ± caillouteux.
Km 82,2 : Arrivée B5

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Carte de l'étape

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MARATHON des SABLES / Sous le soleil exactement (l' Est Eclair)

 

Passage de oued pour Jean-Jacques Mengou et Louis Cornevin. La chaleur, sur un lac asseché, a fait passer un sale moment aux concurrents




 

 Chaque journée du trail ultime qu’est le Marathon des Sables recèle des surprises. Par rapport à la veille, et à l’escalade de cette terrible montagne juste avant l’arrivée, la 3e étape était certes un peu plus longue (40 km), mais paraissait sans difficulté majeure. Problème : les immenses lignes droites, et surtout la chaleur  (50° au soleil) ont sapé le moral de la plupart des concurrents. « C’est bien simple, c’était quatre lignes de dix kilomètres chacune », résume Stéphane Kiehn. Le désert n’est pas uniforme. Jusque-là, des montagnes, des oueds (rivières) et quelques arbustes donnaient des petits objectifs au fil de la course. La traversée d’une plaine à l’horizon infini a été difficile à gérer. « C’était franchement ennuyeux », dit Zulmira Fernandes. Le passage d’un lac asséché, sans vent, s’est révélé notamment être une véritable fournaise. « Je suis black, et pourtant j’avais les cuisses qui me brûlaient », parvient à sourire Jean-Jacques Mengou. Même certains cracks ont baissé la garde.

Dans la difficulté, des duos souvent se forment, l’un pour aider l’autre à passer les

coups de blues. Paco Montero a encouragé Francis Francart - « sans lui, je n’aurais pas tenu »-, tandis que Stéphane Kiehn a attendu un Philippe Nicastri éreinté. On ne parle pas d’Anne et  Louis Loison, unis du début à la fin. En arrivant, certains parlent de ne pas repartir, avant de récupérer un peu. Compte tenu des conditions, la déshydratation n’est jamais loin, et une requête a été déposée pour avoir une bouteille d’eau supplémentaire. Les concurrents parlaient beaucoup de ça, car, déjà, dans leur esprit se présente « l’étape décisive » de 82,5 km aujourd’hui avec arrivée de nuit. Le monstre de la semaine. « S’il fait aussi chaud, ça va être galère », pronostique Christophe Dussard. Plus que jamais, la gestion de l’effort va être capitale pour arriver à bon port. « Mais demain est un autre jour », comme on dit sur le MDS.

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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 10:13

Des nouvelles envoyées par Kiki :

Etape de 40 km de pur désert avec chaleur suffocante 45°, très longue et monotone où tous ont eu un petit mou vers cp3 (30 à 35 km) y compris moi vers 32ème.

20100406-PERMDS2010IMG 0788m1er Kiki : Ici super dur. Aujourd'hui 40km enligne droite dans le désert, avec une cagna à crever. Plus de 45° Un enfer ! On fini  ensemble ave Thierry, mais j'ai eu un gros coup de mou vers le 32ème, puis c'est revenu. Demain la grosse, 82 km.

De plus on manque d'eau le soir. On en est réduit à boire l'eau de notre vaisselle pour l'économiser ! (FM : encore un prétexte pour ne pas faire la vaisselle….) Sinon la journée çà va.

Très heureux de terminer main dans la main  avec Thierry

2eme Thierry : mieux vécu que l'étape d'hier. Etape très monotone sous chaleur accablante.

 Arrivée sympa main dans la main avec Christian20100406-PERMDS2010IMG 0586m

3eme Didier : bien vécu étape mais température trop élevée. Les pieds commencent à souffrir.

4eme Bob : étape coulante, mais très très difficile par la chaleur; beaucoup souffert entre 30 et 35 + pieds douloureux.

5 Poum : étape très désertique sous chaleur accablante. Au fond du trou CP3 je sais pourquoi je suis au MDS. Heureux du résultat.

6eme David : très longues étendues désertiques. J’ai souffert de la chaleur. Bon binôme avec Poum.

720100406-PERMDS2010IMG 0477meme Barbara : heureuse de terminer cette 3ème étape sous cette chaleur; heureuse de retrouver les copains à la tente 22 où règne une ambiance super sympa.

8eme David : écrasé par chaleur entre cp2 et Cp3.le binôme avec Barbara  fonctionne bien.

Merci - Kiki

 

A 8h, température : 26°C ; hygrométrie : 25%.
A 12h, température : 32,6°C ; hygrométrie : 18,3%.
Abandon au cours de la 2e étape : 15.

