Des nouvelles envoyées par Kiki :
Etape de 40 km de pur désert avec chaleur suffocante 45°, très longue et monotone où tous ont eu un petit mou vers cp3 (30 à 35 km) y compris moi vers 32ème.
1er Kiki : Ici super dur. Aujourd'hui 40km enligne droite dans le désert, avec une cagna à crever. Plus de 45° Un enfer ! On fini ensemble ave Thierry, mais j'ai eu un gros coup de mou vers le 32ème, puis c'est revenu. Demain la grosse, 82 km.
De plus on manque d'eau le soir. On en est réduit à boire l'eau de notre vaisselle pour l'économiser ! (FM : encore un prétexte pour ne pas faire la vaisselle….) Sinon la journée çà va.
Très heureux de terminer main dans la main avec Thierry
2eme Thierry : mieux vécu que l'étape d'hier. Etape très monotone sous chaleur accablante.
Arrivée sympa main dans la main avec Christian
3eme Didier : bien vécu étape mais température trop élevée. Les pieds commencent à souffrir.
4eme Bob : étape coulante, mais très très difficile par la chaleur; beaucoup souffert entre 30 et 35 + pieds douloureux.
5 Poum : étape très désertique sous chaleur accablante. Au fond du trou CP3 je sais pourquoi je suis au MDS. Heureux du résultat.
6eme David : très longues étendues désertiques. J’ai souffert de la chaleur. Bon binôme avec Poum.
7
eme Barbara : heureuse de terminer cette 3ème étape sous cette chaleur; heureuse de retrouver les copains à la tente 22 où règne une ambiance super sympa.
8eme David : écrasé par chaleur entre cp2 et Cp3.le binôme avec Barbara fonctionne bien.
Merci - Kiki
A 8h, température : 26°C ; hygrométrie : 25%.
A 12h, température : 32,6°C ; hygrométrie : 18,3%.
Abandon au cours de la 2e étape : 15.
Une troisième étape mouvementée (communiqué organisation) Une étape qui demande de grosses qualités de moral.
986 concurrents ont pris ce matin le départ de la 3e étape du 25e Sultan Marathon des Sables entre Jebel El Oftal et Taourirt Mouchanne sur 40km. Relativement plate et longue, elle promettait d’être calme chez les leaders à la veille de la 4e étape de 82,2km. Mais c’est au contraire une pluie
de surprises qui s’est abattue sur le 25e Sultan Marathon des Sables. Au premier poste de contrôle, après 12,8 kilomètres de course, Touda Didi (dossard 3, Maroc) est contrainte à l’abandon en raison de douleurs à l’estomac.
Cela laisse donc le champ libre à l’Espagnol Monica Aguilera Viladomiu (dossard 1 020), vainqueur de sa troisième étape de suite. C’est maintenant la Hollandaise Jolanda Linschooten qui s’empare de la seconde place au général. Chez les hommes, si Mohamad Ahansal (dossard 1, Maroc) maintien son emprise sur la course, la surprise est venue de son principal challenger, l’Américain Michael Wardian (dossard 698). Victime d’un terrible coup de chaleur sur la dernière partie de l’étape, il a du abandonner plus de 46 minutes sur Ahansal.
L’Américain voit ainsi s’envoler toutes chances de victoires et probablement de podium. C’est au tour du Jordanien El Aqra (dossard 391) de prendre la place de dauphin.
Demain, les concurrents du 25e Sultan Marathon des Sables attaqueront la traditionnelle étape marathon qui peut durer jusqu’à deux jours pour certains. Elle reliera Taourtrit Mouchanne à Oued El Jdaid sur une distance de 82,2 km.

| Temps | Ecart 1er | Moy. | ||||
| 93 | 240 | Thierry | 13H34'00 | 05H32'40 | 7.67 | |
| 95 | 241 | Christian | 13H35'18 | 05H33'59 | 7.65 | |
| 480 | 150 | Jean Stephane | 18H52'35 | 10H50'35 | 5.51 | |
| 482 | 149 | Didier | 18H52'36 | 10H50'36 | 5.51 | |
| 568 | 98 | David | 19H59'47 | 11H57'46 | 5.2 | |
| 569 | 99 | Philippe | 19H59'47 | 11H57'47 | 5.2 | |
| 744 | 100 | Barbara | 22H25'32 | 14H23'31 | 4.64 |
| Classement | Heure arrivée | Temps | Ecart 1er | |||
| 241 | Christian | 109 | 13:37:49 | 05:07:49 | 02:06:44 | |
| 240 | LAMBERT | Thierry | 108 | 13:37:49 | 05:07:49 | 02:06:44 |
| 98 | David | 447 | 15:53:03 | 07:23:03 | 04:21:58 | |
| 99 | Philippe | 449 | 15:53:04 | 07:23:45 | 04:21:58 | |
| 149 | Didier | 510 | 15:43:20 | 07:14:01 | 04:12:15 | |
| 150 | Jean Stéphane | 511 | 15:43:20 | 07:14:01 | 04:12:15 | |
| 100 | Barbara | 769 | 17:09:07 | 08:39:48 | 05:38:01 |
Communiqué organisation
L’étape du jour est réputée roulante. Enfin, c’est ce qui ressort de l’analyse du road-book pour la plupart des coureurs du 25ème Sultan Marathon des Sables.
