Le programme du jour :
Après un petit déjeuner servi par AOI ; contrôles administratifs, techniques et médicaux ;
Remise des bagages avec effets personnels à AOI ;
Après les contrôles, Journée libre ...... (Kiki va peut-être en profiter pour commencer à chercher les oeufs de pâques )
Déjeuner et dîner servis par AOI ;
2ème nuit et bivouac sous les étoiles du désert
Demain le grand départ pour 29 "petits" km de mise en jambes.
Départ IRHS et arrivée à KHERMOU
Visionner la situation géographique du camp de base
L'équipe du 31/03/2010
Ils sont plus de 1000 à être venus de 43 pays (415 Français, 275 Britanniques dont le champion olympique d'aviron à Athènes et Sydney James Cracknell, 68 Américains, 66 Allemands, 26 Japonais, 10 Coréens, mais aussi des Néo-zélandais, Australiens, Colombiens etc). Plus de 1000 coureurs qui, dès dimanche participeront au 25e Marathon des Sables, épreuve devenue mythique dans le paysage de plus en plus étendu des courses dites extrêmes. Pendant une semaine, ils vont devoir avaler 250km en six étapes à travers dunes, montagnes, lacs asséchés, ergs, oasis etc, quelque part dans la région de Ouarzazate, dans le sud du Maroc (le parcours n'est délivré aux coureurs qu'une fois sur place).
De dimanche à samedi, ces participants qui auront eu la chance de pouvoir s'inscrire (beaucoup de demandes refusées malgré le budget important nécessaire - compter un minimum de 4000 euros dont près de 3000 pour l'inscription- 2000 Anglais étaient sur liste d'attente) seront en autosuffisance alimentaire. Seule l'eau leur sera fournie par les organisateurs. Quatre bouteilles à l'arrivée de chaque étape, deux au départ puis une ou deux à chaque contrôle de passage, tous les 15 kilomètres environ. Le reste de leur alimentation, essentiellement sous forme de nourriture lyophilisée, ils le porteront sur leur dos toute la course, tout comme leur duvet et leur matériel de sécurité obligatoire (balise de détresse, couverture de survie, aspi-venin, sifflet, etc).
| 03/04/2010 - communiqué n°1 de l'organisation | ||
| | ||
|
Jogging Internationnal 3/04/2010
Dimanche 3 avril
Bivouac de luxe pour les vétérans.
Pour celle des vétérans du Sultan Marathon des Sables, ce moment a été d’autant plus agréable qu’ils sont venus de Ouarzazate en emmenant de gros matelas et même une batterie de cuisine complète qui leur a permis de déguster un véritable couscous. Devant les regards envieux des autres coureurs, Karim Mosta, le franco-marocain aux 140 raids de course à pied derrière lui, est hilare : « Ben oui, on se débrouille, tout ce qui n’est pas interdit dans le règlement est permis. Après tout l’autonomie cela ne commence que demain matin. »
Toute la journée étant dédiée aux contrôles techniques et administratifs c’est aussi un moment de stress pour les néophytes dont le sac de course n’est pas tout à fait prêt. Ceux qui ont compris que c’est le reconditionnement total de la nourriture qui permet de gagner le plus de volume disponible dans la sac de course aident les autres, parfois avec le concours de vétérans de la course, jamais avares de conseils avisés.
L’entraide, c’est une loi non écrite sur le Marathon des Sables.
C’est cela aussi le Marathon des Sables ; une entraide sans faille entre les coureurs une disponibilité des plus expérimentés pour les autres, une ambiance rare que le désert rend encore plus prégnante.
Le grand moment pour chacun est la remise des dossards. Enfin ! Ils tiennent dans la main, précieusement, le passeport pour l’aventure qui les fait rêver depuis tant de mois, certains même depuis des années.
Comme des gamins un matin de Noël, les futurs marathoniens des sables retournent à leurs tentes spartiates ; une grossière toile tendue sur deux longues perches croisées et clouée au sol par des longs piquets d’acier avec au sol des tapis qui masquent mal les aspérités et les pierres du terrain.
L’un d’eux, Patrick Hiriart, vétéran avec 5 MDS au compteur, (Dossards 118) confie : « Avec l’année dernière, je crois que nous avons oublié un facteur important dont cette nuit très douce est peut-être un signe. Je crois que cette année va être très chaude… et lors de l’étape longue, qui fera plus de 82 km, avec quasiment 20 km de dunettes et de dunes avant l’arrivée, je pense que cela va faire du dégât. »
Concours de pronostics sur les difficultés de la course.
Un pronostic comme tant d’autres qui bruissent dans les tentes. Car une fois les opérations de contrôle terminées, bon, nombre de concurrents se penchent sérieusement sur les road books pour tenter d’analyser les étapes à venir.
Cela discute, demande des avis expérimentés, accumule les notes en marges des croquis d’itinéraire, tente d’anticiper les difficultés.
Mais comme le murmure d’une voix sourde un vétéran au cuir tanné, anonyme sous sa casquette posé sur ses yeux pour se protéger de la lumière crue de la mi journée : « Cela ne sert à rien de discuter, de toutes les façons il faudra bien en passer par l’itinéraire pour finir, comme d’habitude. »
Terminer.
Le seul objectif de la plupart. Même des plus aguerris qui connaissent exactement les affres d’une mis en difficulté physique ou de blessures.
Demain, enfin, le rêve sera réalité
Mais avant cela, il faut partir. C’est demain matin. Plus que quelques heures et touts, sans exceptions seront libérés de l’attente pour leurs premières foulées saharienne.
Une étape d’acclimatation de 29 kilomètres, qui comme un symbole ne déviera pas d’un pouce d’une direction plein Sud.
Cette nuit, pour la dernière fois, sous les constellations, les coureurs songeront à l’épopée qui les attend avec une certitude : demain cela ne sera plus un rêve mais la réalité.
Texte et photos Marc Louboutin
Rendez-vous au Bivouac.
Découvrez, en copiant- collant les coordonnées GPS qui suivent dans un site internet de localisation (Google Maps ou Google Earth par exemple), la vue satellite du premier bivouac.
Bivouac 1 : N31 15.005 W4 22.393