Une troisième étape mouvementée (communiqué organisation) Une étape qui demande de grosses qualités de moral.
986 concurrents ont pris ce matin le départ de la 3e étape du 25e Sultan Marathon des Sables entre Jebel El Oftal et Taourirt Mouchanne sur 40km. Relativement plate et longue, elle promettait d’être calme chez les leaders à la veille de la 4e étape de 82,2km. Mais c’est au contraire une pluie 20100406-PERMDS2010IMG 0447mde surprises qui s’est abattue sur le 25e Sultan Marathon des Sables. Au premier poste de contrôle, après 12,8 kilomètres de course, Touda Didi (dossard 3, Maroc) est contrainte à l’abandon en raison de douleurs à l’estomac.

Cela laisse donc le champ libre à l’Espagnol Monica Aguilera Viladomiu (dossard 1 020), vainqueur de sa troisième étape de suite. C’est maintenant la Hollandaise Jolanda Linschooten qui s’empare de la seconde place au général. Chez les hommes, si Mohamad Ahansal (dossard 1, Maroc) maintien son emprise sur la course, la surprise est venue de son principal challenger, l’Américain Michael Wardian (dossard 698). Victime d’un terrible coup de chaleur sur la dernière partie de l’étape, il a du abandonner plus de 46 minutes sur Ahansal.

L’Américain voit ainsi s’envoler toutes chances de victoires et probablement de podium. C’est au tour du Jordanien El Aqra (dossard 391) de prendre la place de dauphin.
 

Demain, les concurrents du 25e Sultan Marathon des Sables attaqueront la traditionnelle étape marathon qui peut durer jusqu’à deux jours pour certains. Elle reliera Taourtrit Mouchanne à Oued El Jdaid sur une distance de 82,2 km.

   
Classement Général  3eme étape
Thierry-.jpgkikiThierry et Christian toujours dans le top 100 au soir de cette 3eme étape, gagnant même tous les deux une place au classement général. Ils assurent !
 
Kbarbaraiki était déjà aux avant-postes lors de la présentation avant le départ comme on peut le constater sur TV5 (voir film sur CR 1ere étape)
 
Barbara de son côté ne joue pas les stars du petit écran  mais assure fort aussi, elle a gagné 29 places au classement général  !
 
Demain, le gros morceau de ce MDS, l'étape de tous les dangers pour notre petits groupe d'amis !
 

Rang

Nom

Prénom

Temps

Ecart 1er

Moy.

93

240

LAMBERT

Thierry

13H34'00

05H32'40

7.67

95

241

BAIGUE

Christian

13H35'18

05H33'59

7.65

480

150

BOBEAU

Jean Stephane

18H52'35

10H50'35

5.51

482

149

MESMIN

Didier

18H52'36

10H50'36

5.51

568

98

GUILLOT

David

19H59'47

11H57'46

5.2

569

99

POUMAILLOUX

Philippe

19H59'47

11H57'47

5.2

744

100

VACOSSIN

Barbara

22H25'32

14H23'31

4.64

 
Arrivée 3eme étape :  
Tout notre petit monde est arrivé au bout de cette 3eme étape.
Christian et Thierry finissent dans les 110 premiers et ont fait le choix de courir ensemble.
Barbara quant à elle trace toujours sa route avec assurance sous nos regards admiratifs.

Nom 

Prénom

Classement

Heure arrivée

Temps

Ecart 1er

241

BAIGUE

Christian

109

13:37:49

05:07:49

02:06:44

240

LAMBERT

Thierry

108

13:37:49

05:07:49

02:06:44

 98

GUILLOT

David

447

15:53:03

07:23:03

04:21:58

 99

POUMAILLOUX

Philippe

449

15:53:04

07:23:45

04:21:58

149

MESMIN

Didier

510

15:43:20

07:14:01

04:12:15

150

BOBEAU

Jean Stéphane

511

15:43:20

07:14:01

04:12:15

100

VACOSSIN

Barbara

769

17:09:07

08:39:48

05:38:01

 

Communiqué organisation

L’étape du jour est réputée roulante. Enfin, c’est ce qui ressort de l’analyse du road-book pour la plupart des coureurs du 25ème Sultan Marathon des Sables.
Certains, en se rendant sur la ligne de départ se lancent même à plaisanter : « Après les dénivelés d’hier, même avec 5 km de plus aujourd’hui, peut-être allons nous pouvoir dérouler un peu… »
Une ambiance bonne enfant qui s’affirme encore alors que les concurrents s’alignent pour former, selon la tradition, le numéro de l’épreuve pour un cliché commémoratif pris d’hélicoptère.

