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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 20:33

DIMANCHE 9 AVRIL  SORTIE CLUB : " Trail de la Fée Mélusine " à 9h30 ; sur 8, 13 ou 20km

  • GROUPE "COURSES NATURE"  et TRAILS ENTRETIEN MIXTE Garçons et Filles  + Laure

1.L : 0H30 footing facile + PPG Gainage  à 18h30 au Stade Rébeilleau (Avec Pascal, Laurent) ou 1h00 vélo

Ou  Marche Nordique (échauffement 15mm, marche nordique 30mn, renforcement musculaire et cardio 30mn, étirements 15mn). Travail soutenu !

2 . Ma :  1h30 vallonné dont 10 côtes marchées, puis courir jusqu'à la bifurcation  (abruptes, sentier blanc pierreux du Gué , situé route de la Belle Aurore) + descentes course relâché,  à 11 h avec kiki, ou  18h30 avec  Axelle à Givray
Ou Marche Nordique (échauffement 5mn, marche nordique 20mn, travail de répétition en montée 40mn, marche nordique 20mn, étirements 5mn). Travail soutenu ! avec Gilles Chiron Départ à 18h30  du Stade Rébeilleau 

3 . Me : Footing 30’ +  séance seuil  2 séries de 3 x 500 (récup 1’40) avec kiki, Axelle, Phiphi à 18h30  au Stade Rébeilleau

4.V : 30'  Footing  avec kiki, Axelle 18h30 à GIVRAY

5.D :  SORTIE CLUB : " Trail de la Fée Mélusine " à 9h30 ; sur 8, 13 ou 20km  ; Départ :  9h30 à LUSIGNAN

  • GROUPE "TRAIL PASTOURELLE "

1.L : 0H30 footing facile + PPG Gainage  à 18h30 au Stade Rébeilleau (Avec Pascal, Laurent) ou 1h00 vélo

2 . Ma :  1h30 vallonné dont 10 côtes marchées, puis courir jusqu'à la bifurcation  (abruptes, sentier blanc pierreux du Gué , situé route de la Belle Aurore) + descentes course relâché,  à 11 h avec kiki, ou  18h30 avec  Axelle à Givray
3 . Me : Footing 30’ +  séance seuil  2 séries de 3 x 500 (récup 1’40) avec kiki, Axelle, Phiphi à 18h30  au Stade Rébeilleau

4.V : 30'  Footing  avec kiki, Axelle 18h30 à GIVRAY

5.D :  SORTIE CLUB : " Trail de la Fée Mélusine " à 9h30 ; sur 8, 13 ou 20km  ; Départ :  9h30 à LUSIGNAN

  • GROUPE RUNNING MIXTE Garçons et Filles

1.L : 1.L : 0H30 footing facile + PPG Gainage  à 18h30 au Stade Rébeilleau (Avec Pascal, Laurent)

2 . Me : Groupe running niveau 1 (débutants ) 400/300/200/100/100/200/300/400 entre 90/95% VMA r=1'30/1'15/1'/45"/45"/1'/1'15 (Avec Gilles) à 18h30 au Stade Rébeilleau

Groupe running niveau 2 : 600/500/400/300/300/400/500/600 entre 90/95% VMA r=1'45/1'30/1'15/1'/1'/1'15/1'30(Avec Guillaume ) à 18h30 au Stade Rébeilleau

Groupe running niveau 3 : 2 x (600/500/400/400/500/600) 95% VMA r=1'30/1'15/1'/1'/1'15 et R=3' (Avec Guillaume) à 18h30 au Stade Rébeilleau

3.V : Groupe running tous niveaux  VMA 3 x ( 100 + 200 + 300 + 400 ) r 100 m trotté, R entre les séries 1 min  30 ou sortie en ville (Avec Laurent )

4.D : Endurance + 10 + 20' allure semi-marathon (80/85% VMA) r=5'(Avec  Laurent )

RAPPEL : WEEK-END PROCHAIN :  

SORTIE CLUB : " Trail de la Fée Mélusine " à 9h30 ; sur 8, 13 ou 20km  ; Départ :  9h30 à LUSIGNAN

 

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 22:46

L’UTMB  :

UTMB 00001 (37)L’utmb, pour ceux qui ne font pas parti de notre étrange tribu c’est l’Utra Trail du Mont Blanc, 171km et 9700m de dénivelé positif et 9700 de négatif (on n'en parle jamais de ceux là).

Ce n’est pas la course la plus dure du monde mais c’est LA plus grande course de trail du monde.

 

Oui, je sais j’attaque fort mais je confirme :

 

- C’est la plus connue en France mais aussi à l’étranger.

- Le parcours est magnifique, il traverse 3 pays France, Italie, Suisse et fait donc le tour d’un des sommets mythiques de l’alpinisme mondial.

- Départ et arrivée à Chamonix (il faut dire « Cham » sinon ça fait plouc de province), capitale mondiale de la montagne et du 4x4 noir avec les vitres teintées.

- C’est la course que tout ultra trailer veut faire, tellement de candidats qu’il faut des points pour participer et en plus il y a un tirage au sort.

- La moitié des partants sont des étrangers.

- Le plateau des favoris c’est simple, les meilleurs trailers du monde sont là.

- L’organisation est ce qui se fait de mieux dans le monde du trail (pour moi).

- C’est le championnat du monde officieux de l’ultra.

Il existe depuis peu un championnat du monde officiel (sur 80km) que personne ne connait, même le vainqueur je ne le connais pas pourtant c’est un Français.

 

- C’est surtout la course qui me fait rêver depuis que je fais du trail.

 

Préambule :

 

C’est difficile d’écrire un compte rendu mais je me plie à l’exercice car j’adore lire ceux des autres. J’y trouve toujours quelque chose qui m’aide dans ma pratique du trail. Je vais donc essaer de mettre dans ce récit un maximum d’informations sur ce que je crois comprendre de ce sport. Si cela peut servir à quelqu’un, tant mieux. Je ne prétends pas « savoir » ou détenir les clefs de l’ultra, c’est juste ma vérité du moment. Dans l’ultra trail , comme dans la vie, il n’y a rien de pire que les gens qui savent.

 

Préparation :

 

Pour l’entrainement « physique », le plan de Christian bien sûr et la saison avec le PEC.

Mais comme disent les moches : il n’y a pas que le physique dans la vie, en ultra non plus !

La préparation de ma saison est accée exclusivement sur la gestion de course car, si j’ai réussi à passer la ligne d’arrivée de la diagonale des fous à la Réunion, ma gestion de course à été équivalente au QI cumulé de l’équipe de France de foot, à savoir proche du néant (ça c’est fait).

J’ai été nul en ce qui concerne la gestion de course dans son ensemble : l’alimentation en course, le rythme, la gestion des ravitaillements etc…

Surtout que je parle là, des fondamentaux de ce sport et en sport quand on ne respecte pas les fondamentaux on rentre à la maison plus tôt que les autres.

J’ai fini la course grâce à Christian à qui j’ai confié les clefs du camion en cours de route.

Mon but est donc de conduire le camion tout seul, maintenant que j’ai 40 piges, je suis grand et je devrais y arriver.

J’ai fait un stage de reconnaissance pour mieux appréhender le parcours et profiter des conseils d’un pro, Vincent Delebarre, ex vainqueur de l’épreuve.

J’ai aussi travaillé mon approche de la course, le stress qui va avec, l’état d’esprit en course.

Pour des raisons personnelles, j’ai eu moins de temps pour m’entrainer , mais j’ai fait deux « blocs montagne » la reco du parcours et 3 jours dans les Pyrénées avec le club.

Pour un ultra, je pense qu’il vaut mieux être prêt à 70% physiquement et avoir une bonne gestion et un bon mental, que d'être à 100% physiquement et faire les choses à l’envers.

Pour finir ma préparation, j’ai passé deux semaines en montagne en famille, à faire de la randonnée légère et à me reposer la tête et les jambes,

 

Objectifs :

 

Finir !

Mon objectif numéro un c’est de bien gérer ma course, de bien faire les choses et de finir.

Je suis parti sur la course avec aucun temps de passage sur moi, juste les barrières horaires.

Pas de plan de marche pour faire 40h00 ou 38h00 ou je ne sais quoi, je me suis détaché de tout ça et c’est très bien, écouter ce que dit mon corps et avancer tranquillement.

Le chrono ? Franchement ce n’est pas l’objectif numéro 1, je sais que si je fais les choses dans l’ordre le chrono viendra avec.

J’ai juste dans un coin de la tête le chrono d’Eric (39h59 le record du PEC), au cas où tout se passe bien.

 

Tactique de course :

 

Sur un 10 km, il parait que la tactique de course c’est : partir à fond et tenir.

Sur un ultra, je dirais que la tactique de course c’est : partir tout doucement et tenir.

 

L’utmb est une course où, comme dans tous les ultras ….on marche plus que l’on  ne court.

Donc on devrait appeler ça une randonnée ou, parfois, on court. (ça case le mythe hein ?),

Pauses comprises le vainqueur avance à 8km/h, pour un coureur de 10km ou de marathon c’est une moyenne ridicule.

Personnellement, je l’ai fait à moins de 5km/h, ça fait réfléchir sur le rythme à adopter non ?

Je pense qu’un bon randonneur rapide a plus de chances de terminer qu’un gars qui court le 10 km en 30mn, si il sait faire les deux, il joue la gagne.