Certains, en se rendant sur la ligne de départ se lancent même à plaisanter : « Après les dénivelés d’hier, même avec 5 km de plus aujourd’hui, peut-être allons nous pouvoir dérouler un peu… »
Une ambiance bonne enfant qui s’affirme encore alors que les concurrents s’alignent pour former, selon la tradition, le numéro de l’épreuve pour un cliché commémoratif pris d’hélicoptère.
Dans la poussière, une longue procession émaillée de drapeaux.
Ainsi cette année, le patchwork multicolore formé par les 986 compétiteurs encore en course qui lèvent les bras vers le ciel donne à la course une atmosphère de kermesse.
A huit heures trente, chacun s’élance à son rythme à travers les 9, 6 km de plaine qui les séparent du col permettant de franchir le Jebel Rich Chquiref.
La course prend vite des allures d’immense procession, formant une file interminable, comme une sorte de croisade à la destination improbable, impression renforcée par les nombreux drapeaux flottants au vent qui émaillent la procession.
Juste après le groupe des premiers, partis comme toujours à un train d’enfer, les foulées par milliers soulèvent une poussière blanche dans laquelle baignent intégralement les concurrents.
Certains, les optimistes du matin en particulier, à force de ne pas voir arriver la passe tout au bout de ce qui semble une immensité, se rendent compte, avec la chaleur qui monte, que cette étape ne sera sans doute pas si facile que cela.
La tenante du titre, Touda Didi (D3-MAR), abandonne.
Le CP 1 (km 12,8) est déjà rejoint dans la douleur par de nombreux coureurs.
Dont Touda Didi (D3-MAR), vainqueur l’an passé en catégorie féminine qui peine déjà à suivre la foulée de sa concurrente directe, en tête au classement général ; l’espagnole Monica Viladomiu Aguilera (D 1020-ESP) sur laquelle elle a déjà, à ce point, plus de 10 mn de retard. Déshydratée, les médecins la prennent en charge et malheureusement, l’icône marocaine du Sultan Marathon des Sables abandonne. Sans doute n’a-t-elle pas récupérée des efforts énormes qu’elle a dû fournir hier pour tenter de contenir, sans succès, la pression de sa rivale espagnole.
Devant, l’américain Michael Wardian (D 698-USA) tente de suivre dès le début de la journée le rythme imposé par les deux jordaniens Salameh Al Aqra (D 391 -JOR) et Mohammad Alswaiti (D 390- JOR) alors que Mohamad Ahansal (D 1 - MAR) semble attendre en embuscade dans un groupe de poursuivants constitués du reste des 10 meilleurs compétiteurs masculins.
Il n’y aura pas aujourd’hui de difficultés majeures en termes techniques, mais par contre, une accumulation de lignes droites interminables avec une chaleur infernale surtout passée douze heures et l’évaporation du voile nuageux qui tempérait les ardeurs du soleil, qui rappelle qui est le seul maître dans cette région.
Coup de chaleur pour Michael Wardian (D 698-USA)
C’est Mohamad Ahansal (D 1 - MAR) qui s’impose encore aujourd’hui, devant Salameh Al Aqra (D 391 -JOR) et Jorge Aubeso Martinez (D 989-ESP) étonnant de performance en cette journée alors que l’américain Michael Wardian (D 698-USA) perd aujourd’hui 46’ 29’’ sur le leader, victime de sa fougue à coller à la tête de course.
Les meilleurs arrivent au bivouac à la mi journée, avec des visages parfois très marqués par l’effort, alors derrière, loin derrière parfois, cette étape prend des allures de véritable calvaire.
Au kilomètre 22,6, sur le lac asséché Ma’der El Kerbir, la chaleur arrive à la fois du ciel, mais aussi d’en dessous, de la réverbération sur le sol d’une blancheur immaculée. Les coureurs cherchent l’air, avec l’impression plus que désagréable de courir dans un véritable four. Et ce n’est pas la forêt clairsemée de calotropis (petits arbres sub-sahariens) qui apporte la moindre once d’ombre.
L’ensemble du parcours du jour est ainsi un véritable bras de fer avec sa propre volonté pour chacun des marathoniens des sables, et seule la vue du Marabout Sidi Ali Bou Moussa, moins de deux kilomètres avant l’arrivée est un signe d’une prochaine libération.
En Sahara, Allah aime le soleil.
En cette fin de journée, marquée par de nombreux abandons, (une trentaine recensés provisoirement en début d’après midi) ceux qui sont rentrés au bivouac tentent au plus vite de récupérer.
Pas de questions sur les lèvres sur la difficulté à prévoir de la prochaine étape, tous savent que c’est la « longue » de 82,2 km.
Les coureurs ne peuvent qu’espérer qu’il ne fera pas aussi chaud durant els deux jours qu’ils ont pour parcourir la distance, mais ils ont compris qu’ici la seule maxime qui vaille pour ce genre de prières, c’est « Inc’h Allah » : « Si Dieu le veut ».
Et visiblement, Dieu, en Sahara, aime le Soleil…
ROADBOOK 3eme étape :
| Km 0 : Prendre direction O/SO (cap 253°) jusqu’au Km 9,6 pour traverser la vallée. | ![]()
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Carte de l'étape
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