20100406-PERMDS2010IMG 0674mDans la poussière, une longue procession émaillée de drapeaux.

Ainsi cette année, le patchwork multicolore formé par les 986 compétiteurs encore en course qui lèvent les bras vers le ciel donne à la course une atmosphère de kermesse.
A huit heures trente, chacun s’élance à son rythme à travers les 9, 6 km de plaine qui les séparent du col permettant de franchir le Jebel Rich Chquiref.
La course prend vite des allures d’immense procession, formant une file interminable, comme une sorte de croisade à la destination improbable, impression renforcée par les nombreux drapeaux flottants au vent qui émaillent la procession.
Juste après le groupe des premiers, partis comme toujours à un train d’enfer, les foulées par milliers soulèvent une poussière blanche dans laquelle baignent intégralement les concurrents.
Certains, les optimistes du matin en particulier, à force de ne pas voir arriver la passe tout au bout de ce qui semble une immensité, se rendent compte, avec la chaleur qui monte, que cette étape ne sera sans doute pas si facile que cela.

La tenante du titre, Touda Didi (D3-MAR), abandonne.

Le CP 1 (km 12,8) est déjà rejoint dans la douleur par de nombreux coureurs.
Dont Touda Didi (D3-MAR), vainqueur l’an passé en catégorie féminine qui peine déjà à suivre la foulée de sa concurrente directe, en tête au classement général ; l’espagnole Monica Viladomiu Aguilera (D 1020-ESP) sur laquelle elle a déjà, à ce point, plus de 10 mn de retard. Déshydratée, les médecins la prennent en charge et malheureusement, l’icône marocaine du Sultan Marathon des Sables abandonne. Sans doute n’a-t-elle pas récupérée des efforts énormes qu’elle a dû fournir hier pour tenter de contenir, sans succès, la pression de sa rivale espagnole.
Devant, l’américain Michael Wardian (D 698-USA) tente de suivre dès le début de la journée le rythme imposé par les deux jordaniens Salameh Al Aqra (D 391 -JOR)  et  Mohammad Alswaiti (D 390- JOR) alors que Mohamad Ahansal (D 1 - MAR) semble attendre en embuscade dans un groupe de poursuivants constitués du reste des 10 meilleurs compétiteurs masculins.
Il n’y aura pas aujourd’hui de difficultés majeures en termes techniques, mais par contre, une accumulation de lignes droites interminables avec une chaleur infernale surtout passée douze heures et l’évaporation du voile nuageux qui tempérait les ardeurs du soleil, qui rappelle qui est le seul maître dans cette région.

Coup de chaleur pour Michael Wardian (D 698-USA)

C’est Mohamad Ahansal (D 1 - MAR) qui s’impose encore aujourd’hui, devant Salameh Al Aqra (D 391 -JOR)  et Jorge Aubeso Martinez (D 989-ESP) étonnant de performance en cette journée alors que l’américain Michael Wardian (D 698-USA) perd aujourd’hui 46’ 29’’ sur le leader,  victime de sa fougue à coller à la tête de course.
Les meilleurs arrivent au bivouac à la mi journée, avec des visages parfois très marqués par l’effort, alors derrière, loin derrière parfois, cette étape prend des allures de véritable calvaire.
Au kilomètre 22,6, sur le lac asséché Ma’der El Kerbir, la chaleur arrive à la fois du ciel, mais aussi d’en dessous, de la réverbération sur le sol d’une blancheur immaculée. Les coureurs cherchent l’air, avec l’impression plus que désagréable de courir dans un véritable four. Et ce n’est pas la forêt clairsemée de calotropis (petits arbres sub-sahariens) qui apporte la moindre once d’ombre.
L’ensemble du parcours du jour est ainsi un véritable bras de fer avec sa propre volonté pour chacun des marathoniens des sables, et seule la vue du Marabout Sidi Ali Bou Moussa, moins de deux kilomètres avant l’arrivée est un signe d’une prochaine libération.

En Sahara, Allah aime le soleil.