 

Mon plan de marche sur l’utmb :

- marcher partout ou ça monte, sans se mettre dans le rouge.

- courir partout ou c’est plat, sans se mettre dans le rouge.

- trottiner tout ce qui descend, en cherchant la souplesse.

- ne pas m’arrêter plus que nécessaire aux ravitaillements.

- ne pas s’occuper des autres ou du chrono.

- écouter mes sensations.

- faire toujours l’effort de se couvrir ou de se découvrir en fonction de la météo.

- rester zen quoi qu’il arrive. (même si il neige ou si on nous rajoute des kms…..impossible !)

- profiter !!

- arriver en bon état à Courmayeur(km 77), pas blessé, pas épuisé, avec l’envie de continuer.

- courir entre Bertone et le pied du grand col Ferret (10km de « plat »entre le 80éme et le 90éme).

- courir la descente du grand col Ferret (très longue, roulante et située après le 100éme km).

 

ds_photo_generale_2.jpgLe jour J :

 

La météo sur le massif du mont blanc c’est : passage d’une grosse dépression, pluie, vent, neige au-dessus de 2000 m, froid. Faudrait pas que ce soit facile non plus….

L’organisation nous informe par texto que le départ est repoussé pour laisser passer la dépression, au lieu de 18h30 ce sera 23h30.

A l’approche du départ, Chamonix est noyé sous des trombes d’eau. Tout va bien…

Mon sac est prêt depuis des semaines (suis maniaque sur le matos) mais au vu des conditions, je rajoute une grosse polaire , je prends mes guêtres. Sylvie et les enfants me bricolent avec un sac poubelle une protection pour mon sac à dos qui a parfaitement marché.

 

Je passe chercher Gégé et on gagne la place du triangle de l’amitié, lieu de départ de l’utmb.

 

Grâce aux copains sur place, on est en bonne position sur la ligne. La pression monte mais je me sens bien , détendu. Je fonctionne avec des choses simples, déjà j’ai la chance d’être là et de le faire( certains ne peuvent pas faire de sport). J’ai été tiré au sort (pensée pour Xavier, Thierry, Stéphane), je ne suis pas blessé (grosse grosse pensée pour Maryse). Je vais pouvoir jouer ma carte.

Ensuite, je me dis que je pars pour une rando course tranquille jusqu’à Courmayeur, 70 km en montagne, je sais faire non ? Pourquoi flipper ?

Ma préparation mentale a l’air de marcher, j’ai beaucoup moins de stress qu'à la diago.

Faut dire que la diago m’a amené beaucoup de confiance, je sais que je peux passer deux nuits dehors en course, ça change tout dans la tête.

Avant de partir, l’organisation nous passe « la musique qui fout les jetons », conquest of paradise (tout un programme…) de Vangelis. Pour ne rien vous cacher, cette musique me collait des frissons, alors pour préparer la course, j’ai téléchargé le morceau et l’ai écouté tous les jours jusqu'à ce que ça ne me fasse plus rien.

C’est un détail ? Il n’y a pas de détail en ultra.

 

L’ ultra détail:

 

J’avoue, je suis un psychopathe sur le matos. Sans doute une façon de me rassurer et de me préparer.

Le moindre détail peut devenir rapidement votre plus important problème en ultra.

Donc, j’essaye d’avoir le meilleur matériel possible, adapté, testé, mais pas de superflu non plus. Rien qui gène, rien qui frotte, tout rangé à sa place à l’abri de la pluie.

 

Notre ami Gilles a cassé un lacet sur la course. C’est un détail le dimanche matin à l’entrainement, pas quand on fait l’utmb. J’ai longtemps eu un lacet de secours dans mon sac. J’ai maintenant du fil dentaire, c’est plus léger, ça peut remplacer un lacet cassé et ça enlève aussi le saucisson entre les dents.

 

Le matos, c’est bien de l’avoir mais il faut aussi s’en servir, exemple :

Il fait froid, avec la fatigue on hésite parfois à mettre les gants qui sont au fond du sac, car il faut s’arrêter, donc perdre des places, tout sortir dans le sac, tout ranger, etc…

Du coup, on a froid aux mains, puis rapidement partout. Donc l’organisme consomme de l’énergie pour maintenir la température du corps, parfois beaucoup d’énergie mais on ne le sent pas….

Et dans la bosse suivante, plus de jus, plus de jambes. Du coup, on peut abandonner « parce qu’on a pas de jambes »… Ou parce que l'on a pas mis ses gants deux heures avant ?

 

Pour finir mon laïus sur l’ultra détail, une anecdote sur ma course :

Je vous dis des trucs et je fais le contraire.Je suis parti sur l’utmb avec un surpantalon que je n’avais jamais utilisé. Un surpantalon tout ce qu’il y a de plus bête et inoffensif qui s’attache avec une fermeture ET un bouton. Après avoir assouvi un besoin naturel dans la descente sur les Chapieux, j’ai oublié de remettre le bouton. En descendant, la fermeture c’est ouverte, le surpantalon est tombé d’un coup en bas des chevilles(façon DSK) et j’ai chuté.

Sans gravité la chute, dans l’herbe. 2mn avant c’était dans le vide, 2mn après c’était sur les rochers.

 

La course :

 

Chamonix-Les Houches 8km 150m D+  :

 

Je suis surpris, ça part relativement doucement, par rapport à la diagonale des fous. Il faut dire aussi qu'avec ce système de points pour participer à l’utmb, il ne doit y avoir que des trailers expérimentés et donc prudents, non ?…

 

Je marche dés la première micro bosse, je suis bien le seul, j’avais prévu de marcher en côte !

Après 9km de plat, j’arrive avec Christian aux Houches, toujours sous une pluie battante.

 

Les Houches-Saint Gervais 13km 840m D+ :

 

Après les Houches, c’est la première vraie bosse de la course, le col de Forclaz. Dés le pied, je marche et je me laisse dépasser par le peloton. Je m’étais préparé à ça, il faut l’anticiper. On est tous des compétiteurs et voir tout le monde te doubler alors que tu peux suivre, ce n’est pas naturel. Secrètement, je m’adresse à tous ces concurrents., Je sais que la moitié d’entre eux abandonnera, l’autre moitié, je leur donne rendez vous demain, en Italie, quand ils ne pourront plus courir, enfin si tout se passe bien….

 

Le peloton est encore dense, il pleut toujours abondamment. J’ai sorti mes bâtons pour l’ascension, l’utmb est une course ou, selon moi, les bâtons  sont utiles car les montées sont longues et régulières. D’habitude, je n’utilise jamais les bâtons en descente mais là, je les garde en haut du col. La descente sur Saint Gervais est raide, très glissante avec la pluie et j’arrive à tenir debout assez miraculeusement grâce aux bâtons.

 

Je suis très content d’arriver à Saint Gervais en entier, sans blessure et sans être tombé, vu les conditions. Je croise Gilles au ravito, qui a chuté et qui ne me semble pas au mieux. 

Pour ma course, j’ai décidé d’adopter un rythme peu soutenu,  mais aussi de ne pas perdre de temps aux ravitaillements. L’idée c’est d’être toujours en mouvement, doucement mais tout le temps.

 

Les ravitaillements :

 

J’anticipe mes ravitaillements, la question à se poser est: qu’est ce que je dois y faire ? Avant d’arriver, je me fais une chek list dans la tête en fonction de mon état et de mes besoins. Je mange ça, je prends ça en réserve, je fais le plein des bidons, je rajoute du produit énergétique, je me change, je me soigne etc....

Cette méthode m’a permis de perdre un minimum de temps, de rester concentré sur ma course, d’être efficace et précis sans rien oublier. Je préfère manger en marchant après le ravito que de me refroidir devant une table à me faire bousculer, pire me réchauffer prés d’un feu de camp et ne plus vouloir repartir…Et puis, c’est fou le nombre de concurrent que l’on double aux ravitos de cette manière.

 

Samedi 2h23     21  kilomètres    Temps de course : 2h55         Classement : 654

 

Saint Gervais-Les Contamines 10km 550m D+:

 

Entre Saint Gervais et les Contamines, le profil est assez « casses pates ». Je me méfiais de cette portion ou on peut laisser des forces. Finalement, cela c’est bien passé et assez vite. On doit beaucoup relancer et courir (enfin trottiner). La bonne nouvelle, c’est l’arrêt de la pluie, la dépression est passée ouf !

 

Samedi 4h00    31 kilomètre     Temps de course : 4h33         Classement : 731

 

Les Contamines- La Balme 8km 570m D+ :

 

Après le ravito, où je fais juste le plein d’eau, il y a 4 km de plat ou l’on peut courir tout le temps et c’est le passage devant la chapelle de notre dame de la gorge. C’est le début de la haute montagne, le pied du col du Bonhomme. Devant nous 10 km et 1300  de D+ et des conditions météos… heu…..Hivernales !

 

Je monte tranquille, comme d’habitude j’ai mes problèmes d’intestins et je dois faire deux poses techniques dans la montée. Mais l’organisation a pensé à tout, on nous a distribué des petits sacs pour mettre le papier souillé, par contre on a droit à trois fois pas plus….

 

Le ravito de la Balme et, son feu de camp géant se voit de loin dans la nuit. j’y retrouve avec plaisir Michel  Eugène qui finira la course avec Christian. Il fait très froid, je me sèche et me change entièrement, surpantalon, grosse polaire, gants surgants.  Quand je pense aux polémiques sur le matériel obligatoire tout au long de l’année, vu la météo rencontrée sur la course personne n’en parle plus….