En cette fin de journée, marquée par de nombreux abandons, (une trentaine recensés provisoirement en début d’après midi) ceux qui sont rentrés au bivouac tentent au plus vite de récupérer.
Pas de questions sur les lèvres sur la difficulté à prévoir de la prochaine étape, tous savent que c’est la « longue » de 82,2 km.
Les coureurs ne peuvent qu’espérer qu’il ne fera pas aussi chaud durant els deux jours qu’ils ont pour parcourir la distance, mais ils ont compris qu’ici la seule maxime qui vaille pour ce genre de prières, c’est « Inc’h Allah » : « Si Dieu le veut ».
Et visiblement, Dieu, en Sahara, aime le Soleil…

 

 

ROADBOOK 3eme étape :

Km 0 : Prendre direction O/SO (cap 253°) jusqu’au Km 9,6 pour traverser la vallée.
Km 1,8 : Lit d’oued sablonneux. Bosses de sable et herbe à chameaux sur 700 m.
Km 4,4 : Relief à main gauche. Cailloux fins.
Km 9,6 : Montée de sable dans le jebel Rich Chouiref. Redescendre en suivant la gorge.
Km 10,6 : Fin de la gorge. Sablonneux et caillouteux.
Km 12,8 : CP1. Prendre direction S/O (cap 222°) sur terrain ± caillouteux. Viser zone arborée.
Km 16,2 : Lit d’oued arboré puis plateau caillouteux. Direction O/SO (cap général 244°).
Km 21,3 : Moins caillouteux
Km 22,7 : Début du lac Ma’der El Kebir
Km 24,1 : CP2 au milieu du lac. Prendre direction Sud (cap 188°) jusqu’au Km 30 pour contourner le champ de crevasses et la forêt de calotropis (petit arbre).
Km 29,2 : Traversée d’une grosse piste.
Km 30 : Bord extérieur de la forêt et des crevasses, changer de direction pour aller au S/SE (cap164°) et atteindre le CP3.
Km 32,5 : Approche des dunettes. Terre battue.
Km 33,5 : Dunettes éparses.
Km 35 : CP3.Puits. Prendre direction S/E (cap 140°) jusqu’à l’arrivée. Bosses de sable et herbe à chameaux.
Km 38,2 : Marabout Sidi Ali bou Moussa à main gauche.
Km 39,1 : Petit cordon de dunes.
Km 40 : Arrivée B4

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Carte de l'étape

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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 15:24

Des nouvelles envoyées par Kiki :

 

2eme étape : superbe étape -  paysages grandioses style trail montagne -  point de vue et dunes à couper le souffle.  hyper dur !20100405-PERMDS2010- MG 0031-1m

1er  kiki : Départ  difficile mais montée en puissance après 11 km. Très à l’aise en part montagne et descente. bon final.

2eme  Thierry : début étape coulante, mais trop chaud. Passage à vide dans gros ascension et marche en descente. Paysages fabuleux.

3eme  bob : début très coulant remonte le moral. A souffert sur fin de course montagne  et descente. Panoramas magnifiques. Arrivée champ dunes très dur.

4eme Didier : 1ère partie roulante avant relief en crête de montagnes magnifique et lunaire. 2ème partie = juge de paix MDS; jamais vu si dur !

20100405-PERMDS2010-IMG 0033-1m5eme  Philippe : belle étape. Départ prudent. Bien physiquement. Crête magnifique. Très content

6eme David : très bel étape plus de jus qu'hier; bien géré. Gross solitude traversée désert interminable avant CP3.

7eme Barbara : Mieux géré. Beaucoup de plaisir. J’ai vraiment découvert MDS.
  8eme David :  (Valenciennes) plateau avant cp3 interminable. Très dur et très chaud.

Bisous à Maryvonne et à tous les copains Kiki

  Voir aussi ci-dessous Etape n°1 pour des nouvelles et commentaires de tous nos amis envoyées par KIKI  

     

Classement Général 

 20100405-PERMDS2010- MG 0138m

Aujourd'hui Kiki n'a pas eu droit au pâté de Pâques sur cette 2eme étape très difficile de l'avis de tous, mais magnifique.

Il n'en était que plus léger pour arriver aujourd'hui 84eme devant son copain Thierry qui quant à lui arrivait 16 m inutes plus tard en 11eme position.

 

Tout le monde est arrivé à bon port.

Bravo à tous et à Barbara qui a couru avec son ampoule d'hier !     

La course dans la course a commencé ! 

Kiki est maintenant à 1 minute 18 secondes derrière son copain Thierry au classement général !! 

Vont-ils décider de courrir ensemble

ou la gagne l'emportera t'elle ?

Sauront-ils gérer ?   Vont-ils trop fort dans ces étapes de chauffe ? 

  A suivre ....

Rang

Nom

Prénom

Temps

Ecart

Moy.

94

240

LAMBERT

Thierry

08H26'10

03H25'56

7.59

96

241

BAIGUE

Christian

08H27'28

03H27'14

7.57

477

150

BOBEAU

Jean Stephane

11H38'34

06H38'20

5.5

478

149

MESMIN

Didier

11H38'34

06H38'20

5.5

615

98

GUILLOT

David

12H35'54

07H35'40

5.08

616

99

POUMAILLOUX

Philippe

12H35'54

07H35'40

5.08

773

100

VACOSSIN

Barbara

13H45'44

08H45'30

4.65

Arrivée 2eme étape :  

Nom 

Prénom

Classement

Heure arrivée

Temps

Ecart

241

BAIGUE

Christian

84

13:21:01

04:51:01

01:57:22

240

LAMBERT

Thierry

111

13:37:08

05:07:08

02:13:29

149

MESMIN

Didier

474

15:23:34

06:53:34

03:59:55

150

BOBEAU

Jean Stephane

475

15:23:34

06:53:34

03:59:55

 98

GUILLOT

David

645

16:06:02

07:31:29

04:42:23

 99

POUMAILLOUX

Philippe

646

16:06:02

07:31:29

04:42:24

100

VACOSSIN

Barbara

786

16:48:51

08:14:18

05:25:12

 

  Une deuxième étape d’anthologie - 04/04/2010 - communiqué n°2 - 2ème étape

Khermou – Jebel El Oftal – 35,5 km

Ce matin, sous la banderole, les visages étaient parfois graves. Concentrés. L’étape du jour, comprenant une bonne partie de montagne, avec un dernier tronçon avant le bivouac formé d’un cordon de grosses dunes, promet d’être rude. Et chaude également. Cette nuit, nombreux sont ceux qui ont dû ouvrir totalement leurs duvets pour ne pas les imprégner de transpiration. Cela permet un sommeil confortable mais annonce également, en général, une journée de canicule, même si le ciel est voilé au moment du départ, donné à 08h30.
Chacun pensant avoir trouvé son bon rythme de marathonien des sables, les 1008 concurrents encore en course forment vite dans la plaine une file immense et ininterrompue de coureurs multicolores,  certains arborant des drapeaux, comme une sorte de spectacle vivant surréaliste dans ce milieu désertique.

Dès le départ, deux ascensions de jebels de suite.

Les deux petites ascensions de cols dans le Jebel Amessoui, entre les kilomètres 4 et 5 calment vite les ardeurs des quelques-uns  qui s’étaient montrés optimistes dans leur rythme, même si les descentes dans les sentiers de chèvres permettent aux  audacieux de montrer une habileté de cabri à déjouer les pièges de ces itinéraires très pierreux.
Le CP 1, au kilomètre 11,4 permet de découvrir un paysage plutôt plat planté d’acacias, montrant ainsi une des nombreuses facettes des paysages de cette région saharienne.
Ce CP ouvre la porte sur un profil d’itinéraire très représentatif des paysages des  Jebels locaux, avec encore une ascension, celle du Hered Asfer, qui mène à un sentier de crête.
La majorité des coureurs, quel que soit leur niveau, ont compris, alors qu’au CP 2 (km 20,3) ils sont à plus de la moitié de l’étape, que le plus dur reste à venir, à la lecture de ce qui est annoncé dans le road-book.
La traversée de l’Oued Rheris,  sur un gué de pierres car il n’est pas sec à cette période de l’année, apporte un peu de fraîcheur, mais dès le kilomètre 22,6, la vue sur la vaste plaine qu’il faut traverser vers le sud ouest annonce la prochaine difficulté. En effet à l’horizon se dressent les crêtes acérées du jebel El Otfal à plus de sept kilomètres. Et là se devine déjà la montée terrible, plus de 25 % de pente en moyenne, dans les cailloux et le sable accumulé dans la passe, qui permet de franchir le col.

Le Jebel El Otfal, le cauchemar des coureurs.