 

Samedi 5h49      39 kilomètres   Temps de course : 6h20         Classement : 764

 

La Balme- Les Chapieux 11km 800m D+ :

 

J’arrive au col du Bonhomme et je marque un temps d’arrêt comme tous les concurrents. Devant nous, des sommets colorés en rouge orangé par les premiers rayons du soleil, le reste du tableau est une composition entre noir et blanc, ombre et lumière, le tout sous un ciel entièrement bleu, c’est du grand spectacle.

La montée se poursuit sans difficultés jusqu’au refuge de la croix du bonhomme où je passe à 7h17.

 

La descente sur les Chapieux est rendue technique et glissante par la pluie et la neige. Je suis prudent, je cherche à retrouver la souplesse, après 3h00 de monté, il faut réhabituer les muscles à l’effort particulier de la descente. Je cherche à éviter les chocs, à être le plus fluide possible, à ne pas me « casser les cuisses » comme on dit, je suis toujours en mode économie.

Un hélico équipé d’une caméra nous filme, c’est l’utmb !

 

J’arrive aux Chapieux et je me demande si nos suiveurs seront là. Je les cite tous car ils ont été énormes tout autour du mont blanc : cap’tain Jacky, Véro, Dominique et Xavier.

Aux Chapieux, après une nuit dehors, la pluie, le froid, la neige, je me réchauffe le corps avec un petit café et je me réchauffe le cœur et la tête avec la présence des copains.

Au ravito, je croise Christian, qui part quand j’arrive (on réglera ça plus tard….) et je retrouve Michel Eugène juste derrière moi.

 

Samedi 8h20       50 kilomètres  Temps de course : 8h34         Classement : 716

 

Les Chapieux-lac Combal 15km 1000m D+ :

 

Direction la ville des glaciers qui porte mal son nom car, il n’y a pas de ville et il n’y a pas de glaciers non plus, c’est un concept…

A cet endroit, il y a 6 km de route, ce n’est pas forcément très beau, surtout que le temps est couvert, au moins la route ça repose les chevilles, il faut patienter et trouver un rythme.

Je quitte la route et commence l’ascension col de la Seigne qui est long et haut 2516 m.

A partir de 2200 m la pluie fine laisse place à quelques flocons, puis il neige vraiment. Le vent se mêle de la partie. Devant ma capuche, je vois passer les flocons de neige à l’horizontale, tempête de neige au col de la Seigne !

Là aussi l’organisation à tout prévu, des équipes sont montées de nuit pour surbaliser le parcours, une balise fluo tout les 20 mètres, impossible de se perdre, le top !

En haut du col, la célèbre tente « north face » jaune en forme d’igloo est couchée par le vent. Pour la remplacer, l’organisation  a acheminé par hélico un énorme cube en plexiglas équipé de panneaux solaires, les bénévoles y trouvent refuge, l’informatique aussi. Cela sert aussi de poste de secours pour les blessés car avec ce temps les hélicos sont cloués au sol.

Je passe le contrôle en haut du col grâce à deux bénévoles habillés façon expédition polaire. Je ne vois même pas leur yeux au fond de leur capuche.

La frontière passe par le col. Je suis donc en Italie au mois d’août, pour mois l’Italie à cette saison, c’est la Toscane, les champs d’olivier, un verre de Quianti, des terrasses ensoleillées…. Dommage !

 

Je descends sur le lac Combal, toujours la même chose chercher la souplesse, s’économiser. Depuis le milieu du col de la Seigne, j’ai de bonnes sensations, je suis dans un bon rush. Il faut le gérer, ne pas s’emballer et le faire durer le plus longtemps possible.

 

ds P8270022J’arrive au ravitaillement du lac Combal. Il neige encore un peu pourtant, nous sommes à 1900m d’altitude, il fait froid. C’est un ravitaillement Franco Italien. On y mange un délicieux jambon séché Italien et un fromage local qui te laisse aucune chance d’approcher ta fiancée pendant 2 semaines.

Je trouve Christian avec qui je discute un peu et qui…. ? Téléphone bien sur ! Je le laisse et continue d’avancer avec mon sandwich pain jambon confectionné au ravito.

 

Samedi 10h56       65 kilomètres  Temps de course : 11h28         Classement : 621

 

Lac Combal-Courmayeur 12km 480m D+ :

 

Je suis toujours bien et je passe l’arrête du mont Favre sans difficulté. Maintenant, ce sera descente jusqu'à Courmayeur, d’abord faut plat en balcon jusqu’au col Checrouit. Je trouve un rythme et pour la première fois je commence vraiment à être plus rapide que la course, je double des concurrents pourtant je n’ai pas accéléré.

On traverse des pâturages, je me retrouve au milieu d’un troupeau et me voilà à courir sur un sentier avec deux grosses vaches à coté de moi (je ne donnerais pas les noms…), c’est très impressionnants. J’ai peur qu’il y ai embrouille, je ne parle pas bien la vache Italienne, heureusement  je les distance rapidement.

ds_descente-courmayeur.jpgPlus je descends et plus il fait beau, enfin le soleil et la chaleur qui va avec. Après la nuit et la matinée que l’on vient de passer ça fait vraiment du bien. En fait en 12h00 de temps, nous sommes passés par les 4 saisons de l’année.

Je zappe le ravito du col Chécrouit, pourtant très sympa, mes bidons sont encore pleins et je sais que dans 40mn, je suis en bas dans la vallée, à Courmayeur.

La descente sur Courmayeur est sans doute la plus technique de l’utmb (enfin le parcours habituel…), là aussi je suis prudent. De toute façon, ça bouchonne, je reste derrière et je patiente. Les mecs de devant ne laissent pas passer, esprit trail où es tu ?

 

J’arrive dans Courmayeur, qui se trouve de l’autre coté du mont blanc puisque c’est là où arrive le tunnel qui part de Chamonix. Je dois y retrouver Sylvie et les enfants.

Sur mon plan de course, j’avais prévu de ne pas m’arrêter ici, mais avec le départ différé je peux retrouver la famille donc je vais passer un peu de temps avec eux.

Je cours encore en arrivant au ravito quand un bénévole me tend mon sac d’assistance, top organisation ! (si même les Italiens sont organisés….).

Je retrouve ma petite famille avec plaisir et les suiveurs sont là aussi.

Au programme, ravitaillement solide et lavage de pied, le trail c’est pas comme à la maison, on peut faire les deux en même temps sans se laver les mains, ça fait rêver les enfants !

Je reste 45mn à Courmayeur, c’est trop long ! Quand on est dans un bon rush il faut le garder.

 

Samedi 13h20       78 kilomètres  Temps de course : 13h50         Classement : 534

 

Courmayeur-refuge Bertone 5km 810m D+ :

 

Quand je repars je sens de suite que ça ne va pas le faire, plus de jambes, plus de tête, plus d’envie et plus « d’envie d’avoir envie » comme disait le plus grand poète Français du 20éme siècle (non je déconne !).

Faut dire le redémarrage est violent car il faut monter au refuge Bertone, 800m de dénivelé en 4,5km les spécialistes apprécieront, ça monte sévère !

Je me fais passer par pas mal de concurrents, j’avance à rien. Pourtant,  j’ai le sentiment d’être à fond, je fais des poses, fatigue, petit moral, idée noires, du rush positif, je suis passé au gros coup de moins bien, classique en ultra. Je le sais, c’est des cycles, il faut les gérer mais quand on est dedans…

Surtout que dans mon plan de course, je dois courir à deux endroits précis, entre Bertone et le grand col ferret et dans la descente du grand col ferret, à ce moment là, ce n’est pas gagné du tout.

J’arrive péniblement au refuge Bertone, je suis vidé je ne sais pas quoi faire. Manger ? Non dormir ? Pourquoi pas ! Je m’allonge à l’ombre trop froid, au soleil trop chaud, pffff.

Bon il faut réagir, je me mets des coups pieds au c...et je me parle, j’ai un plan non ? Alors on suit le plan et puis c’est tout. Alain, tu prends ton sac, tu cours et si tu dois exploser, tu exploses mais en courant pas en restant ici à rien faire.

Je vous livre un secret, en course, j’ai un gros dédoublement de personnalité. Il y a le coureur Alain et le coach Alain. Le coach parle (mal) au coureur et le coureur se fait beaucoup engueuler. Le coach essaye d’avoir du recul et d’analyser ce que fait le coureur pour le conseiller au mieux, le coureur lui est trop con pour réfléchir (c’est un coureur…). Parfois le coach est sympa est félicite le coureur, l’encourage, globalement le coach est content du coureur sur cet utmb, on a fait une bonne équipe (promis je consulte).

 

Samedi 15h44      82 kilomètres   Temps de course : 16h15         Classement : 556


Refuge Bertone – Arnuva 12km 220m D+ :

 

Je suis reparti, je cours, c’est dur, ça fait mal, je me force à avancer. Sur cette partie roulante j’imaginais que si je courais je doublerais pas mal de concurrents car on est quand même entre le 80éme et le 90éme km et à 2000m d’altitude, courir n’est pas facile. Mais je ne vois personne à doubler…

Puis, j’aperçois deux trailers, je reconnais les sac à dos, ils m’ont passé dans la montée, je double. Puis deux autres, puis un groupe de 4, ça revient, je suis dedans, c’est plus facile, je retrouve une certaine facilité à la course (relative !), je double pas mal de monde. Je retrouve un bon rush positif, la tête va bien les jambes aussi.