Juste après le CP 3, qui se trouve au pied du flanc montagneux, l’enfer commence.
Les cuisses brûlent, les poumons cherchent un peu d’oxygène dans l’air surchauffé.
Mohamad Ahansal (D 1 - MAR) attaque ce gros morceau en tête, montant calmement mais avec détermination, s’arrêtant de temps à autre pour détendre ses cuisses, sans jamais se retourner. Quelques minutes derrière suit l’américain Mickael Wardian (D 698-USA)  qui ne montre pas non plus de trace de souffrance apparente. Plus loin, Salameh Al Aqra (D 391 -JOR) semble avoir fait le choix de ne pas se mettre en zone rouge dans cette partie très difficile.
Chez les filles, loin devant la troisième, la néerlandaise Jolanda Linshooten (D 90-NDL), Didi Touda (D3-MAR) passe en tête, le visage marqué, suivie de quelques mètres par l’espagnole Monica Viladomiu Aguilera (D 1020-ESP) qui semble bien plus fraîche.
Plus loin dans le peloton, cela jure parfois, grimace, trébuche, parfois tombe en perdant quelques mètres malgré l’aide d’une corde posée par l’organisation pour aider dans cette ultime partie qui est encore plus pentue. Les muscles sont tétanisés, le sommet atteint comme une véritable délivrance, mais l’oued asséché qui permet la descente est lui aussi une autre épreuve. Le vallon encaissé a accumulé la chaleur de la mi-journée et c’est un véritable four.

Même les dunes paraissent faciles en fin de cette dure étape de montagne.

Suit ensuite un petit plateau rocailleux en pente douce descendante et même le cordon de dunes n’est pas pris comme une épreuve puisque tous les coureurs ont pu constater de visu que le bivouac se trouve immédiatement derrière, à moins de deux  kilomètres. Après cette étape dantesque, que pèsent quelques mètres de dénivelé de plus à franchir ?
Ce soir, les coureurs, épuisés pour beaucoup, ne pensent qu’à récupérer le plus vite possible. Ils savent désormais que la chaleur sera un facteur de difficulté de plus cette année et aussi que cette 25ème édition du Sultan Marathon des Sables sera à la hauteur de la réputation de cette épreuve.

Classement provisoire de l’étape :

1) Mohamad Ahansal (D 1 - MAR): 02h 49’ 05’’
2) Michael Wardian (D 698-USA) : 02h 58’ 10 ‘’
3) Salameh Al Aqra (D 391 -JOR) : 03h 01’ 14’’

Classement général provisoire :

1) Mohamad Ahansal (D 1 - MAR) : 05h 00’ 14’’
2) Michael Wardian (D 698-USA) :  05h 17’ 49’’
3) Salameh Al Aqra (D 391 -JOR) : 05 h 21’ 32’’

Classement féminin provisoire de l’étape :

1) Monica Viladomiu Aguilera (D 1020-ESP) : 03h 57’ 33’’
2) Didi Touda (D3-MAR) : 04h 00’ 58 ‘’
3) Jolanda Linshooten (D 90-NDL) :  04h 12’ 14’’

Classement général provisoire féminin :

1) Monica Viladomiu Aguilera (D 1020-ESP) : 06h 58’ 45’’
2) Didi Touda (D3-MAR) : 07h 05’ 02’’
3) Jolanda Linshooten (D 90-NDL) : 07h 16’ 13’’

 

ROADBOOK 2eme étape :