Sur ma gauche le mont blanc, les grandes Jorasses , les glaciers qui descendent dans la vallée, je cours sur un sentier en balcon au milieu des près et des fleurs, le val Ferret Italien est un endroit magique pour courir.

 

Il y a des moments comme ça en course, ou justement on est plus en course, ou l’esprit et le corps ne font qu’un, les jambes tournent toutes seules et on profite au maximum. Je pense que l’on peut connaitre ce sentiment qu'en ultra, au carrefour de la fatigue et de l’émotion. J’ai sorti mon Ipod, Mark Knopfler et sa Stratocaster  : « Brothers in arms » 8mn54 que l’on devrait enlever de mon temps de course, j’étais pas là…

 

Un SMS de l’organisation me ramène sur terre : « Bovine inaccessible cause intempéries. Parcours dévié par Martigny, parcours total 171km 9700m D+ ». Bien….5km de plus et du dénivelé supplémentaire. Comme dit mon boucher : « Y en a un peu plus, je vous le mets quand même ?? ». Quand on reçoit ce genre d’information en course il vaut mieux être dans un rush positif sinon on jette le sac à dos et on rentre en stop.

 

Je fais le job jusqu’au refuge Bonatti (grand alpiniste Italien), au refuge je vais prendre un café car celui du ravito est dégueu(enfin un truc pas bien dans l’organisation !). J’ai envie d’un vrai café. Attention, le café Italien il faut le couper avec de l’eau sinon tu fais trois fois le tour du mont blanc sans t’arrêter. Je dois être le seul coureur à être rentré dans le refuge depuis ce matin, du coup le café c’est gratuit ! forza Italia ! (oui je parle Italien aussi)

 

Direction Arnuva au pied du grand col Ferret qui sera la grande difficulté de la journée, le sommet de la course et la frontière avec la Suisse. Le point le plus haut pour nous mais aussi le point le plus bas entre deux immenses vallées alpines, donc le passage obligé du vent. Et du vent y en aura….

 

Ambiance étrange à Arnuva ou j’arrive à 18h00, beaucoup d’abandons ici. Des visages marqués, des regards perdus et le bus pas loin qui peut te ramener à Chamonix. Dans la tête d’un coureur fatigué la frontière entre l’abandon et la poursuite de la course est parfois mince, à Arnuva je sens qu’elle est infime pour certains.

 

Samedi 18h00      95 kilomètres   Temps de course : 18h30         Classement : 484

 

Arnuva-La fouly 14km 900m D+ :

 

Je ne m’attarde pas ici et reste dans mon rush positif, il commence à faire frais, j’attaque le grand col Ferret, je me changerai plus haut quand le soleil aura disparu.

Effectivement, il fait très froid à l’alpage au dessus d’Arnuva, je me couvre pour la haute montagne et le vent est glacial. Je monte au train, tranquille, je surveille mon altimètre qui me donne ma vitesse ascensionnelle, entre 500 et 600m par heure., c’est bien.

Pour info, un randonneur monte à 300m/h, Kilian Jornet (le vainqueur) entre 800 et 1200m/h.

 

Avant le sommet, il y a un faut plat et je me fais un petit plaisir, je relance ! Je cours sur le toit de l’utmb (enfin je trottine), je m’étais promis de marcher la première bosse et de courir au sommet du grand col ferret, c’est fait !

Mais le plus important, c’était de monter à l’économie car l’objectif est après le sommet, une descente de 10km ou il faut courir, si tu cours là tu gagnes beaucoup de temps et de places. Je passe le sommet à 19h30, visibilité quasi nulle, vent violent, brouillard. Mais il fait encore jour, la descente de jour est un avantage, il faut gagner du temps sur la nuit, arriver en bas avant l’obscurité (la vitesse moyenne chute la nuit).

Je descends bien, je cours doucement, beaucoup de coureurs marchent maintenant même en descente, les cuisses tétanisées ils ne peuvent plus plier les jambes. Sur cette longue descente une douleur au genou apparait, d’abord diffuse et plus présente au fil des appuis, c’est long très long et les articulations sont sollicitées et fragilisées par le froid.

J’arrive en bas à la nuit, je fais l’effort de sortir ma lampe avant la petite bosse qui précède la Fouly(car maintenant tout devient effort).

Et là boum je saute dans la bosse ! La fatigue, le manque de lucidité qui va avec. Mon plan de course s’arrêtait en bas de la descente alors j’ai dû me déconcentrer et je coince dans cette bosse de m…. qui est nouvelle sur l’utmb.

Plus de jus, mal au ventre, envie de dormir, du classique quoi ! Une autre course commence.

Ce qui est important c’est de rester positif et lucide, ce qui est important c’est pas ce qui vient d’arriver mais ce qu’on va faire pour s’en sortir, je m’étais préparé à ça.

D’abord ralentir l’allure, ensuite s’alimenter, j’appelle Sylvie pour le réconfort et je prends la décision de dormir à la Fouly au prochain ravito. Je vais dormir dans la voiture à Jacky, pas besoin de l’appeler il sera là, je le sais.

 

J’arrive à la Fouly et je tombe sur Jacky :

-          Jacky je veux dormir.

-          Ok tu passes au ravito je t’attends après, je prépare tout.

Je reste 2 mn chrono au ravito, où ça sent vraiment l’abandon (pour les autres…), je ne mange rien, je ne suis pas bien.

Jacky m’attend à la sortie, évidement la voiture est là sur le parcours, évidement tout est prêt, c’est rien… Mais c’est énorme.

A l’arrière de la voiture, je suis à l’abri du froid et du bruit mais je suis assis, le sang c’est accumulé en bas des jambes qui me piquent, je ne trouve pas trop le sommeil mais je me repose et j’ai chaud sous le duvet, 22h00 de course le corps s’arrête 20mn.

Comme dit la pub de l’espace Renault « et si le vrai luxe c’était l’espace ? »….

Jacky me réveille et me dis d’y aller mollo pour repartir le temps de se réchauffer, merci cap’tain Jacky!

 

Samedi 21h26     110 kilomètres    Temps de course : 21h57         Classement : 417

 

Pour vous donner une idée des écarts sur ce type de course :

J’étais encore dans la descente du grand col ferret quand le premier, Killian Jornet, est arrivé à 20h36, j’ai 60km de retard sur lui…. Et il m’a collé 15h00 au final. Il m’en avait collé 23 à la Réunion. Fais attention Killian je reviens, fais attention…

 

La Fouly-Champex lac 14km 600m D+ :

 

Je marche, je trottine, finalement j’avance pas plus vite que les autres mais pas moins vite non plus. Je tombe sur un petit groupe de coureurs, ça discute, c’est le bon moment pour faire la conversation et se changer les idées. Des gars sympas, deux ex finishers de la grande boucle et un bleu comme moi, je suis le seul à avoir dormi.

Je pars devant avec l’autre bleu et on tient un bon rythme, on tombe sur 3 concurrents qui titubent devant nous, on est samedi soir une soirée trop arrosée ? Non, on est en Suisse !

Ce sont des Japonais qui s’endorment en marchant. Faisant étalage de ma parfaite maitrise de la langue anglaise je tente un : « ok ? » à la hauteur du dernier, le gars se réveille en sursaut et manque de tomber !

Il y a 240 Japonais sur la course, ces gars là ne lâchent jamais rien et vont au bout d’eux même, on sent que c’est culturel chez eux, tu avances ou tu crèves. Banzaï !! (oui je parle Japonais aussi…)

Avec mon nouvel ami on attaque la montée sur Champex que je sais longue, 6km pour 460m de D+, je prends la tête d’un groupe et je monte vraiment doucement. Je demande si quelqu’un veut passer devant, c’est non… 23h00 à ma montre tout le monde est mort après 24h00 de course et 120km, il en reste 50 et on est dans la deuxième nuit.

 

La deuxième nuit en ultra c’est un peu « sauve qui peut », c’est dur et ça se passe aussi  et surtout dans « la tronche » comme dit Didier, c’est là que le mental fait la différence.

D’ailleurs on dit souvent que le mental est aussi important que le physique en ultra et on se prépare toute l’année à …Courir !

Mais pour le mental on fait quoi ?

Je n’entends jamais parler de ça, ni au club, ni sur les forums, ni en discutant avec d’autres coureurs d’ultra.

 

Le mental :

 

Je ne suis pas né guerrier comme John Rambo ou…Pascal Duchesne (j’adore la comparaison !), alors je me suis préparé mentalement.

Il existe des techniques très connues et basiques que l’on a abordé pendant la reco avec Vincent Delebarre et que l’on trouve sur internet.

Des choses simples (on est des sportifs quand même…), qu’il faut préparer à l’avance et sortir dans les moments difficiles.

Le truc de base c’est travailler sur l’émotion, trouver des images, des situations positives qui vous relancent. Ce qui est important ce n’est pas juste l’image, mais de retrouver au fond de vous l’émotion qui va avec et qui va prendre la place de votre mal être du moment.

C’est très perso et ça se travaille, le grand classique c’est de se voir franchir la ligne d’arrivée, combien de fois dans cette deuxième nuit je me suis vu franchir la ligne de l’utmb avec mes enfants dans chaque main ? Combien de fois je me suis revu franchir la ligne de la diagonale des fous ?

Mais ça peut être n’importe quoi, du moment que ça vous touche. Du sport, de la vie quotidienne, votre parcours perso, de la musique, des événements importants.

Ça va de votre premier flirt à la naissance de vos enfants , votre bepc avec mention, le but de Zidane en finale de la coupe du monde, la biographie de Loana (si si ça existe et c’est émouvant …de bêtise !), Jimmy Endrix à la guitare, les seins de Sophie Marceau….

Bref, un truc violent qui vous prend les tripes.

A utiliser quand même avec modération (surtout les seins de Sophie Marceau..), on ne peut pas être des heures dans l’émotion, et à mixer avec d’autres techniques.

 

 

J’arrive à Champex, mon nouvel ami m’annonce qu’il va dormir. Je mange une soupe et je ne sais pas trop quoi faire quand un mec s’installe en face de moi et me demande si ça va. C’est Guillaume Millet, l’organisateur du trail de  Tiranges, très bon coureur qui a déjà fini dans le top 5 de l’utmb. Rassurez vous il n’est pas en course ! Il est blessé et du coup il vient encourager les trailers au ravito de champex, ça c’est l’esprit trail.

On discute de trail, de Tiranges (la course la plus dure du monde !), il me conseille de faire soigner mon genou et de continuer à avancer puisque j’ai déjà dormi, vendu !

Je réveille le kiné qui dort sur sa table, ben oui pour eux aussi c’est long l’utmb, il me pose des « taps » au genou pour me soulager (ce sont des bandes élastiques très à la mode en ce moment dans le monde su sport), ça ne servira à rien mais ce petit rose fuchsia sur mon genou est bien assorti avec mon maillot du PEC. C’est déjà ça…

 

Dimanche  00h40      124 kilomètres   Temps de course : 25h11         Classement : 344

 

La première féminine, Elisabeth Hawker, arrive après 25h00 d’effort. Elle est 13éme du classement général, énorme perf, elle a 4h30 de retard sur le vainqueur. Kilian est rentré chez lui (il habite aux Houches) et il dort déjà.

 

Champex-Martigny 14km 400m D+ :

 

Je repars dans l’inconnu, le parcours a changé à causes des intempéries. On nous annonce une descente jusqu'à Martigny (vous prendrez bien un petit Martigny avant de partir ?). Au début c’est un chemin facile puis un single qui devient très pentu et technique, c’est long très long mon genou me fait souffrir à chaque appui. Je ne quitte plus mes bâtons qui ne sont pas homologués pour les descentes, trop fragiles….

Je descends avec une concurrente, une Suissesse, je ne comprends pas tout ce qu’elle me dit (surtout quand elle parle anglais) je crois qu’elle délire un peu et je ne suis plus très lucide, c’est la deuxième nuit…

On arrive à un village que l’on croit être Martigny, on cherche le ravito, on se perd un peu, on tombe sur d’autres coureurs on est tous paumés en pleine nuit dans ce village. En fait ce n’est pas Martigny, il faut remonter une grosse bosse et redescendre pour arriver à Martigny.

Y a plus qu’à….On remonte sur la route au milieu des vignes, un mec redescend en hurlant  que c’est pas là, il fait des grands gestes, il vient de péter les plombs, pourtant c’est bien balisé. Personne à la force ou le courage de lui dire quoi que ce soit, on continue, c’est la deuxième nuit…

Je suis épuisé et je commence à lutter contre le sommeil, mais on ne lutte pas contre le sommeil. Je décide de  dormir à Martigny 20mn et repartir.

Enfin le ravitaillement ! Le problème c’est que, nouveau parcours oblige, c’est l’improvisation totale à ce ravito. Une tente posée au milieu d’un prés mouillé, le vent passe dessous sans problème, une table, un banc, de l’eau, du coca et la gentillesse de deux bénévoles.

Je m’assois sur le banc, pas possible de dormir ici et le bénévole annonce que pour aller à Trient, prochain ravito, il faut monter au col de Voza 900m de D+ et ensuite redescendre sur Trient (en réalité il y a même 1050m de D+ !).

J’encaisse le coup comme un boxeur sonné, 900m de D+ c’est 2h30, avec la descente 3h00, faut que je dorme et je ne peux pas dormir ici, mais rester éveillé 3h00 me parait impossible.

Bon, j’ai le choix entre continuer et continuer donc je continue, car ce qui est important en ultra c’est faire les bons choix….

 

Dimanche  04h09      137 kilomètres   Temps de course : 28h40         Classement : 272

 

Martigny-Trient 8km 1050m D+ :

 

Ca monte de suite en quittant Martigny mais je ne peux pas monter, je dors sur place.

Je cherche un endroit pour dormir, je trouve un box de voiture que je crois à l’abri du vent, je règle ma montre pour qu’elle sonne dans 20mn et je m’allonge, ça sent le gaz oil et la pisse de chien, moi qui croyait que la Suisse c’était propre…

Je dors mais j’entends un truc qui claque, je me réveille, c’est mes dents qui claquent, trop froid ici, il faut repartir pour se réchauffer. Je n’ai pas tenu 5mn allongé sur le sol.

Faire l’effort, tenir, j’ai tout essayé pour lutter contre le sommeil.

Le plus souvent je plantais mes deux bâtons devant moi dans la pente et je mettais ma tête dessus, quand je sentais que j’allais tombeer, je repartais.

J’ai traversé plusieurs villages dans cette montée, je me suis assoupi à la terrasse d’un bistro, puis sur un banc, j’ai trouvé un transat sur une terrasse en bois chez des gens (pas de voleur en Suisse), j’ai essayé au pied d’un arbre mais il faisait froid et humide partout.

J’ouvrais mon goretex pour que la fraicheur me réveille, je me parlais à voix haute, j’ai même tenté le truc ultime : ACDC à fond dans les oreilles ! Rien a marché….

Mais au final j’ai avancé et le col de Voza est arrivé avec le lever du jour. Ce qui est drôle c’est qu'avec le jour je n’ai plus eu envie de dormir, l’horloge interne ça s’appelle.

Mais je suis quand même très fatigué, je vais donc dormir à Trient. Je descends sur le ravito et mon genou me fait souffrir, impossible de descendre correctement.

 

Quand j’arrive à Trient un gars sors d’une voiture à peine réveillé, c’est Jacky ! Il me dit : « je pensais que tu allais arriver », esprit club !

Je me ravitaille, les suiveurs arrivent, ils ont dormi dans la voiture et même dehors pour Dominique ! Si j’ai la tête du gars qui n’a pas dormi, eux ont la tête de ceux qui se réveillent.

Pour le première fois depuis le départ, je demande mon classement, sur l’utmb on a pas son classement au pointage il faut le demander au contrôle informatique. Je pense être dans les 500 premiers, la charmante bénévole m’annonce que je suis 262éme, j’en reste sans voix.

Pour faire un tel classement, je dois profiter du grand nombre d’abandons, météo oblige, mais après tout je n’ai pas pris le bus et c’est ma place.

Tout de suite je me dis que je dois arriver dans les 250 premiers, je n’aurai pas tous les jours l’occasion de rentrer dans le top 250 de la plus grande course du monde, c’est maintenant ou jamais.

L’idée m’effleure de continuer sans dormir, mais si je m’écroule ? Non, dormir c’est mieux puis repartir et finir plus fort, il reste une grosse bosse et une petite, je vais dormir 20mn.

Un matelas par terre dans l’école qui sert d’infirmerie, le rêve de toute une nuit !

Je dors enfin et même bien, le bénévole me réveille, j’ai dû perdre une trentaine de place en 20mn. J’ai un gros moral, je suis reposé, avec un gros objectif en tête. Maintenant c’est la guerre ! Le couteau entre les dents, les grenades dans le sac et à l’assaut de Catogne !! (750m de D+ sur 4,5km)

 

Dimanche  06h45     145 kilomètres    Temps de course : 31h17         Classement : 266

 

Le 50éme concurrent arrive, 10h00 après le premier (les écarts sont énormes), c’est la première Française et 5éme féminine, Maud Gobert. Kilian dort.

 

Trient-Vallorcine 10km 760m D+ :

 

Je suis super bien, c’est même incroyable, je monte à 900m/h jusqu’en haut ! j’ai des jambes de feu et suis pas du tout dans le rouge, je double un gros paquet de monde et la tête est au mieux. Un bon moment d’euphorie que je n’ai pas forcément envie de freiner, ça fait 33h00 que je me retiens, faut lâcher les chevaux et pas toujours tout calculer.

Le problème c’est que je n’arrive plus à m’alimenter, j’avale péniblement un mélange d’eau et de coca qui me fait limite vomir à chaque fois, je tape sur les graisses (mais si j’en ai) faudra bien que le corps fasse avec, car la tête à envie d’avancer.

J’attaque la descente sur Vallorcine, au début ça va c’est roulant mais rapidement dans le technique mon genou me met au supplice, je sers les dents et je fais au mieux. Tout le monde est à la peine et j’arrive malgré tout à doubler même en descente.

Les dernières pentes sur Vallorcine sont très très raides et je souffre.

9h30 ce dimanche matin et 34h00 de course, j’arrive à Vallorcine. Vu que je ne m’alimente plus le ravito est inutile, je le traverse sans m’arrêter (ne jamais faire ça), direction le col des Montets où Sylvie m’attend. Elle a une mission très importante, me remettre le maillot noir du PEC que je lui ai donné hier à Courmayeur, il faut que je termine avec mon maillot c’est très important pour moi.