Km 0 : Prendre direction S/SE (cap 166°) pour entrée de passe dans jebel Amessoui.
Km 2,1 : Traversée de piste. Terrain caillouteux.
Km 3,8 : Début de la passe. Prendre direction S/SO (cap 209°).
Km 4 : 1er passage dans jebel Amessoui. Même direction. Traverser la vallée.
Km 4,8 : Début 2e montée.
Km 5 : Sommet. Descendre par le petit sentier.
Km 5,5 : Fin de la descente. Terrain accidenté. Prendre direction Sud (cap 188°) pour éviter le terrain très caillouteux jusqu’au CP1.
Km 6,2 : Terrain plat. Direction S/O (cap 219°) jusqu’au CP1
Km 11,4 : CP1 au bord de l’oued Tijekht, au milieu des acacias. Prendre direction Ouest (cap 282°) jusqu’au pied du jebel.
Km 13 : Faux plat montant légèrement accidenté.
Km 13,7 : Début montée du jebel Hered Asfer. Suivre sentier balisé sur la crête puis à travers les reliefs vallonnés.
Km 17,8 : Descendre dans la vallée un peu avant les rochers en forme de ruine.
Km 18,1 : Vallée. Direction O/NO (cap 298°) jusqu’au CP2
Km 20,3 : CP2 au milieu de la vallée. Direction Ouest (Cap 271°) jusqu’au Km 22.
Km 22 : Traversée de l’oued Rheris en suivant O/SO (cap 243°).
Km 22,6 : Sortie d’oued. Suivre même direction (cap 243°), sur terrain plat jusqu’au CP 3.
Km 24,2 : Traversée de piste.
Km 28,3 : Monticule à main droite.
Km 28,8 : CP 3 avant le jebel El Otfal. Prendre direction SO (cap 217°) pour ascension difficile. 25% de pente moyenne jusqu’au sommet.
Km 30,8 : Sommet du jebel. Virer à gauche sur une centaine de mètres.
Km 30,9 : Virer à droite pour rejoindre lit d’oued.
Km 31 : Lit d’oued rocheux. Descente.
Km 32,3 : Fin de la descente dans le lit d’oued. Traverser la plaine très caillouteuse.
Km 33,4 : Entrée des dunes. Prendre cap 225°.
Km 34,7 : Sortie des dunes.
Km 35,5 : Arrivée B3.

 

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Carte de l'étape

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Présentation

  • : Christian Baigue : De L'Athlé au Trail
  •  Christian Baigue : De L'Athlé au Trail
  • : Ce blog est destiné à faire partager ma passion de l'Athlétisme, mais surtout, celle du Trail que j'ai découvert à 50 ans en 2002, lors de ma 1ère participation au Grand Raid de La Réunion "la Diagonale des Fous". Ce fut le 1er Trail de ma carrière d'Athlète bien modeste, débutée à 14 ans en Haute-Saône et qui se poursuit à Poitiers dans la Vienne. Dirigeant à l'EPA86, je m'occupe d'un groupe Hors Stade et Loisirs, dans le but de faire partager cette passion à des coureurs de tous niveaux
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Profil

  • Kiki 86
  • Finisher : Diagonale des Fous à La Réunion 2002, 2007,1010 et 2012  ou je me classe 1er V3
UTMB : 2008 et 2011 
Marathon des Sables 2010
Objectif :  Célestrail 2017 (Andorre) et Diagonale des fous 2017 avec les Amazones de l'EPA86
Date de naissance : 28/08/1952
  • Finisher : Diagonale des Fous à La Réunion 2002, 2007,1010 et 2012 ou je me classe 1er V3 UTMB : 2008 et 2011 Marathon des Sables 2010 Objectif : Célestrail 2017 (Andorre) et Diagonale des fous 2017 avec les Amazones de l'EPA86 Date de naissance : 28/08/1952

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WIDY GREGO "SPORTIF DE L'HUMANITAIRE"

Mes Entraineurs

Roger PASSARD : Professeur d'Education Physique et Responsable de l'ALERTE GRAYLOISE, qui de cancre en sport m' a propulsé en deux ans "Champion Départemental Minime de Cross" à PORT SUR SAÔNE

Jean-Pierre GORGEON : Co-équipier et Entraineur à l'ASPTT POITIERS m'a permis de réaliser :

  • 15'48"70 sur 5000m, le 14/06/1997 lors des Championnats Régionaux à NIORT (45ème Perf Nationale V1et 5ème M45)
  • 33'42"60 sur 10 000m le 31/05/1998 lors des Championnats de France Vétérans sur Piste à LYON PARILLY ( 21ème Perf Nationale V1 et 6ème M45)
  • 2h40'46" au Marathon le 12/10/1997 lors des Championnats de France de Marathon à REIMS (95èm Perf Nationale V1 et 31ème M45)

Jean-Claude FARINEAU : avec qui j'ai partagé depuis 1984, les charges, parfois lourdes de Dirigeant à l'ASPTT POITIERS, puis au PEC à partir de 1999. Grâce à ses entrainements judicieux, je n'ai jamais raté une qualification aux Championnats de France de 10 km

Jean-Paul GOMEZ :
Finaliste Olympique du 10 000m à MONTREAL en 1976 : Bien que ne m'ayant jamais entrainé m'a toujours apporté des conseils éclairés, notamment lorsqu'il entrainait  à mes côtés l'école d'Athlétisme de L'ASPTT