 

Dimanche  09h31    155 kilomètres     Temps de course : 34h03         Classement : 245

 

Le 100éme arrive à Chamonix après 33h00 de course, Killian a fini son petit déjeuner.

 

Vallorcine-chamonix 15km 405m D+ :

 

Le col des Montets depuis Vallorcine c’est 4km de faut plat sur un mélange de chemin et de route, ds_col-des-montets.jpgdifficile de courir alors je marche vite avec mes bâtons comme les marcheurs du PEC, c’est très efficace et je double encore quelques concurrents.

Je trouve les copains avant le col, que je finis avec eux, et j’arrive sur Sylvie et les enfants. Une vraie assistance de team pro en haut du col, on m’enlève mon maillot, on m’en met un autre, pendant que les autres refont mon sac. J’ai l’impression d’être une formule 1 au stand, on m’a changé les 4 pneus et je repars, par contre ils ont oublié de faire le plein !

Maintenant, j’imagine que jusqu’à Chamonix c’est en descente (c’est ce que disait le texto de l’organisation) et un bénévole m’indique 8km.

Je pars à fond ! Devant moi un Japonais se retourne et du coup se met à courir, ça sent le final et on se bat tous pour garder notre place.

Je chasse derrière lui jusqu’à Argentière mais il est trop rapide pour moi, mauvaise nouvelle à Argentière on m’annonce encore 8km, il y a un bug. Je ne m’arrête pas au ravito (ne jamais faire ça), je n’avale toujours rien.

Deuxième mauvaise nouvelle, ça remonte ! Et pas qu’un peu ! En fait il y a deux bosses pour rejoindre Chamonix et je ne l’avais pas prévu, le texto de l’organisation disait : « col des montets – Chamonix par le fond de vallée ». Si même le fond remonte…

Je vais mettre 1h30 pour faire Argentières- Chamonix, épuisé, sans doute en hypoglycémie ou en déshydratation, ou les deux, mal au genou, dure cette fin de course très très dure.

 

J’attends le goudron des rues de Chamonix, j’attends la foule pour me porter, j’attends de prendre mes enfants par la main et de franchir cette ligne.

J’arrive enfin sur la ville et je retrouve mon Japonais qui marche encore et relance en me voyant, re-baston dans les rues de Cham, mais il est toujours plus rapide que moi, tant pis !

 

Il est midi, il y a du monde en ville, c’est une chance car, sans le départ différé, je serais arrivé au petit matin. Je me retourne personne derrière, devant non plus, Chamonix est à moi tout seul ! Je vais pouvoir profiter et me faire une arrivée au milieu de la foule.

ds_arrivee.jpgLes applaudissements, les bravos, les mains dans lesquelles on tape, c’est trop bon j’avais rêvé de ça. Je chiale un bon coup, les larmes coulent je ne les retiens pas, il faut que ça sorte l’émotion.

Mes enfants sont là, au bout de la rue piétonne, j’en prends un dans chaque main et je fais les 500 derniers mètres avec eux sous les vivas de la foule, doucement pour profiter.

 

Cette image je l’ai dans la tête depuis 10 mois, c’est l’aboutissement d’une saison, du travail, de l’implication, des sacrifices pour ma famille.

Je suis à 500 mètres d’un rêve, celui d’arriver bien sur, d’être « finisher » mais surtout celui d’avoir fait une belle course. Je suis rarement satisfait de mes courses mais là je sais que j’ai fait un truc. J’ai beaucoup profité, pris énormément de plaisir sur la course, la satisfaction d’avoir fait le job, quelques erreurs bien sur mais dans l’ensemble pas grand chose à jeter et l’étrange sensation d’avoir fait mieux que ce que je pouvais espérer.

Je passe la ligne, je l’ai fait, j’ai fait le tour du mont Blanc ! Yes !!!

 

Dimanche 11h55   171 kilomètres   Temps de course : 36h26

Classement final: 226ème -99ème v1

 

Le 150éme est arrivé en 35h00 j’étais à Argentière.

Le 200éme est arrivé en 36h08 j’étais….. pas loin.

Le 226éme arrive en 36h26 c’est moi.

 

Mon Japonais est là derrière la ligne on se tape dans la main et on se donne l’accolade, « good race » ça c’est l’esprit trail.

 

Sylvie, les enfants, la veste de finisher entre les mains….C’est bon d’arriver mais je suis à la limite de me sentir mal, je n’aurais pas la force d’aller jusqu’à la voiture. J’ai tout donné.

 

Mon meilleur souvenir de cet utmb :

 

Voir arriver Pascal et Gérard ! Si je n’ai pas profité de mon arrivée par manque de lucidité, qu’est ce que c’était bon de les voir franchir la ligne !!!

 

Mon pire souvenir :

 

A Vallorcine après ma course (et une bonne sieste) où je viens voir passer les copains, le poste ferme devant moi, les fameuses barrières horaires si redoutées. Je vois le premier concurrent arrivé après la fermeture, on lui découpe le dossard, éliminé.

C’est fini pour lui après 155km et 40h00 d’effort, j’en ai chialé. 

Pierre s’est fait sortir ici plus tard, c’est partie remise Pierre, tu as prouvé que tu peux le faire.

 

Ils étaient là :

 

- Gilles, ça va le faire. Tu peux le faire personne ne doute de ça.

- Pierre, tu ne changes rien. Juste, tu arrêtes de boire des bières en course et ça passe.

- Christian, merci, bravo et merci. (rappel : Christian :3 diagonales des fous, 2 utmb, 1 marathon des sables, jamais abandonné une course, des questions ?)

- Gégé, bravo et respect ! Gégé, grosse connaissance de lui-même, grosse gestion de course, un accro du matos et du détail, je m’y retrouve.

- Pascal, bravo et merci pour ACDC et tout le reste. Pascal l’homme aux 3 maillots (Diag, utmb, mds), ils ne sont que 3 au club à l’avoir fait, respect !ds_UTMB001--79-.jpg

- Cap’tain Jacky, Véro, Dominique, Xavier : merci d’avoir été là, partout, tout le te mps.

- Didier(qui a les 3 maillots), Batiste et Nathalie : cette course n’existe que grâce à des gens comme vous merci à vous et tous les autres bénévoles.

- François le webmaster qui a créé un site pour l’événement et qui a fait un super boulot.

- Merci à tous ceux qui m’ont soutenu et témoigné leur soutien, amis, famille, pecistes, trailers, etc…

- Merci à Vincent Delebarre grâce à qui j’ai compris l’essentiel : doucement mais tout le temps.

 

Merci à ma femme, que j’aime, qui s’occupe de tout et moi du reste.

Le dernier concurrent classé (1133ème) arrive en 45h45, Dominique Diffine, c’est le plus méritant d’entre nous tous puisqu’il a passé le plus de temps en course.

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 20:55

ALBUM PHOTOS : LA COURSE :

cliquer sur l'image  ci dessous

ds CIMG1037

 


ALBUM PHOTO : PRE-COURSE : 

cliquer sur l'image ci dessous

ds CHAM0001 (121)

 


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Published by Kiki 86 - dans ° UTMB 2011
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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 19:59

DSCF1212A.jpgFinishers de la Diagonale des Fous 2010 à  La Réunion,   avec leurs complices, Jacky, Didier et Daniel !  ils avaient  réalisé l'exploit de franchir la ligne d'arrivée, que 50% des participants n'arrivent pas à  franchir à chaque édition !

Il fallait alors un sacré mental pour s'élancer à l'assaut de l'UTMB, qui bien que réputé plus coulant, offre un handicap de poids ; Le délai de 46heures  pour la même distance et le même dénivelé !!!

Ils n'ont pourtant jamais douté de leur réussite tout au long de la longue préparation, ds_18.jpg

Pourtant, le jour J,  les conditions apocalyptiques, le report d'horaire de départ, la pluie, le vent, la neige, les changements de portions de circuit, les modifications d'horaires de barrières horaires, ont usé les organismes et en ont rebuté plus d'un ! Témoin les 52,5% d'abandons !

Mais non, ils ont refusé de flancher ! avec un seul but, avancer coûte que coûte, braver les éléments, se suivant à quelques minutes à chaque poste de contrôle, flirtant avec les barrières horaires, ne pouvant se permettre le confort de quelques minutes de sommeil, mais toujours, sans jamais renoncer.Un seul mot d'ordre ; passer la ligne d'arrivée et décrocher la veste de finisher !

Et ils l'ont  décrochée cette veste , en 44h49', soit 18heures de moins qu'à La réunion !!!

Quelle leçon de courage et de mental ! De vrais guerriers !

ds_16.jpgds_DSCF1212.jpg

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 19:58

Alain 4Finisher de l'UTMB 2011,  en 36h26'28", classé 226ème sur les 1133 arrivants (2500 au départ) Alain vient de franchir un grand pas dans la cour des Grands de l'Ultra !DSC04694A

Au terme de sa 2ème saison au PEC, où il nous avait rejoint dans le but de préparer son 1er ultra "La Diagonale des Fous", il vient d'afficher la hauteur de son talent.

Finisher de cette Diagonale en 2010, il n'a cessé depuis, d'être en constante progression à l'entraînement et au fil des trails de préparation. Doué par nature, il doit sa  progression à un travail sérieux  et à une recherche permanente de conseils qu'il a su mettre en pratique.

Alain, a su se donner les moyens d'atteindre son objectif ! Un exemple  à suivre !

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 22:18

UN GRAND CADEAU D'ANNIVERSAIRE

26 au 28 Août  2011 : UTMB . 171 km

9700m DENIVELE POSITIF

10836517-A.jpg10834188---copie.jpg

 

 

 

MERCI A TOUS POUR VOTRE SOUTIEN ET VOS ENCOURAGEMENTS



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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 21:07

1er BILAN : (Un récit complet sera publié ultèrieurement)ds Christian 3

ds CIMG1039Plus de 2500 trailers se sont élancés vendredi soir au départ de Chamonix  ;  Seulement 1133 d'entre eux franchiront la ligne d'arrivée à Chamonix avant la dernière barrière horaire dimanche soir. Soit 52,5 %  d'abandons ou hors délai !

Record d'abandons, dû aux conditions météo extrêmes et rallonge du parcours en pleine course : 171km et 9700m de dénivelé positif, avec retour à la barrière horaire d'arrivée d'origine, soit 46heures !

Notre petit groupe PEC UTMB, s'en sort relativement bien avec 4 finishers sur 6, soit 67% d'arrivants , donc 20% de plus que la moyenne de la course.

Si bien sûr 4 d'entre nous avons pu ressentir l'émotion que seuls les finishers d'Ultra peuvent éprouver , témoin les larmes de nombreux d'entre eux qui franchissent la ligne, après avoir été chercher jusqu'au fond de leurs entrailles, un dernier brin d'énergie ; N'oublions pas nos deux amis à qui il a manqué une dernière étincelle de combativité, voir de lucidité pour aller au bout de cette épreuve, que l'on dit roulante et qui pourtant  cette fois est devenue dantesque ! Par le passé, ils ont montré leurs qualités d'Ultra-Trailers et ils ne tarderont pas repartir à l'assaut des hauts sommets, car selon la maxime de  Dawa Dachhiri Sherpa " Une course n'est pas un aboutissement, mais un éternel recommencement " 

 RESULTATS  :

ALAIN BOUTET FINISHER UTMB 2011 en  36 H 26 28 , 226 eme au scratch -  99 eme V1

CHRISTIAN BAIGUE FINISHER UTMB 2011 en  43 H 27 18 , 839 eme au scratch -  123 eme V2

PASCAL DUCHESNE FINISHER UTMB 2011 en  44 H  49 04 , 1 050 eme au scratch - 477 eme V1

GERARD FROUIN FINISHER UTMB 2011 en  44 H 49 09 , 1 051 eme au scratch - 161 eme  V2

GILLES CHIRON : ARRÊT A ARNOUVA APRES  22H38 DE COURSE

PIERRE HAY : ARRÊT A VALLORCINE APRES 42H32 DE COURSE

  ORGANISATION :

Cette nouvelle édition de l'UTMB restera ancrée dans les esprits et surtout les organismes, par les conditions météorologiques dantesques qui  ont  rendu cette épreuve  particulièrement difficiles, ce qui  a obligé les organisateurs à adapter les courses.

Il est bon de souligner la parfaite maitrise de l'organisation qui a su s'adapter rapidemment aux circonstances  défavorables.

Tout d'abord, recul de l'heure de départ de 5 heures pour laisser passer la partie la plus active de la perturbation ; Puis, suite aux dégats engendrés par celle ci , réorganiser le parcours en pleine course, trouver un nouvel itinèraire, le rebaliser et mette en place les  postes de controles et ravitaillements.

Organisation parfaite, ravitaillements copieux et bénévoles compétents, dynamiques et disponibles  !

METEO :

Malgré le report de course, suite à l'alerte orange aux orages, nous n'avons pas échappé pendant plusieurs heures à une pluie intense, qui devait ensuite, au petit matin, laisser la place aux rafales  de vent , puis bourrasques de neige dans l'ascension du col de la Seigne, nouvelles bourrasques de vent au grand col Ferret , avant de sombrer dans un épais brouillard ! Le dimanche, après la fraicheur du matin, forte chaleur :

LA COURSE :

ds_P8260013.jpgNous nous retrouvons tous ensemble sur la ligne de départ : Pascal, Alain, Gérard, Pierre, Gilles et moi en compagnie de Frédéric Beau , de la Vienne et Sébastien , notre ami, directeur de notre centre de vacances. Nous sommes noyés dans une marée humaine de 2500 trailers et  Il tombe  des cordes !

Après les consignes de course, données par Catherine POLETTI, la musique tant attendue de Vangelis enflamme nos corps et nos esprits jusqu'au plus profond de nous même. Emotion intense !

23h28 ! C'est parti au milieu d'une foule massive, digne de l'ambiance du tour de France. Rapidemment nous traversons la ville pour rejoindre le chemin forestier qui nous conduit aux Houches, sous la pluie battante. Nous attaquons ensuite la montagne pour rejoindre ST Gervais. Toujours la pluie et la foule, mais moins que d'ordinaire, car il est très tard et la météo rebute certains spectateurs.

Après plus de 4 heures de course, la descente sur les Contamines est épique. Les trailers non équipés de bâtons de course font du toboggan sur les fesses ! ds_P8270015.jpg

La Balme, montée du Col du Bonhomme, la pluie cesse, le jour se lève sur les sommets soupoudrés de neige fraîche. 7h30 de course. Pour moi, tout va bien, je suis dans les temps estimés. Le vent est très fort et glacé ! 

Aux Chapieux, 8h30 de course, je retrouve, Jacky, Véro, Dominique et Xavier, arrivés de Poitiers dans la nuit ! Ils vont suivre la course pendant près de 40 heures ! Chapeau !

Alain arrive à ce poste alors que je le quitte.

Montée du Col de La Seigne, fortes bourrasques de neige, dur dur ! Il faut lutter pour avancer ! Arrivée au Lac Combal après 11h23 de course , vers 10h50 du matin. Alain me rejoint et repars avant moi. Je suis toujours sur mon plan de course.

ds_P8270022.jpgVers 13h40, après 14h10 de course, j'arrive à Courmayeur, j'y retrouve notre quatuor d'accompagnateurs ainsi que Maryvonne. Tout ce petit monde est aux petits soins pour moi. Ils me trouvent un peu pâle ! Normal avec ces conditions de course assez difficiles ! Après un petit repas, je repars sous le soleil à l'assaut du refuge Bertone. je suis toujours à la minute près sur mon tableau de course, mais à l'annonce du changement de parcours à partir de Champex, suite aux dégats provoqués par les orages, je décide de lever le pied et gèrer la suite plus cool, afin de rallier sans risque la ligne d'arrivée, car je ne sais pas ce qui nous attend !

Entre Bertone et Bonatti, je retrouve Michel Eugène , un trailer de l'Ultramical 86, association, dont je suis membre également. Nous terminerons les 25heures de course suivantes ensemble.

Après 20h de course, la montée du grand col Ferret sera  fastidieuse, car les bourrasqes de vent seront de retour.

Comme à Dos D'Anes, à la réunion, l'an passé, je me retrouve à la tête d'un petit groupe. Chacun emboite le pas et nous progressons. Au sommet, nous sommes dans la purée de pois. Pour le début de la descente,nous avons du mal à trouver les balises, noyées dans la nuit et le brouillard. Cette descente sur La Fouly sera interminable.

Nous y arriverons vers 23h24 et 23h55 de course, complètement extènués. Nous retrouvons Dominique qui nous réconforte. je ne peux aller plus loin, j'ai besoin de repos. 45minutes de sieste sur un banc alors que Michel sommeille accoudé sur une table, nous permettrons de rècupèrer un peu.

Direction Champex où nous arrivons après une longue ascension vers 4h du matin et 28h34 de course. petit repas, suivi d' 1/4 d'heure de repos toujours sur un banc. ds_P8280029.jpg

Nous étudions le nouveau parcours, Direction Martigny : 4heures de descente, montée et redescente. A Martigny, la fraicheur du matin a laissé la place à une une très forte chaleur. Quel contraste avec le début de course !

Montée laborieuse sur le col de la Forclaz. Nous sommes écrasés par la chaleur, mais heureusement la forme est revenue depuis le début du jour ! 

Au col, nous plongeons sur Trient où nous retrouvons toute notre équipe d'accompagnateurs, maryvonne et mon beauf sont également présents. Midi, et 36h25 de course. Nous nous ravitaillons et soudain le speacker annonce un anniversaire ! C'est le mien ! ds_CIMG1060.jpgXavier a vendu la mèche, mais je ne m'en plains pas. Cet intermède est réconfortant !

Nous repartons , montée sur Catonne où j'avais fait une rando découverte auparavant, descente sur Vallorcine. Nous retouvons à nouveau nos supporters. 40heures de course  ; Ca sent l'écurie !

Nous prenons notre temps à Vallorcine, un peu trop peut être, je pense mes plantes de pied qui commencent à brûler et nous repartons. Gérard, mon beau part avec nous. ce sera sa récup après sa ballade sur la CCC : 98km où il se sera classé dans la centaine et 4ème V2 !

Il nous exorte à courir fort jusqu'à Argentière, car ensuite le sol rocailleux ne pourra plus le permettre. Nous redoublons une soixantaine de coureurs qui nous avaient passé à Vallorcine !  la fin du chemin,effectivement très rocailleux en est même dangereux. Il faut être prudent , ce serait trop bête de chuter si près du but.

Arrivée à Chamonix ! Didier copain de club, bénévole sur la course nous accompagne quelques hectomètres. Nous traversons la ville, c'est l'euphorie, du monde partout , des acclamations, des cris, encouragements, la foule hurle ! Quelle ambiance ! C'est vrai que nous sommes des héros !!! Enfin , des petits quand même ! restons modestes !

ds_10836517-A.jpgds_CIMG1094.jpgDernière ligne droite, le délire ! Maryvonne m'attrappe le bras, je donne la main à Michel et nous fendons la foule en liesse !

Joyeux anniversaire ! 59 ans  aujourd'hui ! La bise de l'organisatrice, Catherine Poletti ! Quelle émotion !

La veste finisher ! 171km pour la revètir !  43h27'18" de course ; elle est bien méritée !

Une petite bière avec les copains en attendant Pascal et Gérard qui sont à moins d'1h30'

A leur arrivée, l'émotion est encore plus palpable , ils fondent en larmes et je ne peux en retenir quelques unes !

La soirée se terminera au village vacances, avec tous les copains et supporters !

Au fait  ! Des absents, bien loin, à Iteuil , Florence et François !

François aura suivi et apporté le suivi intégral de nos courses sur son blog pendant plus de 40heures, permettant aux amis et familles de suivre en direct ! Chapeau l'artiste !!!

Merci à ces fidèles repporters

Merci à notre quatuor de suiveurs supporters

Merci à Maryvonne, mon épouse, à Gérard, aux épouses des copains !

Merci à tous ceux qui m'ont inondés de SMS et appels téléphoniques ! (amis, famille) je n'ai pas toujours pu répondre en direct, mais les sonneries étaint déjà un réconfort !

Merci à Sebastien et toute son équipe de Touristra vacances

Merci à Jacques "Athlérunning Poiters" pour son soutien logistique

Merci à Michel Eugène pour sa compagnie salvatrice pendant les longues heures de cette 2ème partie de course

Merci et félicitations à tous les copains , finishers ou non pour leur courage sur cette course exceptionnelle !

ds_CHAM0001--121-.jpg

ATHLERUNNING.jpg

 

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Published by Kiki 86 - dans ° UTMB 2011
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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 17:20

ds CIMG1037TOUTE L'EQUIPE DU PEC TRAIL, UTMB, CCC, et TDS TIENT A VOUS REMERCIER TOUS POUR VOS TRES NOMBREUX MESSAGES DE SOUTIEN, PAR TELEPHONE, MAILS, SMS. NOS STANDARS  EXPLOSENT ET C'EST POUR NOUS UN ENORME ENCOURAGEMENT AU VU DES CONDITIONS APPOCALYTPIQUES QUE L'ON NOUS ANNONCE !

UN GRAND MERCI A TOUS


MERCI EGALEMENT AU FAN CLUB QUI VA SUIVRE EN DIRECT SAMEDI DEPUIS CHEZ LES AMIS FRANCOIS ET FLORENCE !!!

 

N'OUBLIEZ PAS NOS AMIS JACKY, VERONIQUE, DOMINIQUE ET XAVIER QUI VONT SUIVRE TOUTE  LA COURSE SUR PLACE EN VOITURE

 

ET BIEN ENTENDU NOS EPOUSES QUI VONT TENTER DE SUIVRE ET PASSER QUELQUES MOMENTS D'ANGOISSE

 

UTMB - PERTUBATION ORAGEUSE IMPORTANTE + FROID PLUIE OU NEIGE – DEPART RETARDE A 23 H 30 – PARCOURS INCHANGE SAUF VALLORCINE-CHAMONIX PAR FOND VALLEE

 

LE COMBLE : LES BARRIERES HORAIRES SONT AMPUTEES DE 2 HEURES, DONT UNE HEURE INJUSTIFIEE JUSQU'A VALLORCINE, ALORS QUE LE PARCOURS N'AURA PAS CHANGE ET MALGRE DES CONDITIONS DIFFICILES

 

ET BIEN ENTENDU : POUR SUIVRE


 VOUS POURREZ SUIVRE LES INFOS EN DIRECT GRÂCE A   "FRANCOIS"  

NOTRE REPORTER SANS FRONTIERE  : ICI


Ne pas hésiter à lui envoyer des informations :  francois.meunier8@orange.fr

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Published by Kiki 86 - dans ° UTMB 2011
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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 16:16

Après l'arrêt sur barrières horaires de nos amis,  Pictaves-Trotters, pourtant en très grande forme, suite à de mauvaises balises, nous sommes vraiment désolés pour eux.

 Un grand Bravo à François, Dominique et Edouard

 

 

 

 

 

 

 

CIMG1051.JPGTDS - ABANDON DE YAMINA AU 21eme KM

 Suite à un manque de préparation due à 1 blessure récurante, à une grande fatigue, due au boulot, un grand manque de sommeil, arrivée tardive, sac préparé en catrastrophe la veille de course vers 23heures avec les copains, Pascal et KIki , la chaleur, le mal de tête (ce qui se comprend) Yamina a dû jeter l'éponge après 21 km de course.
Bravo Yamina pour ton courage et avoir malgrè tout pris le départ de la TDS !

Yamina à gauche sur la photo en compagnie de Maryvonne et Nathalie, bénévole sur l'UTMB


 Barbara abandonne à la Fouly suite à une vilaine chute il y a 2 heures

Elle aurait le poignet foulé ou peut être cassé. Elle avançait pourtant vaillemment, comme elle l'avait fait l'an dernier au marathon des sables.

Nous sommes vraiment désolés pour elle et nous lui souhaitons un prompt rétablissement.

 

 

  Pour la suite des nouvelles , suivez  le meilleur média en direct :

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Published by Kiki 86 - dans ° UTMB 2011
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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 06:24

7 HEURES, CE MATIN, UN APPEL TELEPHONIQUE NOUS INFORME DE LA NOUVELLE !

Depuis hier soir, la tension se faisait sentir chez les coureurs du l'Ultra, la météo semblait annoncer un scénario catastrophique pour la soirée ! Alerte orange aux orages.

Alors que les coueurs de la CCC s'activent ce matin, la météo etant clémente, le SMS tombe sur tous les portables des UTMBISTES;

Pour nous, le départ est reporté entre 23h30 et Minuit , après le gros de l'épisode orageux. Un nouveau point devrait nous avertir de l'heure de départ.

Pourvu que le scénario de l'année passée ne se renouvelle pas !

Journée de stress en perspective !!!

 

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Published by Kiki 86 - dans ° UTMB 2011
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Présentation

  • : Christian Baigue : De L'Athlé au Trail
  •  Christian Baigue : De L'Athlé au Trail
  • : Ce blog est destiné à faire partager ma passion de l'Athlétisme, mais surtout, celle du Trail que j'ai découvert à 50 ans en 2002, lors de ma 1ère participation au Grand Raid de La Réunion "la Diagonale des Fous". Ce fut le 1er Trail de ma carrière d'Athlète bien modeste, débutée à 14 ans en Haute-Saône et qui se poursuit à Poitiers dans la Vienne. Dirigeant à l'EPA86, je m'occupe d'un groupe Hors Stade et Loisirs, dans le but de faire partager cette passion à des coureurs de tous niveaux
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Profil

  • Kiki 86
  • Finisher : Diagonale des Fous à La Réunion 2002, 2007,1010 et 2012  ou je me classe 1er V3
UTMB : 2008 et 2011 
Marathon des Sables 2010
Objectif :  Célestrail 2017 (Andorre) et Diagonale des fous 2017 avec les Amazones de l'EPA86
Date de naissance : 28/08/1952
  • Finisher : Diagonale des Fous à La Réunion 2002, 2007,1010 et 2012 ou je me classe 1er V3 UTMB : 2008 et 2011 Marathon des Sables 2010 Objectif : Célestrail 2017 (Andorre) et Diagonale des fous 2017 avec les Amazones de l'EPA86 Date de naissance : 28/08/1952

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WIDY GREGO "SPORTIF DE L'HUMANITAIRE"

Mes Entraineurs

Roger PASSARD : Professeur d'Education Physique et Responsable de l'ALERTE GRAYLOISE, qui de cancre en sport m' a propulsé en deux ans "Champion Départemental Minime de Cross" à PORT SUR SAÔNE

Jean-Pierre GORGEON : Co-équipier et Entraineur à l'ASPTT POITIERS m'a permis de réaliser :

  • 15'48"70 sur 5000m, le 14/06/1997 lors des Championnats Régionaux à NIORT (45ème Perf Nationale V1et 5ème M45)
  • 33'42"60 sur 10 000m le 31/05/1998 lors des Championnats de France Vétérans sur Piste à LYON PARILLY ( 21ème Perf Nationale V1 et 6ème M45)
  • 2h40'46" au Marathon le 12/10/1997 lors des Championnats de France de Marathon à REIMS (95èm Perf Nationale V1 et 31ème M45)

Jean-Claude FARINEAU : avec qui j'ai partagé depuis 1984, les charges, parfois lourdes de Dirigeant à l'ASPTT POITIERS, puis au PEC à partir de 1999. Grâce à ses entrainements judicieux, je n'ai jamais raté une qualification aux Championnats de France de 10 km

Jean-Paul GOMEZ :
Finaliste Olympique du 10 000m à MONTREAL en 1976 : Bien que ne m'ayant jamais entrainé m'a toujours apporté des conseils éclairés, notamment lorsqu'il entrainait  à mes côtés l'école d'Athlétisme de L'ASPTT